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Hop hop, le rythme va à nouveau ralentir du côté des admin, petit rappel avec ce sujet :Ralentissement staffien

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Salem S. Panabaker
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MessageSujet: chat alors ! • alex  chat alors ! • alex Time-m10Lun 4 Fév - 15:09

Chat alors !

Un chat la fixait, noir comme la nuit, hérissé comme une boule d'épingles. Il n'avait pas miaulé, comme les autres chats. Non, il avait dit miaou. Et c'était totalement différent.
ft alex



« Quelle idée j'ai encore eu, moi, alors. Ce n'était pas comme si elle avait autre chose à faire qu'à m'attendre, d'un autre côté ! » Je me plaignais tout bas, dans mes moustaches. J'avais essayé d'approcher ma Potentielle trois fois, depuis mon arrivée. Ces trois essais s'étaient soldés par des échecs. Je m'étais fait attraper par une enfant lors de la première tentative. Saleté de gamine ! Je détestais les gosses. Parce que ça bavait, ça criait, et ça n'avait ni thon ni croquettes. En tout cas, pas d'argent pour m'en acheter. Aucun intérêt. La seconde fois, plusieurs jours après, j'avais réussi à l'approcher. Quelle plaie que de la retrouver dans toute la ville, avec le peu d'informations qu'on m'avait donné ! Et je n'osais guère contacter le Conseil, car ces braves messieurs me pensaient à nouveau humain. Je n'allais pas les avertir du contraire ! Cela les aurait ennuyé, et j'étais bien trop gentil, trop aimable, trop charmant pour ennuyer de vieux barbons. Je suis la perfection même, je sais.

Le troisième essai avait été le pire. Je perdais clairement patience, car il m'était difficile de survivre dans la nature de Lyon. Les rats restaient de la vermine, et je n'allais pas m'abaisser à abattre des souris. Malgré le temps clément, je préférais nettement trouver ma Potentielle et habiter chez elle, à l'abri, avec mon quota de caresses et de comme tu es mignon toi. Et les croquettes. OU MIEUX. Du saumon. J'espérais qu'elle avait du saumon. Tout à mon impatience, pensif, j'avais traversé la route sur le passage piétons. Sauf que les passages piétons sont fait pour les piétons humains. Un crissement frénétique plus tard, je voyais ma vie défiler devant mes yeux. J'avais manqué de me faire renverser - ou plutôt écrabouiller, soyons honnête. Moi, mourir ? Mais j'étais trop jeune, trop beau, trop génial pour ça. J'avais tant de choses à faire, encore ! Un bain de chocolat ! Une potion pour me dupliquer et ... non ça c'est perso, désolé. Je m'étais remis de ma presque mort dans mon coin, un brin choqué. J'avais pu compter sur le soutien d'une mamie : je m'étais glissé parmi les autres chats, lui chuchotant quelques conseils, puis faisant semblant de miauler d'un air innocent, faisant croire à la vieille qu'elle entendait des voix, ou qu'il s'agissait de sa conscience. En attendant, je l'avais eu mon morceau de saumon.

Mais cette nuit, c'était la bonne. J'avais mis du temps à la retrouver, plus vive et changeante qu'une rivière, cette petite. Mais j'avais retenu les endroits auprès desquels elle traînait, notamment cette agence là, au nom bizarre. Je l'avais attendu les dieux savaient combien de temps. C'est qu'elle mettait ma patience à rude épreuve ! Quand j'avais aperçu sa silhouette, j'étais descendu de mon muret pour la rejoindre de ce galop qui mange les kilomètres des fauves. Puis, trottinnant sur son côté, j'avais bien pris le temps qu'elle remarque ma présence. Alors que l'on s'arrêtait à un feu rouge, dans cette ville  à la nuit un peu trop noire qui me dissimulait presque, je levais mes yeux dorés vers elle. « Alors comme ça, on se promène sans observateur, mademoiselle Godefroy ? Ce n'est guère prudent de ne pas m'avoir attendu. Enfin qu'importe, vous voilà sauvée, chère désespérée, à présent que je suis là. » Et, devant son air effaré, j'eus un petit grondement de rire. « Vous vous attendiez à miaou, sûrement » fis-je en me complaisant dans sa surprise.

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Alex M. Godefroy
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MessageSujet: Re: chat alors ! • alex  chat alors ! • alex Time-m10Lun 4 Fév - 15:56

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J'suis là, vautrée avec ma clope, plus blasée que jamais. C'est bon, j'suis dans la merde. C'est officiel après avoir été officieux. J'avise tout le matos et tout le bordel de cartons à la con. Si Sébastian ose revenir, je le tue. Je renifle une dernière fois. Hors de question que Basile capte la rougeur de mes yeux. J'ai aucune envie que qui que soit capte un semblant de larme sur la carne de mes joues rougies. Déçue, moi ? A peine. Je malmène mes doigts, la clope coincée dans mon bec. Et je jure sans cesse en tentant de me remémorer où j'aurai merdé. Et où lui il a merdé. Le pire, c'est de pas savoir. Mort ou pas mort ? Jude a finalement décidé de me parler du passif bordélique de mon observateur. Ex-Observateur. Va falloir que je m'y fasse. Putain de vie. Je laisse mon regard couler le long de la rue, en bas de l'immeuble. Je commence à me les geler sur ce balcon, mais le froid me revigore. Sa morsure me rappel que je suis là, bel et bien vivante. Alors, foutue pour foutue, j'ai plus qu'une carte à jouer : Accepter la proposition du gars qui ressemble de près ou de loin à mon meilleur ami. Je soupire avant de lâcher le mégot dans le vieux pot de fleur vide et m'étire. J'ai plus qu'à me rafraîchir, mettre une veste sur mon dos, allumer une nouvelle clope et déguerpir.

Je me tourne une fois pour aviser le salon vide et trop grand, trop vide.

L'écran de la télé énorme qu'il m'avait offert pour se faire pardonner d'une énième merde dont il n'était même pas responsable a déjà laissé une marque sur le mur. Merde. 6 putain de mois, déjà. J'avance lentement, soupire et avise l'unique photo de nous deux.

C'était pas parfait, mais j'avais fini par être bien, là, avec lui.

« - Lâcheur.

Plus jamais je pleurerai pour toi, Sébastian. Et il est absolument hors de question que je laisse un autre bureaucrate à la con rentrer dans ma foutue vie.

Plus jamais.

****

Eh merde.  Une énième clope coincée dans le bec, je soupire en avisant le feu tricolore. J'avais bien vu le sac à puces qui me suivait depuis un moment. Mais pour avoir buté plusieurs vampires, un type avec une tête de requin et une tonne d'autres bestioles dégueulasses, plus rien ne m'étonne, maintenant. Les chats m'aiment bien, c'est tout. Alors, lorsque le matou me parle pour se présenter, le regard que je lui lance est un mélange de stupeur et de rage contrit. J'avais pas dit : Plus d'observateurs ?

Certes, j'ai des tas de questions.

Pourtant, je continue de cracher ma fumée de nicotine dans l'air en lui lançant un regard morne en biais. De haut. Et je retiens mon réflexe bien compulsif, me baisser pour lui grattouiller le derrière des oreilles. Son poil a l'air si doux, si soyeux. Non Alex, non !

- Alors comme ça, on sait pas s'informer un minimum, le sac à poils ? Je lâche avec ironie. Si tu disais vrai, explique-moi un peu ce qu'un putain de chat peut bien m'apporter de plus que ce que je sais pas déjà ?

Quoi, ils lui ont pas dit pour Sébastien ? Je grince des dents. On va pas me faire croire qu'un matou puisse être un mentor. Et puis quoi encore ? J'ai vraiment dû fumer un truc pas nette, finalement. J'ai envie de savoir comment un chat peut parler. Comment un chat peut être mon observateur, surtout. Ce qui m'étonnerai fortement, d'ailleurs. C'est peut-être encore un tour de Marcus. Ce serait plus plausible. Mais là, tout de suite, j'en veux à la terre entière et c'est sur lui que ça va tomber. Pas de bol, minou. C'est toujours le messager qui prend.
J'suis pas intéressée, retourne cracher des boules de poils ! Je l'invective finalement en coinçant ma clope entre mes dents, furieuse et triste que je suis.
Le feu passe au vert et je m'engage rapidement sur la voie piéton, me figeant en plein mignon sous les phares d'une voiture, avant de me tourner vers lui.

- Ah, et passe le bonjour à Nessie, tant que t'y es, sale mythomane de mes deux ovaires !

Je lui balance mes deux majeurs en guise de salut, la fumée de nicotine sortant de mes naseaux, avant de filer comme le vent.

Non mais y en vraiment qui me prennent pour une conne !


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Salem S. Panabaker
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MessageSujet: Re: chat alors ! • alex  chat alors ! • alex Time-m10Lun 4 Fév - 19:22

Chat alors !

Un chat la fixait, noir comme la nuit, hérissé comme une boule d'épingles. Il n'avait pas miaulé, comme les autres chats. Non, il avait dit miaou. Et c'était totalement différent.
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Bizarre, qu'elle ne se sauve pas en courant. Et puis, elle ne s'est même pas penchée pour me caresser. Même pas l'ébauche d'un début de mouvement. Bizarre. Est-elle humaine ? je me demande stupidement, dans mon égocentrisme ardent. L'odeur de sa fumée atteint mes narines sensibles, je renifle d'un air impérieux et mécontent. Autant qu'un chat puisse le faire en tout cas. J'suis assis comme un sphinx, la paire de nénés en moins, la queue roulée contre mon corps, le regard fixe devant moi. Le ronronnement des voitures qui s'arrêtent au feu rouge me font penser à de gigantesques fauves, alors qu'Alex lâche des sarcasmes. Mes yeux dorés suivent enfin son corps tendu. Je mets vaguement de côté mon égocentrisme, et je me demande ce qu'elle a, pour être aussi nerveuse, aussi tendue, aussi ... humaine ? Elle semble prête à tout rejeter. Mon instinct de chat prend le dessus et je me dresse, dans l'envie parfaitement féline de me frotter à ses jambes. Ah non, saleté de cerveau à litières, on se calme ! Elle a craché des horreurs, comme du venin bouillant. Mieux vaut dehors que dedans, non ?

On m'a encore refilé une taré, parfait. Je m'élance à sa suite, ignorant la vulgarité de ses gestes, l'odeur immonde de la clope vissé à ses lèvres comme  une langue blanche nicotineuse. J'émets un petit soupir, galope pour traverser et ne pas la perdre. Par trois fois, elle m'a glissé entre les pattes. Je ne la lâcherais plus, sinon le Conseil va commencer à m'emmerder. Mes grands yeux dorés clignent dans sa direction, l'air aussi cynique, moqueur, boule de nerfs et de colère qu'elle. Elle croit quoi, putain ? Que ça m'éclate d'être dans la peau d'un chat ? Certes, ça a des avantages, mais rien à voir avec le fait d'être humain. Si je m'étais ramenée sous ma forme physique, j'aurais grave pu faire l'affaire. J'ai toujours eu une côte de malade auprès des dames, avec mon charme d'enfer.

« Quelle vulgarité, j'peux savoir ce que ça cache, toute cette colère, exactement ? Un traumatisme de l'enfance, ou une connerie du genre ? Peu importe. Je m'en fiche. Bien, comme nous sommes partis sur des voies absolument magiques, autant vous donner mon identité : je m'appelle Salem Panabaker. Je suis effectivement observateur. Votre ancien observateur ... » Là, j'ai un trou ; merde c'était quoi ! « Heu, heu ... merde ... Ha si ! La petite sirène ! Sébastien ! » Presque. Bravo pour le moyen mnémotechnique, elle va adorer. Bon, j'en sais pas plus sur l'ancien observateur, parce que c'est pas mon genre de m'intéresser au mec mort - ou enfui - avant moi. J'prends la place comme on pique une glace à un bébé : sans remords. Parfois avec des cris et des pleurs. « Certes, je suis un chat. Pas ... tout le temps, mais ... la plupart du temps. Vos entraînements au combat seront donc soit entretenus avec un autre observateur de mon choix - je serais même indulgent, magnanime, et vous pourriez m'aider dans mon choix - tant que je n'aurais pas retrouvé forme humaine. Quant à la stratégie, aux connaissances, aux recherches, je suis un spécialiste de tout ça. Vous devez sûrement trouver tout ça ennuyeux, hm » que je me moque. Elle a clairement le profil type de la guerrière. L'insolente. L'enfant adulte. Le genre de fille qui réfléchit peu, agit beaucoup, en détruisant tout autant. Je la juge calmement, sans connaître une once d'elle, sans remords. J'ai toujours agi ainsi. Je la trouve petite, mais j'aime la nervosité de ses muscles, la réactivité de ses gestes. Beaucoup moins cette fichue clope qui l'auréole de cette odeur gerbante. J'en toussa un peu, pas de boule de poils, mais ça irrite mes muqueuse. Ca me donne soif.

« Je vous aurais volontiers invité à manger quelque part. J'suis sûr qu'avec de l'entraînement, je saurais tenir une fourchette avec mes pattes » grince t-il, amer, « mais on verra pour le salaire que me verse le Conseil plus tard. Voudriez-vous me conduire à votre logement ? Afin que nous puissions voir tout cela au chaud. Mon petit corps réclame sa dose de confort » je dis d'un ton guindé, comme si je lui reprochais le petit vent frais, et le fait d'avoir dû vivre à la rue comme un dur depuis plusieurs jours, plusieurs semaines.

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Alex M. Godefroy
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MessageSujet: Re: chat alors ! • alex  chat alors ! • alex Time-m10Mar 26 Fév - 9:57

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J’aurai jamais cru dire ça un jour, mais être démarchée par un sac à puces dans la rue, c’est carrément glauque. La situation m'aurait sans doute fait marrer, dans d’autres circonstances. Peut-être qu'elle m'arrachera la gueule dans quelques jours. Mais ce sera certainement pas avec ce con de Sébastian. Malgré-moi, je me vois lui raconter et je nous vois hurler de rire. Une réalité qui n'existera jamais, Je renifle avec dédain en longeant le mur. Le premier arrondissement à jamais été mon quartier favoris, mais c'est là que l’agence et Basile de trouvent. Pendant un pauvre instant fugace d'une naïveté sans bornes, je me crois libre et débarassée de ce maudit bestiaux.

Pas de bol, c’est pas le cas.

Voilà que le matou s’élance à ma suite pour me lâcher un vieux monologue freudien. Sérieusement ? Qu'est-ce que je fais, je le balance contre un pare-brise ? Pas moyen, un chat reste un chat. Je vrille mes onyx droit devant moi, ignorant les dires du félin. Je deviens juste folle. Je préfère presque ça au scénario promis par … Qui c’est, d'ailleurs ? Salem ? Ah, tu parles d'une ironie. Un fléau qui porte le nom d'une tragédie. Je soupire avec force et crache ma nicotine en mordillant mon filtre. Je vais pas pouvoir l’ignorer jusqu'à l’agence. Ce petit con est capable de me suivre. Mais ses paroles lancées insoucieusement dans l'air toxique de Lyon se fraient un chemin jusqu’à ma cervelle. Mon rythme ralentis et ma respiration devient bancale. J’arrache la clope de mes lippes, baisse un regard malade vers lui et avant même que j’ai eu le temps de dire ouf, je suis plantée-là,  en plein milieu de la rue.

A fixer un chat en attendant une réponse de sa part.

Merde. Merde. Merde ! Je lâche un pauvre soupire de dépit en fixant le pelage noir de l'étrange créature. Y a un truc qui se brise dans ma cervelle. J’ai envie de lui hurler dessus. Qu'il prenne tout à leurs places.  A ces putains d'hypocrites en costards cravates. Au lieu de quoi, j’éclate de rire. Mes épaules frémissent et dans un tumulte spasmodique, mon éclat s'éparpille dans l’air. Il ricoche, dérange un passant, fait lever la tête d’un pigeon surpris et m’attire probablement le titre officieux de tarée de l’année. C’est incontrôlable. J’en ai des effluves lacrymals qui s'éparpillent sur mes joues rougies.  En deux/deux, j'ai le cul sur l'asphalte, le dos contre le mur et la respiration qui manque à mes poumons. Et au bout de ce qui semble une éternité, je lâche avec difficulté :

« - Ma… vie est trop… bizarre, que je souffle entre deux hoquets.

Il faut que je me calme. Et le temps s'étirent encore alors que je secoue le menton.

- Salem, c’est ça ? Écoute, le prend pas mal… Mais comment un chat qui parle et se présente comme… un… mentor, peut espérer un semblant de crédibilité ?

Je soupire, mordille ma lèvre inférieure et hausse les épaules.

- Je passe mon temps à courir après des cas pas plus bizarre que toi. Alors,
Désolée… mais je te fais absolument pas confiance. T'es pas face à une adolescente paumée là. T'as pire devant toi. Bien pire. Une artiste d'âge adulte et névrosée.


Je me redresse finalement, jette un regard à l’agence et tourne les talons.

- Et si tu dis vrai, on vient de t'arnaquer. Une potentielle de 27 ans, c'est espérer un peu trop. Je suis trop vielle pour ces conneries. J'arrête. Je rends les armes. Je veux plus rien avoir à faire avec eux !  »

Ce serait le duo Potentielle /observateur le plus risible au monde. Un chat qui doit gérer une pseudo-élue périmée à la santé bancale.

Putain d’ironie.


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