Sissy powa - pv Alexoubidouchou M. Gaudefroy
Hop hop, le rythme va à nouveau ralentir du côté des admin, petit rappel avec ce sujet :Ralentissement staffien

Partagez
 

 Sissy powa - pv Alexoubidouchou M. Gaudefroy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Cydre Alazar
- Cydre Alazar -
Date d'inscription : 20/05/2019
Messages : 26
Age du personnage : 24 ans
Métier : pianiste, performeur
Avatar : Adore Delano
Localisation : Dans ton... placard
Mood : 22/01/1995

Sissy powa - pv  Alexoubidouchou M. Gaudefroy  Empty
MessageSujet: Sissy powa - pv Alexoubidouchou M. Gaudefroy  Sissy powa - pv  Alexoubidouchou M. Gaudefroy  Time-m10Sam 8 Juin - 2:11


La Gare de Lyon Part-Dieu, samedi 1 juin 2001

03h30 : T’es agité, t’es désordonné, t’es furieux et incisif, t’es pressé, tu cours, tes pieds touchent à peine terre. T’arrives les cheveux en pétard, tu croises les vigiles devant la gare et les quelques voyageurs pressés et hésitants alors que le jour n’est pas levé. Ca s’agite, à l’intérieur, ca tourne, tourne et tourne encore, t’es volubile, c’est en toi, ca te secoue tout entier et ca se concentre, au bout de tes doigts.
Le piano est pris, c'pas normal ca d'venir le piquer au beau milieu du sommeil des gens ! Tu t’en fous, tu vas lui piquer. Tu t’assois contre le joueur, tu bouscules un papy moustachu qui fait crisser les notes dans le désordre en te disant “Non mais !” Tu accompagnes son interjection de quelques notes stridentes et d’une grave, qui résonne comme un gong. “J’étais la avant !” Tes doigts volent, trouvent, un accord ahanant. “Tu joues mal, tu vois pas ?” Il frétille de la moustache, se lève, cries au scandale. Oh ! Les touches d'ivoire ! Elles t'avaient manqué, tes petites copines, c'est pas comme le piano droit du bar ca non, là c'est fluide, la c'est juste.
Le vieux reviens vers toi. "JPLONG PLONG PLONG !" Tu t’agaces, t’es pressé !  “T'as qu'a aller boire un café papy, le jour est pas levé, tu vois pas ?”
T’es allumé, pas de doute, t’as fini ton oxy tout à l’heure. C’est toujours là, tu vibres et cela appuie derrière ton crâne comme un doigt qui serait posé là mais tu as moins mal, ou alors c'est parce que tu n'y penses plus trop, c’est fluide, limpide, tu t’envoles. Tu crânes à basse altitude d’abord, tu fais tes gammes avec un sourire en coin, de plus en plus vite, tu cherches le rythme, tu le tiens, il est au même niveau que toi, il va, vite, très vite, c’est désordonné, agité, et pourtant pas tant, pourtant la ponctuation revient, les notes font des loopings, se déroulent comme les perlent d’un long collier chutant au sol, rebondissent, roulent, t’as le vent en poupe et un sourire ravi quand tu mets le point final. Tu souris, tu laisses le piano à l'amateur, tu vas te chercher un café. Tu t'éloigne, tu flânes jusqu’à ce que le piano se taise, puis reprenne le temps d'un soupir, puis se taise. Autour de toi, les stands qui étaient fermés ouvrent. Il est presque cinq heure et demi, tu te glisses entre deux valises pour gagner le tabouret, tu le règles vite fait bien fait.

T'es réveillé, y'a plus de doigt sur ton crâne, ENFIN ! C’est maintenant ou jamais, tu vas le chatouiller un peu. Le bourdon revient, comme une ritournelle pour toi et les travailleurs de la gare puis tu en veux plus, beaucoup plus. Tes doigts n’ont pas quitté le piano, tu joues la marche Turque, et elle est sans doute un peu plus gaie que l’originale, s’y glissent des arabesques endiablées que tu tires des notes existantes, c’est fluide, et tu souris, tu souris vraiment, de toutes tes dents, parce que t’es heureux, tu regardes la lumière changer, et le jour glisser un œil à travers les petites fenêtres carrées tapissant les murs de l’antique bâtisse, pénétrant par les fenêtres rondes, roulant par touches pâles d’abord, puis de plus en plus chaudes. Suit l’étude op10 no4 de Chopin, tu te fais plaisir, et les quelques présents à 5 heures du matin en profitent. Ils ont pour beaucoup le café à la main. Ceux qui arrivent des trains sourient quand ils passent près du piano, certains s’arrêtent et la vie, le bruit, tout tourne et tout s’emmêle, déroule son ruban, la musique, tu l’entends, tu la joues, c’est toi.

Ainsi tourne les aiguilles de l’horloge, tu n’arrêtes pas, tu ne peux pas, il est presque 9 heures, la gare est bondée, t'es vissé sur ton siège, t’es prisonnier de tes doigts, du piano, tu comprends pas, tu comprends pas pourquoi ça t’a glissé des doigts, pourquoi on te laisse pas simplement jouer, t’avais un piano, t’avais des cours de piano, depuis toujours, tu vis pour jouer ! La musique s’agace sous tes doigts, tu t’agites, tu te désarticules, désordonné, furieux, incisif, pressé. Cours ! Tes pieds ne touchent plus terre. T’as les cheveux en pétard, les cernes bleues sous les yeux, les traits tirés d’un type malade, tu pues l’alcool à bien y regarder, mais tu t’en fous, on s’en fout, t’es vivant, là dedans, t’es dans la fourmilière, à ta place et le soleil est levé. Ça s’agite, à l’intérieur, ça tourne, tourne et tourne encore, t’es volubile, c’est en toi, ça te secoue tout entier et ça se concentre, c'est une pulsation, un battement, dans chaque touche d'ivoire s’enfonçant, se relevant, dans chacune des vibrations des cordes, de l'instrument.

Tu ne sais pas trop combien de temps est passé, tu en as profité un peu pour frimer. Il est temps de déjeuner. Tu as envie d'un croissant quand tu te lèves, partant en direction d'une des boutiques.
Revenir en haut Aller en bas
 
Sissy powa - pv Alexoubidouchou M. Gaudefroy
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bonneboure-Powa, panda air dagues, parchoté 80 air
» [Tournoi] gob powa!!!
» CawOtTe powa Uk
» Stadium : Carotte Powa !
» Pingouin powa

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hells Bells :: -Bienvenue dans la ville de Lyon- :: 3ème arrondissement :: Les quais & gare-
Sauter vers: