Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin
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 Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin

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Quentin Faust
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Démon maître des illusions





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MessageSujet: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Mer 11 Juil - 23:15

Quentin Faust
feat Aaron Stanford
D'après ma carte d'identité, je suis né un 27 décembre 1299, par conséquent j'ai 701 gouttes de sang à mon actif. J'ai poussé mon premier cri dans les alentours de Chypre et je suis de nationalité française. Ce que ma carte d'identité ne dit pas, c'est que je suis marié et que je suis hétérosexuel. Mais ça, on s'en fiche n'est-ce pas? Tout comme on s'en fiche de savoir que je suis d'une classe sociale pauvre. Après tout, l'argent ne fait pas le bonheur! Non... je sais ce qui vous intéresse vraiment ! Vous voulez savoir si je suis un demi-démon. Et bien oui ! Vous m'enviez, maintenant ? Hein ? Non ? Toujours pas ? Même si je vous dis que je suis larbon pour Wolfram & Hart. Ah... Quoi ? Comment ça vous m'avez confondu avec quelqu'un ? Et je peux savoir avec qui ? Avec Aaron Stanford ? ... Je vais essayer de prendre ça pour un compliment.


Être ou ne pas être un grumpy cat
Sight A première vue, vous ne verriez même pas Quentin. Pas s’il ne veut pas que vous le voyiez. Il sait se montrer plus discret encore qu’une ombre, qu’un grain de poussière. Il a cet air de monsieur tout le monde qui le fond dans la masse et le fait passer inaperçu. Il a ce visage que vous oubliez à la seconde même où vos yeux le quittent. Mais il peut aussi être celui qui saura vous captiver pendant des heures rien qu’avec son regard qui accroche le vôtre. Il saura celui qui attisera votre curiosité d’un simple haussement d’épaule, d’un bref sourire. Tout dépend de son humeur, tout dépend de ce qu’il veut que vous voyiez. Lui, par contre, verra tout. Votre sourire crispé. Votre œil qui clignote. Vos doigts qui tressautent. Tout.
Earing Vous ne l’entendrez pas. Il ne parle pas pour ne rien dire. Il ne baratine pas. Sauf quand ça peut le tirer d’un mauvais pas. Sauf quand il est sur scène pour faire son numéro. Mais Quentin est avare de paroles. Chacune est prononcée dans un but particulier, avec un objectif bien défini. S’il n’a rien à dire, si ça ne lui apporte rien, aucun mot ne sortira de sa bouche. Il pourra alors vous paraître grossier car il ne répondra pas à votre salut ou à votre question. C’est juste qu’il aura estimé que vous n’en valiez pas la peine ou qu’il ne pourra rien tirer de vous. Mais dans son silence, il saura écouter. Tout. La moindre diatribe, le moindre soupir. Le secret avoué alors que vous pensiez que personne n’écoutait, que personne n’était là.
Smell Si vous allez remarquer une chose chez lui, certainement la première, c’est sûrement son odeur. Même si aujourd’hui la plupart des forains bénéficient d’un confort presque enviable, il lui arrive souvent de louper plusieurs jours de douche. Alors forcément, ça se fait sentir. Littéralement. Ajouté à cela la légère odeur de souffre qui semble le suivre partout… Mais il aura cure du regard dégoûté et empli de dédain que vous lui lancerez. Lui-même a un sens de l’odorat très peu développé. Tout ce qu’il parvient à sentir avec exactitude est le parfum des fleurs.
Taste Cet odorat défaillant a pour conséquence de rendre fade la plupart des aliments. Vous le verrez donc très souvent sortir une bouteille de tabasco ou autre sauce piquante d’une de ses poches pour en ajouter sur chaque bouchée qu’il prendra de son sandwich ou autre joyeuseté qu’il engloutira. Car monsieur adore manger. Il a un estomac d’ogre. S’il n’a jamais su à quelle race de démon appartenait sa mère, il pense que son appétit insatiable lui vient de ce côté-là de la famille.
Touch Quentin n’aime pas qu’on le touche. Mais alors pas du tout. Il a une sainte – si je puis dire – horreur de cela. Il aura toujours une réaction viscérale si vous le touchez et qu’il ne vous a pas donné son accord. Il bondira en arrière comme une bête sauvage et risquera peut-être de vous envoyer son poing dans la figure, s’il est vraiment dans un mauvais jour… et qu’il ne s’est pas cassé la figure en prenant la fuite. Car Quentin est aussi très maladroit. S’il y a un seul caillou glissant dans tout ce god damn champ, ça sera pour lui et il se vautrera la tête dans la boue. Une tente fragilisée par un gros orage ? C’est lui qui se prendra la douche impromptue et non désirée sur la tronche. Le morceau de maïs qui n’a pas éclaté dans le micro-onde dans le pot de pop-corn ? C’est lui qui se cassera la dent dessus. Bref, vous l’aurez compris, il a une sacrée poisse… sauf quand il monte sur scène pour vous faire son numéro d’illusionniste. De manière générale, si Quentin est un gros associable, il se révèle sous son meilleur jour lorsqu’il a un public auquel il peut montrer ses dons sans craindre de se retrouver avec l’Inquisition au derrière. Parce qu’il en a un mauvais souvenir, de l’Inquisition.

On a tous ce petit quelque chose en plus
Pour les demi-démon : Quentin a bien évidemment connaissance de ses pouvoirs. Au bout de sept siècles, ça aurait été bien étonnant que ce ne soit pas le cas, sauf s’il s’aveuglait tout seul. Quant à la façon dont il les a découverts, il ne saurait vraiment vous l’expliquer… Peut-être était-ce grâce à cette femme qui l’avait récupéré après la mort de son père, pour l’accueillir dans le cirque… Il y repense souvent, à cette femme… sans vraiment trop savoir pourquoi… Toujours était-il qu’elle avait toujours été là pour lui, le poussant à explorer ses capacités plutôt qu’à refouler sa nature.

Power – 1st step Dans un premier temps, au cours du premier siècle suivant la découverte de ses pouvoirs, Quentin ne pouvait faire naître que des illusions visuelles, sans influer sur les autres sens. De plus, il ne pouvait « dessiner » ses illusions que sur un support suffisamment vaste comme un drap ou bien des cartes de tarot.
Power – 2nd step Au cours du second siècle, Quentin peut faire naître ses illusions visuelles sur des supports plus petits, comme les gouttes d’eau ou la poussière contenue dans l’air. Il peut aussi faire naître des illusions sonores maintenant. Mais si les visuelles n’ont pas un nombre limite de personnes touchées, les auditives ne peuvent pour l’instant concerner qu’une seule personne à la fois. Il ne peut cependant pas utiliser les deux types d’illusions en même temps.
Power – 3rd step Au cours du troisième siècle, Quentin peut maintenant faire apparaître ses illusions visuelles sur les molécules d’air elles-mêmes, ne requérant donc plus vraiment de support à proprement parlé. Ses illusions auditives peuvent toucher un petit groupe de personne. S’ajoutent à celles-ci les illusions olfactives, encore une fois pour seulement une personne à la fois. De plus, maintenant, Quentin peut combiner illusions visuelles et illusions auditives.
Power – 4th step Au cours du quatrième siècle, Quentin peut maintenant toucher plus de personnes avec ses illusions olfactives, et mêler les trois types d’illusions qu’il maitrise le mieux. S’ajoutent en nouveauté les illusions gustatives, ne pouvant atteindre qu’une seule personne.
Power – 5th step Au cours du cinquième siècle, Quentin peut maintenant toucher plus de personnes avec ses illusions gustatives, et mêler les quatre types d’illusions qu’il maitrise le mieux. S’ajoutent en nouveauté les illusions tactiles, ne pouvant atteindre qu’une seule personne.
Power – 6th step Au cours du sixième siècle, Quentin peut maintenant mêler toutes les types d’illusion, et les utiliser sur plus d’une personne. Ses illusions peuvent donc être parfaites et flouer les 5 sens de ses victimes. Cependant, comme pour les paliers précédents, il est évident que plus il combine les types d’illusion, plus il tente d’atteindre de personnes et plus il utilise longtemps son pouvoir, plus il s’affaiblit et, s’il ne fait pas attention, il lui est facile de tomber inconscient, d’avoir des maux de tête et même des nausées.


Et sinon, IRL, ça donne quoi?
Moi on m'appelle Azrapi. Sinon, avant, c'était Azra, ou Lady Azrael. J'viens d'avoir 28 ans, j'vis à Strasbourg avec les cigognes et ma Leeloo, j'bosse dans un petit resto d'onigiri et je suis autrice chez Noir d'Absinthe.



_________________

See you soon


We'll be together forever, until we can't even remember what it feels like to find each other again after an hour, a minute, a second apart. We can have forever or we can have now, with an ending that makes it real. You and me, we didn’t get a lot of time. But we lived a lifetime together. I don't have forever to promise you. Most I can give you is this moment. But it's yours if you'll take it.
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Quentin Faust
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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Mer 11 Juil - 23:16

Raconte nous une histoire macabre
avec une petite citation sympatoche

Paris – 1314
Paris. Quentin n’aimait pas la Capitale. Mais il avait suivi son père. Il n’avait pas eu le choix. Sa mère l’avait abandonné à sa charge. Il n’aimait pas Paris. Il y avait trop de monde. Tous le bousculaient. Tous le touchaient. Il n’aimait pas ça. D’autant plus qu’il n’avait pu le refuge de la maison du Temple. Il était laissé pour orphelin dans les rues. Son père lui avait dit de fuir. De ne jamais revenir. Si aucune panique ne s’était peinte sur son visage, Quentin savait pourtant que la menace était bien là. Il ne savait pas de quelle nature elle était cependant. Comment aurait-il pu ? Il commençait seulement à apprendre à lire. Et maintenant que sa vaste famille avait été arrêtée, comment allait-il poursuivre son apprentissage ? Il entendait bien des clameurs, mais il s’arrangeait pour rester à l’écart des rues passantes, si bien qu’aucune parole ne lui parvenait réellement nette. A chaque bruit, il sursautait. A chaque ombre mouvante, il fuyait. Son père lui avait souvent dit que sa mère avait été une démone. Pourtant, le garçon pensait simplement que c’était un surnom. Il avait entendu parler les hommes de leurs conquêtes avec des noms similaires : la diablesse, la succube… Aujourd’hui que les buchers s’allumaient dans tous les recoins de la ville, Quentin se demandait si tout ceci n’était pas sa faute. Il regrettait Chypre, où il était né, ou, du moins, sa mère l’avait confié à son père. Guerrier de l’Ordre du Temple. Basé sur l’île après la perte de la Terre Sainte, avant le retour sur le continent car le Pape voulait faire dissoudre l’ordre. Il était parti avec son père. Il voulait retourner en Méditerranée. Il n’aimait pas Paris. Même au travers ses narines défectueuses, il pouvait sentir l’odeur de la chair brûlée qui se mêlait à celle des excréments. Chaque pas, il manquait de vomir. Chaque pas, il manque de glisser dans une flasque dont il ne préférait pas connaître le contenu. Pendant cinq ans, il lui sembla qu’il ne faisait que fuir sans connaître une once de répit. Tout cela était-il de sa faute ? Était-ce pour cela qu’ils étaient venus chercher son père et les autres ? Parce qu’il n’était pas humain ? Pas complètement ? Sa mère était-elle seulement différente ? Il avait entendu parler de sorcières. D’Inquisition.

Oyez, oyez, braves gens, dames et messieurs ! Quentin se figea en entendant la clameur, alors qu’il longeait un mur, plaqué contre la pierre. Il était crasseux, puant, égratigné de partout, famélique. Il tourna la tête, sans se décoller de la paroi, de peur qu’on s’aperçoive de sa présence. Savait-on qu’il avait échappé à l’arrestation des Templiers ? Il n’en était pas un, mais il ne savait pas non plus ce qu’était advenu de tous les autres. Son père lui avait dit de fuir. Son père lui avait dit de se cacher. Il écoutait son père. Qui était-il pour se rebeller ? Son père avait connu le monde entier. Il avait mené plus de batailles que quiconque. Il écoutait son père. Rassemblez-vous ! Rassemblez-vous ! Vous allez voir un spectacle comme vous n’en avez jamais vu ! Dans quelques instants, les célèbres hérétiques, ces sodomites et serviteurs du Démon, brûleront pour vos yeux ébaubis ! Vous en avez assez des fillettes faméliques, attendez donc de voir ces fiers gaillards ! L’immobilité de Quentin n’était plus due à la peur de se faire surprendre mais à la stupéfaction d’entendre les mots de l’homme, perché sur son estrade où s’alignaient, derrière lui, plusieurs poteaux en bois. Il n’avait jamais eu l’esprit lent. Il devina vite qui allait être montré aujourd’hui. Il ne voulait pas voir. Il n’aimait pas Paris. Non. Il n’aimait pas les gens. Il ne voulait pas voir. Il ferma les yeux. Il ne sut pas combien de temps s’écoula. Il ne voulait pas savoir. Il ne voulait pas voir. Il ne rouvrit les paupières que lorsqu’il entendit une des marches menant aux poteaux grincer. Pour découvrir le visage de son père.

Comme le sien, il était émacié. Comme le sien, il était sale. Comme le sien, le regard brillait encore avec ferveur malgré une courbe d’épaule défaitiste. D’autres visages. D’autres hommes qu’il connaissait. D’autres qui avaient été comme des oncles, des grands frères, des grands-pères, des cousins. Il ne voulait pas voir. Pourtant, il était incapable de fermer à nouveau les yeux, de se détourner du spectacle de la flamme amenée par le bourreau. Quand elle toucha l’huile, il en sentit la fragrance comme il n’avait jamais rien senti avec autant de précision. Pendant un moment, elle sentit les fleurs, avant que le feu n’attaque les chairs. La tête tournée vers le brasier qui prenait peu à peu, le ventre et les mains plaquées contre le mur, il tremblait. Il sentait les larmes dessiner des sillons dans la crasse de ses joues. Il pleurait. Il n’y avait aucune honte à pleurer, lui avait un jour dit son père. Leur cœur est fort lorsqu’il peut être brisé. Il est fragile quand rien ne peut l’atteindre. Pourtant, lui, là-haut, accroché à son poteau, il ne pleurait pas. Il ne hurlait pas. Aucun d’entre eux ne hurlait. Aucun d’entre eux ne pleurait. Et personne dans la foule ne hurlait. Personne dans la foule ne pleurait… Sauf lui. Les larmes silencieuses rongeant son visage comme de l’acide.

Puis, après un long moment, tellement long que les flammes s’étaient gravées dans ses rétines, des mains se posèrent sur ses épaules, sur ses cheveux. Il sursauta, bondit hors de portée, apeuré. On l’avait trouvé. Lui qui essayait de se fondre dans les murs, dans les ombres. Mais son regard errant rencontra celui d’une femme. Sa peau était sombre comme les gens de Chypre. Ses vêtements aux couleurs chatoyantes, ornées de breloques scintillantes. Elle était jolie. Ses yeux étaient trop secs. Il papillonna des paupières. Sa gorge l’était aussi. Il avait l’impression d’avoir brûlé aux côtés de son père. Il vit les lèvres de la dame bouger. Mais il n’entendit aucun mot. Il secoua la tête. Mon papa… Faisant fi de sa protestation première, la femme l’attira dans ses bras, tout contre son cœur au rythme apaisant. Il s’accrocha au tissu épais de ses vêtements et les larmes surgirent à nouveau. Elle se mit à chanter doucement, une berceuse. Puis, elle le souleva, le cala sur sa hanche, et l’emmena loin de la foule, loin de la ville.

Quelque part en Valachie – 1442
Plus d’un siècle plus tard. Si Quentin n’avait pas découvert entre temps le don qu’il possédait pour l’illusion et les mirages, il aurait bien compris que la démone n’était pas juste un surnom que son père avait donné à la mère de son fils. Il avait grandi avec cette femme qui l’avait récupéré dans la foule. Il s’était construit une autre famille. Une famille d’originaux, d’excentriques, de différents et d’étranges. Peut-être certains étaient-ils comme lui, mais la majorité était simplement des erreurs de la nature, ou des êtres qui pensaient différemment de la société. Ils allaient et venaient, de villes en villes, au gré des guerres et des rois. Car les uns se succédaient plus vite que les autres. Dans leurs caravanes, sous leurs tentes et leurs chapiteaux, ils étaient préservés, d’une certaine manière, de tout cela. Nomades, ils ne s’arrêtaient jamais assez longtemps pour se mêler des intrigues politiques. Sans poser de questions, bien après que sa « mère » fut morte, bien après que d’autres aient péri, tirés à trépas par la vieillesse ou la maladie, parfois un larcin qui s’était mal fini, ils l’avaient tous accueilli. Que sa croissance se soit ralentie après sa puberté, peu après que son don se soit manifesté, aucun n’en avait fait la remarque. Don qui n’avait pas plus dérangé sa famille. Bien au contraire. Ils avaient vu là un nouveau numéro à ajouter à leur spectacle ambulant. Et, pour ceux qui songeaient à mal, pour ceux qui le craignaient tant et si bien qu’ils voulaient se débarrasser de lui… ils n’étaient pas nombreux. Et Quentin avait toujours été fidèle à la troupe. Il était maintenant celui qui y était le plus ancien, malgré son allure d’adolescent. Sa sagesse était reconnue. Son statut de leader et de protecteur aussi, même s’il laissait toujours un autre jouer ce rôle. Il avait trouvé sa place, il avait trouvé son équilibre.

Cela faisait longtemps qu’ils avaient quitté Paris. Aucun d’entre eux n’avait voulu rester pour contempler les ravages de l’Inquisition. Alors, à chaque pays, à chaque ville, ils semblaient fuir cette vague d’extrémisme religieux. Comme ceux à l’avant d’une vague, trouvant parfois un rocher derrière lequel se dissimuler. Et Quentin les avait menés jusqu’à l’Est. Tout comme eux, il découvrait l’Europe sur les carrioles et les chevaux. Dans les montagnes enneigées, dans les gorges escarpées, le soleil bas tapissait le paysage d’une ombre quasi perpétuelle. Il s’abimait souvent dans ce spectacle, lorsqu’une position en altitude le lui permettait, mais il savait que les hommes, les femmes, les enfants et les bêtes n’étaient pas assurés. Il avait vécu plus d’une existence humaine à leurs côtés, il ne les connaissait que trop bien. Son propre instinct lui chuchotait le fantôme d’une menace, comme un souvenir de demain. Il les mena pourtant vers les ombres. Car il avait aussi la certitude que ça n’arriverait pas maintenant. Pas aujourd’hui, pas de demain. Il avait encore le temps.

Comme d’habitude, ils s’installèrent en périphérie de la ville. Quentin monta sa propre tente avant de prendre le chemin de la cité fortifiée. Les portes étaient ouvertes, mais des gardes s’échelonnaient tous les deux mètres. Prudent, le jeune homme s’écarta de la voie principale, observant de loin ce qui pouvait susciter une telle prudence et une telle attention. Il n’eut pas à attendre longtemps car bientôt un carrosse passa dans l’avenue. Il n’eut que le temps de voir le blason, l’emblème en forme de dragon, sur la porte, et une paire d’yeux sombres entre les rideaux. Il n’apprit que plus tard que le dragon était l’étendard du voïvode de la région et que la scène à laquelle il avait assistée était celle du jeune prince qui avait été confié au sultan pour maintenir la paix entre l’Empire Ottoman et la Valachie. Mais, encore une fois, il n’avait cure des politiques, tant que celle-ci ne menait pas ses soldats à la suite des siens. Se mêlant à la foule, slalomant entre les gens sans les toucher, Quentin finit par se détourner de la grand rue, portant le mot qu’un nouveau spectacle était visible en bordure de la ville. Dépêche-vous, dépêchez-vous, ils ne resteront pas là éternellement, mais pour un fugace instant, ils vous offriront le merveilleux et le monstrueux. Mais les habitants de Valachie étaient habitués à l’étrange, à l’autre.

Les applaudissements n’étaient pas aussi tonitruants qu’habituellement. Loin d’en faire le reproche aux siens, qui donnaient toujours le meilleur d’eux-mêmes, Quentin étudia d’un peu plus près leur public. Il déambula parmi eux en ville, observa leurs usages, ces règles qui ne semblaient pas édifiées mais pourtant appliquées par chacun comme les plus ferventes traditions. Il ne posa que peu de questions, toujours avare en mots. Il observait. Et cela répondait souvent bien assez vite à ses interrogations silencieuses. Durant ses nombreux voyages, il avait appris les langues de chaque région traversée, plus ou moins bien, suffisamment pour comprendre et se faire comprendre. Il entendit les légendes, les histoires des monstres qui se cachaient dans la nuit. Les preuves semées dans leurs sillages. Les siens n’étaient pas les seuls à percevoir la menace. Au plus de fois il se rendait dans les ruelles à la tombée de la nuit, au plus il était persuadé qu’ils ne devaient pas s’attarder dans cette région.

Quelques jours plus tard, la troupe était de nouveau sur les chemins, laissant la ville derrière elle. Et, alors que le soleil disparaissait derrière les crêtes couvertes de blanc, un hurlement déchirant fendit la nuit. Quentin décida de ne pas faire demi-tour. Les siens comptaient plus qu’une poignée d’étrangers. A la place, il descendit de sa carriole et laissa ses doigts glisser sur les toiles tendues, les planches de bois, muant la réalité à son goût, les faisant disparaitre un peu plus dans la nuit.  

Florence – 1585
La troupe changeait. Les décennies passaient, il restait. Ils changeaient. Cela faisait quelques temps qu’ils étaient en Italie. Les arts avaient repris le pas sur la censure et sur les règles strictes de la religion. Quentin s’était séparé des siens au bout d’un moment. Une envie de solitude. Il s’était perdu un jour dans un jardin de roses, pour tomber sur une petite fille. Elle était des plus jolies qu’il avait vues, et à la vue de ses vêtements, elle devait appartenir à la noblesse. S’était-il égaré dans le palais du Doge ? Il n’en savait rien. Elle l’avait regardé en silence, comme si elle pouvait voir jusqu’au plus profond de son âme. En avait-il une, s’il était à demi-démon ? Quelle engeance particulière était-il ! Parfois, quand il y songeait, il se disait que l’univers avait un sacré sens de l’humour. Une démone et un Templier. Mais elle n’avait pas alerté les gardes. Ils s’observaient dans ce silence qui n’avait pourtant rien de gêné. Elle n’avait pas peur. Et sa solitude semblait faire écho à la sienne.  

Il s’avança vers elle. Que faisait-elle là, alors que la neige s’étalait sur les roses ? Elle était enroulée dans ses fourrures. Et les flocons auraient sûrement disparu dans quelques heures si ce n’était pas moins. Ils ne tenaient jamais très souvent sur la ville italienne. Son pied se posa sur une plaque dure sous la neige. Il n’eut qu’une fraction de secondes pour comprendre qu’une flaque d’eau avait gelé et il s’étala par terre. Ses mains s’abimèrent malgré ses mitaines alors qu’il tentait de se rattraper aux buissons sans fleurs. Il se redressa maladroitement, s’y reprit à plusieurs fois alors que ses mains glissaient dans la neige à moitié fondue. Pourtant, il vit apparaitre un sourire sur le visage de l’enfant. Un rire cristallin s’échappa d’entre ses lèvres fines. Il l’avait fait rire. Involontairement, mais tout de même. Il avait cette impression qu’elle n’avait pas l’occasion de rire souvent. Comment êtes-vous arrivé ici, et pourquoi êtes-vous là ? Rien dans sa voix trahissait la crainte qu’aurait pu dévoiler les mots qu’elle employait. Rien d’autre que cet accent chantant. Finalement à nouveau debout, il fit quelques pas, avec précaution, pour venir s’asseoir à côté d’elle. A vrai dire, je n’en sais trop rien. Il se gratta distraitement la joue. J’étais en train d’essayer de fuir un garde parce que j’ai eu le malheur de dérober un morceau de pain pour remplir mon ventre vide… Passant de toit en toit. Il eut un soupir mêlé à un rire désabusé. Je ne sais même pas comment j’ai fait pour ne pas me briser tous les os en tombant de ce mur, vraiment. Et…

Son regard tomba sur ce que la petite avait de posé sur les genoux. Plusieurs pages de parchemin, qui avaient du être vierges avant que le fusain ne trace ses marques noires pour dessiner des formes. Sa bouche resta ouverte un peu trop longtemps et il la referma avec un claquement de mâchoire. Mais c’est super joli ce que tu dessines ! Il en avait parfaitement oublié où il était et à qui il devait certainement parler. Il lui retira la première feuille et scruta avec attention le trait. Il en avait vu, des œuvres d’art, durant son existence, plus encore ses dernières décennies alors que la Renaissance illuminait l’Europe. Mais cette petite avait vraiment un bon coup de crayon. Elle avait dessiné un grand fauve. Mais c’est super joli ce que tu dessines ! Il se demandait bien où elle avait pu voir ce genre de créature. Tu en as vu un avec des artistes ambulants ? questionna-t-il mais elle secoua la tête. Dans les livres. Il y en a beaucoup ici, tu sais ? Elle avait opté pour le tutoiement aussi, au final. Pffffrt. C’est tellement mieux quand on peut les voir en vrai ! Attends… Il lui fit un sourire resplendissant et un clin d’œil puis tendit la main.

Les minuscules flocons qui tombaient en masse miroitèrent pendant un instant avant qu’une image ne se dessine en leur sein. L’illusion n’était pas parfaite, car cela demandait énormément de concentration pour que Quentin puisse modifier l’image du flocon correspondant à mesure qu’il chutait vers le sol et était remplacé par un autre, et il avait trop froid pour cela. Mais, malgré tout, un superbe tigre à la robe flamboyante avançait lentement vers eux. La petite fille frappa dans ses mains avec un gloussement heureux. Elle se leva et vint à la rencontre de l’animal, mais quand elle tendit ses doigts gantés, ils ne rencontrèrent que la neige. Une moue attristée déforma son joli visage. Je suis désolé, ne sois pas triste, s’il te plait. Il se leva à son tour et la rejoignit, se laissant tomber à genoux dans la neige. Je ne voulais pas te rendre triste, d’accord ? Je ne recommencerais plus. Promis. La petite fille vint se blottir dans ses bras et secoua la tête. Non. J’aimerais que tu recommences. Est-ce que tu pourras recommencer ?Bien sûr. Quand tu voudras. Mais peut-être pas devant tout le monde. Les souvenirs de l’Inquisition était encore bien trop frais dans son esprit. Tu peux rester avec moi ?Mmmh. C’est ainsi que, pour quelques années encore, Quentin devint l’ami imaginaire de la ravissante Marie de Medicis, la distrayant dans l’ombre.

Paris – 1678
Il était finalement retourné à Paris. Après son séjour à Florence, Quentin avait retrouvé la compagnie d’une troupe d’artistes ambulants. Il avait été dur de s’y intégrer, contrairement à la première fois où c’était l’une d’entre eux qui l’avait ramené parmi les siens. Cette fois, ils avaient été méfiants, craintifs, et réticents à ajouter un nouveau membre à leur famille déjà bien soudée. Pourtant, face à ses talents et à son expérience, Quentin avait réussi à intégrer la troupe. Il ne s’y sentait pas encore chez lui… mais les siècles lui avaient appris la patience. Il était de retour à Paris. La capitale française attirait toujours le monde, fascinait toujours autant. Peut-être même plus depuis que le Roi Soleil était assis sur le trône. Paris semblait être devenue le centre du monde, mais aussi le centre de l’univers artistique depuis que Madame de Montespan était devenue la favorite du monarque. S’il le savait, c’est parce que le mot tournait dans toute la ville. Sinon, Quentin s’était de nouveau éloigné de la vie politique… Ce depuis que Marie avait quitté l’Italie pour devenir Reine de France. Il était étrange qu’il revienne à Paris seulement une trentaine d’années après sa mort. Il était triste de ne pas l’avoir revue avant cet événement funeste, mais il avait appris que cela serait son lot quotidien en voyant les décennies puis les siècles passer, et ses proches mourir. Il n’avait pas voulu revenir à Paris. Parce que le souvenir qui s’accrochait à sa chair comme une odeur de brûlé ne s’estompait pas avec les années. Mais les autres avaient raison : s’il y avait bien un endroit où il fallait être pour gagner de l’argent en ce moment, c’était la capitale française.

Le demi-démon était en train de manger des marrons chauds qu’il saupoudrait de piment qu’il avait récupéré à un marchand espagnol à chaque bouchée pour y trouver un goût quelconque. Son regard se perdait dans le vague. Les fesses sur le bord d’une caisse en bois qu’il venait de décharger de la carriole, il observait les personnes – des enfants surtout – qui s’approchaient, curieux de voir l’installation de la troupe sur la petite place où ils avaient décidé de se produire. Quentin avait catégoriquement refusé la première qu’ils avaient proposée. Pour cause, c’était là que son père avait été brûlé vif pour hérésie. Lui qui avait toujours fièrement défendu la cause de l’Église, avait combattu en Terre Sainte… et s’était associé avec une démone. Il mâchait d’un air morne sa noix. Il savait qu’il devait sembler bien pitoyable mais il n’en avait cure. Il ne s’était jamais soucié de l’avis des autres. Pourtant, son œil à lui était vif et paraissait noter chaque détail de ce qui l’entourait. Dans le fond de son être, il craignait reconnaître un prêtre, ou un autre « soldat » de l’Inquisition. Pire : il craignait que quelqu’un le reconnaisse. Pourtant cela faisait plus de trois siècles. Il avait vieilli ; il avait maintenant l’apparence d’un homme entre 25 et 30 ans ; il aurait déjà du être mort depuis longtemps s’il avait été un simple humain. Il n’avait rien à craindre. Malgré tout, l’ombre de l’Inquisition planait toujours. Il avait entendu parler des condamnations de scientifiques pour leurs idées contraires aux dogmes de l’Église. Alors Quentin ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter… même si les actions de l’Inquisition étaient plutôt localisées au sud de l’Europe et bien loin de Paris… Que voulez-vous, on ne pouvait pas se défaire totalement de sa propre mémoire, surtout quand elle était traumatisante.

Il avait dû s’y reprendre à plusieurs fois pour que sa tente tienne enfin debout. La terre était humide, et les piquets qu’il plantait n’arrêtaient pas de se démettre. Parfois, Quentin regrettait bien que son héritage démoniaque ne fut pas plus utile dans la vie de tous les jours. Car les illusions, c’était bien joli… mais ça ne permettait pas de faire tenir une tente, de se réchauffer la nuit, de se remplir l’estomac… du moins pas directement. Tu as bientôt fini ? Severio voudrait que l’on se retrouve pour parler de l’organisation des spectacles. Qu’elle était belle, cette rouquine qu’ils avaient récupérée au détour d’une forêt allemande. Douée aussi pour le jonglage et pour hypnotiser de ses formes… mais alors qu’est-ce qu’elle pouvait se montrer insupportable et hautaine. Mâchouillant un brin de paille, Quentin posa sur elle un regard blasé et désabusé. Il savait qu’elle n’aimait pas qu’on ne la dévore pas des yeux et qu’on ne bave pas sur ses pieds. Il se demandait souvent comment elle avait pu rejoindre si facilement la troupe alors qu’il avait dû batailler pour s’y trouver une place… puis il se souvenait que son physique aguichant rapportait bien plus d’argent que son air piteux. Plus qu’un piquet à planter. J’arrive. répondit-il d’une voix plate. Sans lui adresser le moindre mot de plus, elle se détourna et remua des hanches en s’éloignant pour rejoindre la carriole de Severio. Il planta rageusement le dernier pieu de bois dans la terre meuble et l’enfonça aussi loin qu’il le put pour trouver une zone plus sèche. Il contempla son œuvre une seconde avant de suivre la plantureuse rousse. Dans son dos, il entendit malgré tout le froissement de tissu de sa tente qui s’écroulait encore une fois. Il se figea, ferma les yeux et serra les poings, puis se secoua et se dit qu’il s’en occuperait après la réunion.

Quand il arriva enfin près de la carriole de Severio, tout le monde était déjà là. Ses prunelles croisèrent celles du vieux forain debout sur une caisse et il haussa les épaules en fourrant ses mains dans les poches de sa veste. Le vieil homme détourna les yeux presque avec arrogance et se racla la gorge. Bien, maintenant que vous êtes tous là, nous allons pouvoir commencer. Son regard passa sur chaque membre de sa famille avant qu’il ne reprenne la parole. Pour certains d’entre vous, ce n’est pas bien difficile, vous ferez ce que vous faites toujours. Je veux cependant que chacun mette du sien pour le rangement et le nettoyage, à tour de rôle. C’est bien compris ? Il n’y a pas de privilégié, de petit prince ou princesse. Nous sommes tous logés à la même enseigne ! Sauf que lui dormait dans une carriole et que le reste du monde s’entassait sous des tentes… mais ça, Quentin se retint bien de le faire remarquer. Dans la première troupe qu’il avait rejointe, il y a de cela des siècles, l’égalité et l’équité avaient vraiment été présentes… mais les temps changeaient. Les gens aussi. Lui un peu moins que les autres. Il écoutait à peine quand Severio lista comme d’habitude les tâches et les spectacles de chacun. Sa bouche se déforma en une moue alors qu’il s’échinait à arracher les morceaux de peau morte à l’intérieur de sa joue. Il fut pourtant sorti de sa contemplation quand il entendit son prénom. … Quentin, feras-tu ton numéro d’illusions comme d’habitude ? Il leva les yeux vers Severio sans faire attention aux têtes qui s’étaient tournées vers lui. Non.Non ? Le vieux forain en était presque abasourdi. Parce que peu de monde osait le contredire, mais aussi parce que Quentin se révélait toujours lorsqu’il montait sur scène pour faire son numéro. Il quittait ce « costume » pitoyable qui était constamment le sien pour se dévoiler grandiose à son public. Pas ici. Pas à Paris. Il ne voulait pas se produire devant la foule qui avait brûlé son père, qui l’avait poussé à partir. Il préférait rester dans l’ombre. Je m’occuperais d’attirer et de guider les clients par ici. Il ne savait guère si Severio avait eu l’intention de faire de son numéro l’un de principaux de cette saison ou pas, mais il devrait bien s’y faire. Il ne changerait pas d’avis. Ils se défièrent du regard pendant un instant mais le vieil homme ne pouvait rien faire contre des siècles d’impassibilité. Bien, tu t’arrangeras alors avec Lilian pour vous diviser la ville. Il entendit ricaner et il n’eut pas besoin de tourner la tête pour savoir que la rouquine devait avoir un air de défi dans le regard. Assurément voudrait-elle un challenge pour savoir qui ramènerait le plus de spectateurs… mais elle ne savait pas à qui elle avait à faire.

Il n’était pas bien compliqué d’attirer la foule jusqu’au cirque. Il suffisait d’une image, d’une odeur, parfois un son. Il suffisait d’observer les gens pour savoir ce qui serait le plus à même de les attirer. Ceux qui étaient un peu trop maigre suivraient l’odeur savoureuse d’un pain chaud. Une femme triste et éplorée ferait n’importe quoi pour trouver d’où venaient les gémissements d’un nourrisson. Un homme un peu trop éméché suivrait sans réfléchir une plantureuse demoiselle. Quentin n’avait pas besoin de Lilian pour ramener du monde. Il prenait cependant toujours soin de se dissimuler lui-même dans ses illusions. Cette crainte qui grandissait en son cœur à chaque minute de plus passée à Paris. Une sensation qui demeurait malgré les siècles passés. Il restait dans les ombres souvent, ne s’aventurait pas dans les rues bondées mais, telle une créature néfaste, attirait les autres dans la solitude. Pourtant, ce n’était en aucun cas pour les attaquer. D’une certaine façon, c’était pour leur prendre leur argent, mais de façon un minimum honnête. Au détour d’une rue, il remarqua Lilian. Elle usait évidemment de sa silhouette pour charmer des potentiels spectateurs mâles. De loin, il l’observa couler son corps contre celui d’un homme qui devait faire trois fois son poids… et beaucoup de muscles. Quelque chose dans son habit perturbait le demi-démon. Comme s’il s’était voulu négligé mais qu’il avait trop forcé. Ça ne faisait pas naturel.

Les lèvres de l’illusionniste se pincèrent. Il s’approcha, faisant attention de ne percuter personne pour ne pas ruiner sa couverture d’illusion. Il faisait en sorte que l’air autour de lui dessine simplement le paysage derrière lui, peu importe de quel côté on le regardait, mais ça ne le rendait pas intangible pour autant. Plus près, il remarqua la lourde chaine en or qui se perdait dans le col de son vêtement. Lilian passait sa main sur son torse musclé. Entre deux boutons de chemise, Quentin remarqua la branche d’un crucifix. Peu importait qui était cet homme, il était relié d’une façon ou d’une autre à l’Eglise… et si la rouquine était tombée sur un vertueux en mission, ça allait mal se passer pour elle. Il ne l’aimait pas, mais ce n’était pas une raison. Elle faisait partie de la famille, quoi qu’on en dise. Il poussa un léger soupir. La brute attrapa soudain le poignet de la jongleuse. Tu vas venir avec moi et t’expliquer auprès de l’évêque, espèce de petite catin démoniaque. Quentin vit nettement Lilian qui essayait de se défaire de la prise de l’homme. Elle n’avait aucune chance, même si elle avait été démoniaque. L’était-elle ? Il n’en savait rien. Elle n’avait jamais montré de pouvoirs particuliers… mais elle pouvait tout aussi bien les cacher. Voyant que sa technique de fonctionnait pas, elle colla à nouveau son corps contre le sien, comme cherchant un baiser. Ne voudrais-tu pas damner ton âme pour goûter à mon corps ? Mais l’autre, loin de répondre à ses avances, la jeta au sol d’une gifle monumentale. Le regard de la rouquine flamboya presque surnaturellement. Quentin choisit cet instant pour intervenir et s’interposer. D’un voile d’illusion, il changea sa carrure et un peu son visage, non pas pour pouvoir rivaliser avec l’homme, mais pour prendre l’apparence d’un vieillard. Pardonnez ma fille, monseigneur. Elle cherche juste quelques pièces pour me nourrir et m’acheter quelque potion revigorante. Nous allons nous en aller. Quentin lança un regard implorant au mâle et s’empressa de relever maladroitement Lilian – qui chuta plusieurs fois malgré tout – pour s’éloigner de la menace.

Pourquoi tu as fait ça ? lâcha Lilian après s’être dégagée de son étreinte, une fois hors de vue. Quentin avait levé le voile de l’illusion pour retrouver cette allure qui était la sienne. Évidemment que la jeune femme ne voulait pas qu’il la touche. En vérité, il s’en fichait bien. Il s’acceptait comme il était. Encore qu’à cette époque, les bains n’étaient pas aussi courus que plus tard… Il n’avait juste pas l’envie ni l’argent de se parfumer pour masquer l’odeur de la crasse. Je t’ai sûrement sauvé la vie. Qui sait ce que ce type aurait bien pu te faire ? Pas besoin de me remercier. C’est comme ça qu’on se comporte dans la famille. Il se détourna en secouant la tête, ses cheveux trop longs et poisseux collant à son front et à sa nuque. Oui, même si la chasse aux sorcières et aux hérétiques s’était calmée depuis l’assassinat en place publique de son père, Quentin craignait toujours de finir au bûcher à cause de ses pouvoirs… et ne le souhaitait pas aux autres. Lilian, avec son train de vie, et la magie qu’elle possédait en elle, aurait pu finir au milieu des flammes elle aussi… même s’il n’était pas bien sûr qu’elles l’auraient blessée, il préférait prévenir que guérir. Je n’avais pas besoin de ton aide ! l’entendit-il crier dans son dos, mais il ne se retourna pas, se contentant de retourner dans les rues pour déclamer la venue du cirque dans la ville lumière.

Copenhague – 1773
C’était étrange de se dire qu’il suivait les arts à travers l’Europe. Son dernier passage à Paris coïncidait avec l’influence de la Montespan sur Versailles, grande mécène des arts, qui ouvrait les yeux du Roi sur la peinture, la musique… avant que sa nouvelle maîtresse ne retourne à un mode de vie enserré dans la religion. Le Danemark avait connu de bien sombres heures, lui aussi… mais qui dessinait comme une tache, un trou noir, dans l’Europe des Lumières, en retard sur son temps… Jusqu’à Christian VII, ou plus particulièrement son épouse Caroline-Mathilde et Johann Friedrich Struensee qui apportèrent une conscience des sciences et des arts, délivrant le pays de son obscurantisme…

Quentin était arrivé juste après la mise à mort de ce grand homme, après l’exil de la Reine. Il n’y avait plus que le Roi et ses deux enfants. Quentin n’était plus avec le cirque, déambulant seul, comme ça lui arrivait parfois. Il aimait s’installer au bord de l’eau et regarder la Lune décorer d’argent les vagues. Il aimait se perdre sur les petits lopins de terre entourés par la mer, il aimait tremper son pantalon alors qu’il s’enfonçait dans l’écume jusqu’aux genoux. C’était dans un de ces instants de solitude apaisée que Quentin avait fait la connaissance du roi fou. Il n’en avait plus que le titre, de roi, alors que ce n’était plus lui qui gouvernait le Danemark depuis longtemps. Plus qu’un fou, Quentin vit en Christian un homme seul, fatigué, triste. Les autres l’avaient accusé de démence, ne lui parlaient que comme on s’adresse à un nourrisson, quand ils en prenaient seulement la peine. Le demi-démon, lui, voyait au-travers la maladie. Peut-être grâce à son don sur les illusions… mais il traitait le roi comme un homme, comme un égal.

Ils discutaient, longuement. Enfin, Quentin parlait, surtout. Le Roi écoutait ses aventures à travers les siècles. Il s’émerveillait de la magie de cet homme dont il ne connaissait même pas le nom. Quentin avait l’impression d’offrir un sursit dans ce monde qui ne voulait plus de ce roi. Il ne craignait pas qu’on l’arrête pour ses pouvoirs, non. Car Christian ne dirait rien… et même si c’était le cas… qui le croirait ? Cette seule idée attristait Quentin, et c’était dans ces rares instants que le Roi s’adressait à lui, pour le réconforter, chercher à apaiser son chagrin. D’une certaine façon, Christian représentait son premier véritable ami, lui qui traversait les siècles sans réellement s’attacher depuis la mort de Marie de Médicis.

Il resta longtemps, au chevet du Roi. Jusqu’à la fin, même quand celui-ci ne pouvait bouger de son lit. Sous le couvert des illusions, il prenait soin de lui, même s’il avait bien conscience qu’étant invisible pour les autres, il ne faisait qu’aggraver la situation pour son ami. Il était resté. Jusqu’au bout. Même quand voir le roi lui brisait le cœur. Il lui offrait toujours quelque distraction, tentait d’apaiser les douleurs de son corps qui l’abandonnait, au moins en lui donnant l’impression qu’il ne ressentait plus rien.

Il quitta le Danemark après la mort de Christian, se perdant dans les fjords sans parler à quiconque.

Paris – 1900
La grande Exposition Universelle de 1900… elle restera dans la mémoire de Quentin pour bien autre chose que les nouveautés qui y étaient dévoilées. Il n’en avait cure, en vérité, même s’il s’intéressait toujours aux avancées technologiques, qui tenaient un peu à l’art qu’il avait poursuivi toute son existence. Ça avait été son retour à la société, après s’être égaré en Scandinavie pendant si longtemps. Paris. C’était ironique, lui qui avait toujours fui cette ville depuis qu’elle avait scellé son destin de nomade. Paris, qui l’attirait comme un papillon une flamme. Paris…

Il observait la grande roue tourner lentement, dans des grincements couverts par le bruit incessant de la foule, quand il l’aperçut. Elle était magnifique. Il en avait croisées, des femmes, en presque 600 ans… mais aucune ne lui avait jamais fait un tel effet. Aucune n’avait été intéressée par lui, aucune n’avait voulu l’approcher, et il s’en portait très bien. Six siècles de célibat, six siècles de virginité… qui l’aurait cru ? Mais Quentin ne s’intéressait pas à cela… Jusqu’à ce que son regard tombe dans celui, d’un bleu si clair, de cette magnifique inconnue… Elle était plus belle encore que toutes les œuvres d’art qu’il avait pu contempler… Elle était sa 8ème merveille du monde.

Il avait dû rester longtemps à l’observer, bouche bée, quand elle daigna enfin l’approcher avec un sourire amusé aux lèvres. Son corps fin aux courbes délicates engoncé dans un tissu d’un vert clair, elle saluait et souriait, papotait et éclatait de rire… pourtant, elle transpirait l’honnêteté. Cette joie simple de vivre qu’elle possédait n’était pas feinte pour le plaisir des messieurs qui tournoyaient autour d’elle. Elle en chassa quelques-uns de son éventails, faillit en éborgner d’autres avec son ombrelle, mais c’était vers lui qu’elle s’avançait. Arrivée devant lui, il ne put que baisser les yeux pour continuer à la contempler. Le sourire qui éclaira les lèvres de la belle était tout autant timide, gêné, qu’amusé. Comptiez-vous venir vous présenter, ou simplement rester à m’observer de loin ? Quentin avait l’impression que son cerveau s’était mis en pause. Lui qui n’avait jamais été bien locace, ni même social, avait toujours fait preuve d’une certaine intelligence malgré tout. Il savait écouter et observer, on en apprenait beaucoup ainsi. Mais devant cette femme… Il perdait encore plus ses moyens. Il craignait d’ouvrir la bouche, de bouger, de peur que sa maladroitesse légendaire ne le reprenne. Il rêvait pourtant de s’emparer d’une mèche de ses cheveux clairs pour en tester la douceur.

Ses yeux toujours rivés aux siens, la belle finit par glisser son bras sous le sien, voyant qu’il ne lui répondrait pas. Elle l’entraîna à travers la foule. Lui, si mal habillé, traînant les mêmes vêtements depuis bien trop longtemps. Lui, si mal lavé, son odorat lui faisant toujours faux bond. Lui, si mal sous tous les aspects. Elle, si parfaite. Elle devait faire partie des gens riches, pour que tant de monde lui gravite autour… Pourquoi lui ? N’était-il qu’une chose amusante à afficher à son bras ? Non, il ne sentait aucun vice en elle. Elle lui parlait, lui montrait ici et là les attractions et les pavillons. Peu à peu, un sourire se dessina sur les lèvres du demi-démon. Un rire franchit même sa gorge nouée. Des mots, ciel, des mots. Il manqua de tomber plusieurs fois, à cause d’un câble ou autre chose au sol, mais elle le récupérait à chaque fois, insensible à son odeur ou à son être tout entier. Il se demanda même un instant s’il n’avait pas créé l’illusion d’un homme meilleur sans faire attention, mais non, même pas.

Gabrielle… C’était son nom. Ils avaient passé toute la soirée ensemble, s’étaient revus ensuite, se donnant rendez-vous sous cette grande roue. Il avait l’impression d’être enfermée dans une bulle d’éternité, de bonheur. Pour la première fois, son cœur s’emballait de joie et d’amour plutôt que de chagrin. Puis, peu à peu, la santé de la jeune femme se dégrada. Il avait l’impression que le crescendo de son bonheur faisait miroir à la descente lente et douloureuse qui suivit. Sa peau rosée pâlit. Ses cheveux d’or se ternirent. Il ne comprenait pas pourquoi. Il ne comprenait pas comment… Leurs rendez-vous se faisaient à l’hôpital. Elle avait tenu à ce qu’un prêtre les marie, même s’il avait craint qu’elle ne parte juste après… Mais elle était toujours là… d’une certaine façon. Elle avait tenu quelques jours, avant qu’un étrange homme ne vienne les voir, armé d’une proposition. Plonger Gabrielle dans un coma magique en attendant que le monde découvre un remède à sa condition… en échange, oh, pas grand-chose… juste quelques services ici et là. Rien de bien méchant. Qu’ils disaient.

Lyon – 2000
Cent ans que Quentin sert Wolfram & Hart. Cent ans qu’il accomplit leurs basses besognes, dans l’espoir qu’ils lui ramènent sa Gabrielle. Il passe son existence entre les voyages pour ses missions, et la Hongrie, au milieu d’une forêt, dans laquelle le cabinet d’avocats cache un de leurs centres de recherche… Il y reste aussi longtemps qu’il le peut, éternellement au chevet de l’amour de sa vie… jusqu’à ce qu’on l’envoie ailleurs pour récupérer des informations, régler un problème, mettre fin à une vie. Souvent, Quentin se demande si Gabrielle aurait été d’accord pour qu’il vende ainsi son âme et son humanité juste pour elle… mais elle est la personne la plus chère à ses yeux… La seule qui existe pour lui, la seule pour laquelle il existe. Sans elle, il n’est plus rien… Alors il ne peut qu’attendre qu’ils trouvent un remède, qu’ils lui rendent sa Gaby…

En attendant, ils l’ont envoyé à Lyon, pour aider avec cette Bouche de l’Enfer qui se réveille, être au service des associés et des agents sur place… pour qu’il se salisse les mains à leur place…



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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Mer 11 Juil - 23:19


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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Mer 11 Juil - 23:21

Me fais pas boom, hein ?

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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Jeu 12 Juil - 0:56

Bienvenue !! What a Face
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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Jeu 12 Juil - 9:33

Merci mademoiselle ^^

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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Jeu 12 Juil - 14:20

QUENTINOU.
Bienvenue sur HB ma belle, ta fiche étant visiblement terminée, je te souhaite pas bon courage pour l'écrire. Arrow
Si t'as des questions, c'est chez maman coincoin. (A)
(Mais on a problème avec internet, donc si elle tarde c'est normal. )

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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Jeu 12 Juil - 14:23

Merci ❤️

Ahah non elle est pas encore terminée xD presque mais pas encore #mercilepave xD

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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Ven 13 Juil - 7:30

POUAHAHAHA!!!
Bienvenue sur le fofo!!!
Courage pour le reste de ta fichette!

Si jamais tu as la moindre question, hésites pas à venir me sonner!

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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Ven 13 Juil - 9:36

QUENTIN

Bienvenuuuuue!!!

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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Ven 13 Juil - 10:29

Merci vous deux
J'essaie de finir tout ça aujourd'hui !

Dora, j'adore tellement Anya, même si je l'ai vu que dans Morgane et Split

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Pouvoir : Je te l'accorde, je n'ai pas les supers pouvoirs d'une Tueuse ou d'une potentielle mais depuis mon adolescence je botte le cul des créatures surnaturelles. Tu l'as compris, mon choux, faut pas venir m'emmerder.

Métier : Ah ah ah. Un quoi? On en parlera un autre jour, si tu le veux bien.



Avatar : Yvonne Strahovski

Localisation : Un peu partout. Je suis du genre vadrouilleuse, tu vois?


MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Sam 14 Juil - 7:31

POUAHAHAHAHA!!!
J'adoooooooooooooooooooooore ta fichette!!!!
Et puis un larbin de Wolfram&Hart! C'est tellement cool, ça!!!!


Je te valide!!!

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Quentin Faust
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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   Sam 14 Juil - 8:11

Merci

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See you soon


We'll be together forever, until we can't even remember what it feels like to find each other again after an hour, a minute, a second apart. We can have forever or we can have now, with an ending that makes it real. You and me, we didn’t get a lot of time. But we lived a lifetime together. I don't have forever to promise you. Most I can give you is this moment. But it's yours if you'll take it.
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MessageSujet: Re: Qui a cassé ma bouteille de Tabasco ? ◊ Quentin   

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