Rotting in vain + Vlad&Arwen
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 Rotting in vain + Vlad&Arwen

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Arwen V. Chevalier
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MessageSujet: Rotting in vain + Vlad&Arwen   Mar 7 Aoû - 12:16

Rotting in vain
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Angleterre - Londres - Septembre 1993.

Ca crache. Ca jure. Les insultes fusent dans une vielle ruelle de Londres. Les ivrognes s'entrechoquent et s'époumonent. Mais elle ne voit rien. Les allées embrumées imprègnent ses poumons et elle suffoque. Quelque chose cloche. Elle devrait déjà être de retour. Elle revoit sa crinière blonde filer au détour d'une ruelle, ses dernières paroles Française comme un écho lointain et nostalgique. « J'aurai même pas le temps de te manquer, j'suis la reine du timing ! ».

Son rire qui rebondit sur les murs.
Il tourne dans sa caboche. Insatiable. Tortueux.  
Elle voulait simplement voir l'Angleterre.


« - Je t'en foutrai du timing ! Qu'elle jure en bousculant un badaud curieux comme un suricate devant une bagarre de pochtrons.

Les mains dans les pognes, elle avance et gratte l'asphalte de ses talons plats. Le cœur en miette et l'angoisse qui gonfle son palpitant. Sa dextre serre le talisman qui chauffe, chauffe et brûle jusqu'à ce qu'elle atteigne son but.

Chaud. Froid. Glacial.
Polaire comme la mort.


Ses prunelles s'écarquillent et sa bouche pousse un meuglement muet, avorté par le terrible choc. Ses longs doigts prennent la flotte. Sa chevelure habituellement blonde s'éparpille autour de sa bouille blafarde comme une muée de cendre.

Elle approche. Tremble. Claudique. S'écrase.

- Fantine ?...

Un murmure. Une mort dans l'âme.
Elle rêvait simplement d'une journée sans galère.


- Non, non, non non non ! Fantine ? Fantine !

Elle agrippe, serre, enveloppe et jure. Sa petite princesse. La fille qu'elle n'a jamais eue. Sa potentielle. Elle sert, hurle, étouffe et geint. Ses pleures couverts par le tissus de sa robe autrefois immaculée, trempée de boue et de sang. Ses prunelles s'attardent automatiquement sur son coup. Deux petits trous percés d'où dégouline des globules croûtées. Les larmes reprennent de plus belle. Crier à l'aide ? C'est si vain, au fond de cette ruelle. Elle est encore à peine tiède, sa belle. Ses doigts tremblant parcours son visage et dégage les filets souillés de sa bouille bleuie par la mort. La rigidité cadavérique n'a même pas encore commencé. Et Arwen avise avec horreur ses les paupières de la gamine grandes ouvertes. Est-elle morte dans la terreur ? Cette si téméraire et courageuse Fantine ?

Clac.

Elle sursaute, se détourne et écarquille un peu ses immenses azures pour aviser une silhouette qui file à l'ombre. La lexie vibre dans sa carcasse embrouillées : Les meurtriers reviennent toujours sur la scène de leur crime. Alors elle galope, Arwen. L'observatrice se redresse, détale et se précipite au coin de la ruelle pour foncer tête la première sur le mécréant, le plaquant contre un mur. Elle jure, aboie et serre le col de sa chemise en lui faisant bouffer les briques rouges.

- C'EST TOI ?! »

Elle ne voit rien. Les larmes brouillent sa vue. La violence rougie sa vision. Et à cet instant, qu'importe celui qui paiera l'affront.


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Vladimir Skender
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MessageSujet: Re: Rotting in vain + Vlad&Arwen   Mar 7 Aoû - 16:55

Londres. La magnifique. La glorieuse. Elle avait souffert, pourtant, de ces guerres qu’il avait évitées en retrouvant sa Transylvanie natale, en se perdant dans les campagnes de l’est, dans les îles grecques. Une parenthèse sur le plus sombre de l’humanité… C’était du moins ce qu’il pensait à l’époque. Londres… Il la découvre à nouveau. Ça fait si peu longtemps qu’il est arrivé dans cette nouvelle ville. Elle est tellement différente de celle qu’il avait découvert la première fois avec les Harker.

Rapide, tous si pressés, déjà aujourd’hui. Cet empressement, lié à la mortalité de l’humanité. Ils avaient peur de ne pas accomplir tout ce qu’ils désiraient dans les quelques décennies dont ils profitaient. Néanmoins, le vampire pouvait comprendre. Il l’avait vécu, autrefois. Cet empressement, les secondes qui passent, trop vite. Les choix, à faire, sans avoir l’éternité pour réfléchir à leurs conséquences. Il en payait le prix, aujourd’hui. Fort. Encore et encore. Dans les rares songes qui le plongeaient dans le passé. Dans la lueur apeurée d’une victime.

Ce soir, il ne chasse pas, pourtant. Il déambule, observe les lampadaires. Il se reconnecte à la société, à la technologie, lui qui s’en était détaché juste avant la Première Guerre Mondiale. Il a un peu de mal, même si sa compagnie a fleuri depuis le début du siècle. Oh, il avait peut-être abandonné le monde pendant quatre-vingts ans, mais ses affaires fonctionnaient toujours. Ses employés, ceux qu’il avait laissés à la tête de son petit empire pétrolier, n’auraient pas fait un faux pas, sous peine de s’attirer les foudres de l’ancien voïvode. Ils le craignaient, le respectaient… et aujourd’hui qu’il revenait à Londres, se faisant passer pour l’un de ses descendants, il reprenait ses droits, tout en se réhabituant à l’humanité.

Il s’imprégnait des odeurs, des sons. Sueur, sang, foutre, cris, soupirs, gémissements, éclats de rire. Peur.

Peur.

Peur. Tristesse.

Chaque émotion avait une saveur particulière sur sa langue. Au détour de cette ruelle, il s’arrête, tend l’oreille pour essayer d’associer ce goût à une scène. Un prénom, qui claque dans la nuit. Fantine ! Il fronce légèrement les sourcils. Ce prénom, il lui en rappelle un autre, de ses années à Paris, il y a presque cent ans. Ce roman, tout juste sorti quelques années après son arrivée en France, après son retour de la Nouvelle-Orléans, aux côtés de Louis et Claudia. Il s’en souvenait, de ce livre, alors qu’il flânait sur l’un des canapés d’un sombre salon de la communauté vampire, pouvait lire pendant des heures durant.

Il finit par entendre des cris, des pleurs. La détresse semble venir se coller à sa peau comme l’air humide de la Louisiane autrefois. Il pivote, ses chaussures de qualité émettant un son sur les pavés. Le chagrin attire tout autant sa nature vampirique que ce morceau de cœur d’homme qu’il jurerait parfois entendre battre encore. Illusions, rien que des illusions.

À peine finit-il de se retourner qu’une silhouette lui fonce dessus. Elle fait une bonne tête de moins que lui, sûrement une bonne vingtaine de kilo de moins, mais sous la surprise qui étreint le vampire, elle le plaque contre le mur. On ne le surprenait guère plus, Vlad, pourtant. Il reste pourtant calme face à ce visage qui hurle et qui pleure. Voyons… Shhh… Que s’est-il passé ? Il ne sait pas si son ton apaisant fonctionnera ou s’il ne déclenchera qu’une nouvelle vague de rage mêlée de détresse chez cette femme. Il l’observe avec attention. Ses cheveux collés sur les joues à cause de ses pleurs. Ses yeux rougis par le chagrin. Et il sent la mort, plus loin, dans la ruelle. Une mort assez récente, mais pourtant déjà froide. Cette femme est visiblement chamboulée par cet événement. Compassion, comme un flash dans son regard, avant de disparaître à nouveau. Vlad comprend le deuil des Hommes, même s’il s’est arrangé au fil des siècles pour ne plus s’attacher suffisamment à quiconque… Juste pour éviter cette douleur dans son cœur mort. Peut-être devrions-nous appeler les autorités ?

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Arwen V. Chevalier
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MessageSujet: Re: Rotting in vain + Vlad&Arwen   Mar 7 Aoû - 23:00

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Angleterre - Londres - Septembre 1993.

L'angoisse monte. Terrible. Mesquine. Tous ses repaires sont bousillées. Arwen agrippe le col de chemise et serre les dents, prête à sortir le pieu. Les réflexes de l'armée combinée à ceux de son devoir d'observatrice ne sont pas morts. Elle n'a jamais cessé de cogner, la terrible entêtée. Ses filets bruns se mélangent à ses larmes de sel. Ses azures écarquillées se perdent dans les méandres du regard sauvage du brun. Il a un faciès émacié. Froid. Et pourtant, la douceur qui se dégage et de ses gestes et ses paroles sont un contraste qui perturbe l'endeuillée. Une fraction de secondes avant que la surprise laisse place à la colère. Il questionne. Il ose ! Les filets bruns sont secoués alors qu'elle le repousse avec force. Cette fois, c'est à peine s'il bouge un cil. Mais qu'importe. L'observatrice tremble et recule, ose à peine retourner là-bas. Pourtant, elle le doit.

Elle est toute seule... sa pauvre Fantine.

« - C'était qu'une gamine, soupire l'Irlandaise. J'aurai dû la surveiller, j'aurai dû...

Fatigue. Remord. Fustige.

Elle claudique, retrouve le chemin de la ruelle et fixe avec horreur le corps de la brune. Il n'a pas bougé d'un poil. Ses mains farfouillent ses poches. Ses neurones tournent en boucle et s'entrecroisent. Comme deux fossiles qui s'effritent pour allumer la braise. L'arme familière et primaire regagne ses doigts. Sa mâchoire se serre.

Par-dessus son épaule, ses azures jettent une œillade féroce à l'inconnu.

- Quoi, Scotland Yard ?

Un rire caustique lui échappe.

- Ils ne savent rien !

L'impulsion la gagne. Elle fait vole-face, propulse son talon dans le torse du type et se précipite pour lui coller la pointe de son pieu sous la gorge.

- Pas comme vous, j'me trompe ? Qu'est-ce qu'un gars bien habillé comme vous fait dans une ruelle aussi pourrie, hein ? »

Et dire qu'elle est quelqu'un de calme et sage. Posée, qu'on la dit. Ses dents grinces. Sa rage enflamme ses prunelles. Elle ne peut pas croire au hasard. Elle ne voit qu'un potentiel vampire plein aux as venu s'amuser un peu dans les bas quartier pour un bon gueuleton. Elle en a déjà croisé pas mal, dans le genre. Et elle s'y connaît en bourgeois,la fille de haute société. Ce type détonne trop ici, autant qu'elle même, d'ailleurs.


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Vladimir Skender
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MessageSujet: Re: Rotting in vain + Vlad&Arwen   Mer 8 Aoû - 11:19

Il se laisse faire. Il n’est pas idiot. Combien de siècles a-t-il derrière lui ? Même s’il est un peu rouillé des relations sociales après avoir passé quatre-vingts ans seul, ce n’était pas en se montrant impulsif qu’il avait survécu. On aimait qualifier sa race d’immortelle, mais ceux qui y croyaient vraiment n’étaient que des sots. Ils pouvaient simplement traverser les siècles sans vieillir, sans tomber malade… mais ils n’étaient à l’abri de la mort. Le soleil, un pieu dans le cœur, la décapitation… On pourrait penser que si peu de façons de tuer était futile… mais elles resteraient toujours là, éternelles tout aussi longtemps que la créature serait animée par ce sang qu’elle buvait. Alors l’ancien voïvode ne bouge pas. Il subit la colère et le chagrin sans broncher, faisait même preuve d’une certaine tendresse face à ce désespoir vibrant tout contre son corps froid.

La perte d’un être cher. Il pouvait revoir les membres désarticulés d’Ileana sur les rochers en contrebas de la citadelle. Le sang, noir dans la nuit, maculer la pierre et ses magnifiques cheveux blonds. Ce regard, tourné vers les étoiles, des larmes séchées au coin des cils et sur les joues… mais contrairement à la femme qui s’en prenait à lui à cet instant, il n’avait personne à blâmer, à malmener. Si ce n’était lui-même… Il se revoyait étreindre ce corps sans vie de la femme qu’il avait aimée. Pleurer, hurler… avant de laisser la rage exploser. Cette rage qu’il ressentait pour lui-même, lui qui l’avait abandonnée, croyant qu’il reviendrait assez vite… Oubliant ce que la vision de l’armée turque marchant dans la vallée pouvait bien susciter dans l’esprit et le cœur de ceux qui n’avaient pas été modelés comme il le fut. Oui, il laissa éclater sa rage et sa soif de vengeance sur ces soldats…

Exactement comme la demoiselle le faisait avec lui.

Pourtant, alors qu’elle le repousse et qu’il ne bouge toujours pas plus, les mots qu’elle prononce témoignent de la culpabilité qu’elle ressent. Il peine à deviner le lien qui unissait l’inconnue à, visiblement, l’enfant qui repose, inerte, plus loin dans la ruelle. Celle dont l’odeur de mort vient chatouiller ses narines.

Il s’éloigne doucement du mur, remet un peu d’ordre dans ses vêtements. Un coup d’œil assassin par-dessus une épaule. Il ne perd pas son flegme pourtant, se contentant de tirer un peu sur les manches de son manteau parfaitement coupé. Un rire face à sa proposition d’appeler les autorités. Avant qu’il ne puisse rétorquer quoi que ce soit, l’endeuillée lui fonce dessus, lui donnant un coup qui le fait reculer d’un pas. Un pieu se glisse sous sa gorge. Il y jette un vague regard. Si elle ne s’échine pas à lui couper consciencieusement la gorge avec cette arme, il ne risquait rien. La décapitation était bien difficile avec ce genre d’outil. Si elle décidait pourtant de porter la pointe à son cœur, ce serait plus délicat. Il lui faudrait néanmoins travers le manteau, sa veste de costume, son blaser et sa chemise, en plus de la peau, muscles et os de sa cage thoracique.

Il ne fait pourtant toujours pas de mouvements brusques. Scotland Yard pourrait au moins l’emmener. Je doute que vous ayez envie que votre… amie ? reste dans cette ruelle miteuse. L’automne arrive, mais certaines journées sont encore chaudes. Pragmatique jusqu’au bout des ongles. Quant aux raisons de ma présence dans ce quartier… Que voulez-vous, il faut bien se réhabituer à l’humanité quand on l’a mise de côté pendant presque quatre-vingts ans… Il soutient le regard de la belle brune sans sourciller. Il aurait pu jouer la carte de la surprise, la traiter de folle de le menacer avec un morceau de bois et ne pas comprendre où elle voulait en venir… mais ce n’était généralement pas la bonne solution. À voir si la demoiselle voulait bien écouter cette vérité qu’il proférait. La dernière fois que j’ai vu Londres et la société « éduquée », Jack l’éventreur sévissait dans ces mêmes rues. Vous comprendrez que j’ai besoin d’une… mise à niveau.

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MessageSujet: Re: Rotting in vain + Vlad&Arwen   Lun 13 Aoû - 17:13

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Angleterre - Londres - Septembre 1993.

Elle panique. Respiration spasmodique. Palpitant qui menace de lâcher. Envie de meurtre. De vengeance. Un désespoir aussi profond qu'un gouffre. Un trou noir béant qui veut l'avaler toute crue, Arwen. Elle écume de rage. Écume qui devient murmures de haine au bout de ses lèvres tremblantes. L'arme sous la gorge de la créature n'est qu'une avertissement. Un signe de reconnaissance mutuel. Avant que ses mots ne jaillissent, l'observatrice endeuillée sait. Elle a raison. Elle vise juste. L'homme n'en est pas un. C'est une bête masquée sous des mètres de chaire. Un beau masque falsifié. Un tueur. Elle gronde. Pique. Menace. Cherche. Peut-être que l'esprit embrouillé de cette pauvre femme décharnée n'est plus tout à fait ce qu'il était. Le souvenirs du corps décharnée de Fantine envahit ses rétines. Pourtant, lorsque le démon entrouvre ses babines épaisse, ce n'est pas pour clamer des paroles insensées, au contraire.

Il faut penser à sa protégée.

Elle est seule. Si seule. A-t-elle froid ? Peur ? Son esprit est-il coincé entre deux rives ? Tant de questions qui ne font que la torturer inlassablement.

L'autre assume finalement à voix haute son état. Il le clame haut et fort. D'un calme si olympien qu'elle en serait complètement perturbée, dans d'autres circonstances. Alors elle jette les armes. Littéralement. L'écho du bois creux qui se vautre contre l'asphalte résonne à ses esgourdes. Un geste désespéré. Inconscient. Il pourrait lui éclater les vertèbres. Lui briser la nuque. Planter ses crocs dans sa carotide.

Elle recule d'un pas, sans le quitter des yeux.

« - J'ai d'autres armes et toute une armée d'humains enragés qui connaissent ma position. Si vous êtes aussi vieux que vous le dites, vous devez connaître les révolutions... On a la tête dure, chez les mortel-le-s.

L’avertissement est lancé. Elle est froide. Morte de l'intérieur. Sèche. Comme les dernières traces larmoyantes sur ses deux joues creuses. Arwen ignore si elle doit le croire ou non. Quelque chose la pousse à lui accorder du crédit. La fermeté de son regard, peut-être.

Mais peut-on réellement se fier au reflet de l'âme d'un être qui n'en a plus ?

- Vous vous nommé ?

Peut-être qu'il mentira. Peut-être pas. Dans tous les cas, ce sera toujours un nouvel indice s'il est aussi sincère qu'il le prétend.

- Soit vous partez, soit vous m'aider, qu'elle lance d'une voix bourrue par-dessus son épaule, après avoir de nouveau tourné les talons pour rejoindre le corps de sa défunte protégée. Je n'ai pas besoin d'un poids supplémentaire... »

Lassitude. Regret. Harassement. Tant de sentiments qui l'empoisonnent.
Probablement pour toujours.


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MessageSujet: Re: Rotting in vain + Vlad&Arwen   Ven 17 Aoû - 14:55

Trouver un coupable, c’était évidemment la première chose qui venait à l’esprit… Il n’en voulait pas à la jeune femme devant lui. Comment le pourrait-il ? Il savait à quel point un deuil pouvait ravager une âme. Et, peut-être les décennies foulaient-elles ses réelles capacités, mais il estimait qu’il aurait le temps et la force de se défendre si elle se faisait vraiment menaçante. Il reste calme. Paniquer, réagir brusquement ne servirait à rien. Ça ne ferait qu’empirer les choses et ce n’était clairement pas ce que Vlad désirait. Il aspirait à l’apaiser un peu, à lui faire voir l’important, en cet instant : s’occuper de l’enfant, inerte, dans cette ruelle. Elle aurait tout le temps de trouver le réel coupable plus tard…

Car Vlad ne doutait point que l’individu ayant causé telle atrocité resterait à Londres. Posséder une telle nonchalance à tuer un être si jeune… Cette personne ne devait même pas éprouver d’émotions, aucune qui lui soufflerait de prendre la fuite pour échapper aux autorités, aucune qui rongerait son cœur face à son méfait. Peut-être en serait-il même fier… Tout cela donnait la nausée au vampire. Oh, il avait tué, bien plus sauvagement de son vivant que de sa non-mort… mais l’époque était différente alors… et il n’avait guère jamais tué pour le plaisir… chaque mort avait été utile, mûrement réfléchie… même s’il devait avouer y avoir tiré un certain plaisir malgré tout… Il y avait plusieurs siècles de cela.

Finalement, la jeune femme lâche son arme, qui résonne sur le bitume. Une menace, encore. Les révolutions… il les avait surtout découvertes dans les livres, à défaut de les avoir vécues… Si ce n’était celles qui avaient secoué son propre territoire, alors que les turcs et les hongrois ne cessaient de combattre pour les terres de Valachie. Il n’avait fait que dévoiler une partie de sa longévité. Quatre-vingt ans, ce n’était rien face à plus de cinq siècles, mais la demoiselle semblait avoir deviné qu’il n’avait pas vécu si peu. Une autre question, presque diplomatique cette fois. Un nom avait néanmoins une certaine puissance. Il permettait de découvrir le passé de la personne qui le portait. Depuis quelques décennies maintenant, je porte le nom de Vladimir Skender. Mon nom d’autrefois a été souillé par un notaire londonien avec bien peu de scrupule, je le crains.

Elle se détourne pourtant à peine a-t-il répondu pour retourner auprès de la demoiselle étendue sur la pierre aussi froide que son corps. Il la laisse partir devant, avant de pénétrer à son tour dans la ruelle, lentement. Comment puis-je vous aider ? Peut-être puis-je porter la jeune demoiselle dans un lieu que vous jugeriez plus adéquat… ? Après tout, elle avait déjà émis son avis sur les autorités. Il le partageait, d’une certaine façon. Elles n’étaient pas aptes à gérer ce genre de cas… sauf si l’individu qui avait commis ce crime n’était pas une créature surnaturelle… Eux qui avait le nez constamment dans leur monde, dans ce monde nourri par la magie, aussi blanche que noire… ils avaient tendance à oublier que parmi les mortels aussi, il y avait des monstres… et, en son temps, Vlad en avait été l’incarnation parfaite…

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