the devil's wing
Hop hop, le rythme va à nouveau ralentir du côté des admin, petit rappel avec ce sujet :Ralentissement staffien

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 the devil's wing

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Svein Henrisken
- Svein Henrisken -
Date d'inscription : 23/01/2019
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Age du personnage : 36 ans... peut-être moins. En fait sûrement plus.
Pouvoir : Maître des éléments, prédilection pour le feu. Force accrue en lendemain de pleine lune et rage courroucée comme un pépin dans l'fond du gosier.
Mon boulet : Sienna, qu'on s'le dise.
Métier : Dealeur, troqueur, revendeur. Gérant d'un club, repaire à immondices, bêtes de foires, hontes de toutes espèces confondues.
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MessageSujet: the devil's wing  the devil's wing Time-m10Lun 28 Jan - 16:17

† the devil's wing †


❝ There's only one sure way To bring the giant down defunct the strings. Of cemetary things, with one flat foot, on the devil's wing
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Une épaisse volute de fumée s’échappe du gosier, haleine brûlante qui se confronte au froid mordant qui semble engluer l’hexagone. L’homme reçoit un nouveau coup dans l’estomac, les phalanges incrustées dans le goudron trempé tentant vainement de s’y raccrocher malgré la véhémence du choc. Ebranlé, un hoquet le secoue, les bras flanchent, ne parviennent à soutenir le corps qui fini par mordre le bitume lourdement. Le regard asphyxié d’une agonie langoureuse, le flash des phares de bagnoles en projecteurs se reflètent dans la pupille noirci, un sourire halluciné lui déformant le faciès.

-Relève toi espèce de connard ! Mon blé bordel… j’ai tout mon p’tin d’blé sur ta gueule… DEBOUT !, qu’une voix grasse beugle derrière lui, le palpitant cognant contre sa jugulaire palpitante.

Les gencives suintantes d’une salive sanglantes, l’homme à terre lui balance un regard équivoque, lourd de sarcasme. Des cris se font entendre au loin -partout autour de lui, là où ses tympans aphones ne saisissent ni sens ni distance. La foule en tension beuglant impatience et victoire en des hurlements survoltés. Le blondin se tourne sur le dos, allongé et offert à la vue de l’adversaire. Le torse fier, battant son thorax de ses poings ensanglantés. Paradant tout autour du cercle formé par une foule extatique, victorieux et confiant, l’homme se marre, un lugubre accent s’échappant de ses lippes enragées. Sa stature imposante étonnamment agile et rapide, sautillant au quatre coins de "l'arène" de fortune. Parce qu’il le voit pas, le blondin. Sourire comme un diable. Se redresser, chanceler, tremblant d'une adrénaline pernicieuse. Il le voit pas, avancer, la démarche malhabile. Lui saisir les épaules, usant de ses dernières forces, pour le balancer au sol. Il l’a senti, trop tard, lui assener le coup fatal. Celui qui se logera contre sa gorge, asphyxiant sa langue asséchée, privé de tout air respirable là où aucun vent ne peut l’atteindre. La gorge écrasée par les phalanges engluées de crasses, la masse s'étale lourdement au sol. S'enserrant la gorge pour maintenir la douleur sourde et le manque d'oxygène qui exorbite ses orbes.
Puis un dernier soupir.
Crève.
Le corps s'immobilise sous les yeux du blondin qui observe, en bête curieuse, la vie s'échapper du poitrail immobile. Un frisson de plaisir aussi exquis que dégueulasse lui lèche sournoisement l'échine, faisant frémir la chaire pigmentée de frissons délicats.

Un petit homme trapu prend place sur le ring de bitume, au centre du parking abandonné, trottinant de ses jambes courtes au travers le cercle pour s’agripper au poignet du vainqueur, se contentant de secouer la paluche au dessus de sa tête allongée et bouffie par manque de centimètres.

-"L’nordique est vainqueur ! Odin a frappé le sol de son marteau ce soir ! Fin du match !!" qu’il beugle de sa voix pâteuse.

Odin a pas d’marteau, trou duc et j'ai qu'le nom de nordique.... Le blondin récupère sèchement son poignet avant de s’essuyer un bout de gueule contre son avant bras, découvrant une longue traînée de sang lui barrant le derme. Shooté à l’adrénaline, de vagues picotements lui effleure les sens, par vagues inconstantes. Imprécises au point qu’il ne parvient à en cibler la provenance. Un homme faisant deux fois sa taille pénètre à son tour dans le cercle commençant lentement à se dissoudre, se saisissant des pieds du macchabé dont plus personne se soucie, pour le trainer à l'arrière d'un camion remorque à l'allure plus que douteuse. T'aurais dû m'tuer tant que t'en avais l'occasion.

Arrivé à sa caisse, l’homme se passe un t shirt usé sur le visage, tente d’essuyer les ravages de la lutte d’un coup de chiffon hâtif.Parce que ça va passer… Elle va rien remarquer...Ouai. Parc’qu’elle connaît pas l’odeur du sang. Pas vrai ?… J’vais m’faire cramer. Fuck.Un soupir s’extirpe de ses lippes avant de faire claquer son zippo entre ses doigts, cramant puis tétant la pointe de sa clope. La nicotine lui mord un bout de lèvre, de cette sensation doucereuse, un peu trop lancinante de l’amertume acide du goudron contre sa plaie béante. Sensation lentement masquée par les os douloureux sous sa chaire au mouvement de ses bras sur le volant.

Direction Manoir...Fait chier. Déjà 2h du mat.

...


Tantôt affairé à se barbouiller l’âme de vice et de sang, le blondin enfonce la visière de sa casquette sur ses cheveux trempés d’une sueur froide, planquant sa réalité saccadée sous une mine renfrognée. Ses fringues empestent le sang, la nicotine, mêlés savamment aux effluves d'un bourbon sans qualité -rapidement chopé sur le bord de l'auto route. Badigeonné méticuleusement des sombres dessins que reflètent aussi mystérieusement que jalousement, son âme. Un bout de lippe écorchée, d’une ciselure épaisse et beaucoup trop profonde pour l’excuser d’une simple portière ouverte à la volée, le blondin pénètre les portes du club. La trogne rentrée entre ses épaules, le regard fixant la scène occupée d’une chanteuse blues finement vêtue, afin de ne pas avoir à croiser celui de la co propriétaire des lieux. Un rictus douloureux lui écorche le faciès quand il croise l’une de ses serveuses, le reconnaissant sans se permettre de s’étonner de l’oeil noirâtre qu’il lui présente. Plissé et gonflé, sous les tuméfactions témoignant le crochet gauche, plus que volontaire, de son adversaire.

-"Salut blondie," qu’il marmonne sans se soucier d’être entendu.

La donzelle lui passe devant, le plateau élégamment tenu pour ne rien gâcher de son hypnotique déhanché, balançant ses hanches habilement dans un mouvement qui lui fait presque oublier les douleurs évasifs que lui infligent ses muscles endoloris.. J’empeste l’chien crevé. Une aura évasive semble onduler autour de lui, attisant les sens affinés des quelques surnats éparpillés au quatre coins de la pièce principale. Certains faciès se tournant sur son passage sont inconnus, d’autres beaucoup moins…

-Les horaires semblent pas être votre fort, minaude la harpie à la poitrine manquant de faire éclater son décolleté, nonchalamment assise au comptoir, sur son royale séant de reine mi-pute, mi flippante.

Ses iris noirâtre, rongées par une impatience vainement mesurée, la vipère darde son regard concupiscent sur les mouvements du blondin s'asseyant sur le tabouret voisin. L'homme sort un sachet bleuté du fond de sa poche sans piper mot, le claque sous sa paume, contre le comptoir luxueux du bar. On lui enlèvera pas ça, Sienna a l'goût que moi j'ai pas. Gardant l'azure de ses yeux planqués sous le couvert de la visière de sa casquette.

-"J'peux vous en refiler en plus grande quantité… voyez avec vos clients si l'produit leur plait." qu'il balance sèchement, faisant claquer une énième fois son zippo pour se rallumer une clope.

L'ondine récupère de ses griffes acérées le petit pochon bleuté. Ses sens surdéveloppés analysant la substance renfermée. Un mélange d'embrun, de poudre de parlimpinpin et d'ecstasy au parfum amer. Un truc qui semble aiguiser son regard. Celui que seule une vampire de stade supérieur a le droit d'avoir. Insufflant un vent glacial contre le faciès du blondin qui l'observe, sans ciller, pas franchement impressionné. Ayant pris l'habitude au sur trop d'pouvoir détenu dans une pupille crevée d'éternité. Le regard sournois de Trent semble brusquement se calquer sur la trogne de la sulfureuse, enveloppant les trippes du blondin d'un sentiment de gêne indiscernable. J'ai un sale pressentiment…. Une main désinvolte glisse dans son épaisse chevelure de jai, rameutant la tignasse contre une épaule finement dénudée, exposant à la lumière chaude des lieux, une gorge dépourvue de toute pulsation. Ses lèvres bougent, hypnotiques, captivantes d'une voix emprunte de damnation. Marmonnant d'un miel dégoulinant de menaces.

-"Vous n'êtes pas facile à saisir, monsieur Henrisken. Vous êtes un homme qui gagne en pouvoir, en notoriété et votre nom résonne comme la plus succulente des menaces dans les oreilles de vos confrères. Vous vous servez dans une ville que vous semblez oublier… Ne pas vous appartenir. Des manches se relèvent sur votre passage et à en voir votre visage, votre aura… Vous avez bien des démons à vaincre." la brune se rembruni, un rictus étirant sournoisement des ridules insoupçonnées au coin de ses orbes malicieux "je dois admettre que ça me plait, cette insouciance si fatigante d'humanité… Vous et votre amie ne vous rendiez sûrement pas compte que des prix flânent au dessus de vos têtes. Vos produits pullulent dans les rues. Vous ne vous mouillez pas. Ce qui vous rend encore plus dérangeant aux yeux de la concurrence." un verre d'hémoglobine glisse entre ses doigts, agitant le liquide carmin d'un geste distrait, ses iris accrochées à celles qui lui font face "Mon maître vous propose une alliance que je vous déconseille de refuser."

Des menaces. Pestilentielles de suavité, usant du charme vampirique qu'elle tente de faire peser sur les épaules voutées du blondin. Cherchant à influencer les neurones fuckés par l'alcool et la douleur. Un puissant aura de stupre flotte au dessus de la tête du blondin, brusquement mal à l'aise…La ceinture pulsant incontrôlablement. Salop'rie d'vampire.Le pouls s'engrène d'une course sanguinolente contre ses veines battantes. La faim dans les yeux de l'ondine le fait se raidir, les muscles bandés sous une tension vénéneuse, prêt à bondir. Les phalanges se serrent contre le comptoir, les mâchoires se crispent à en faire tressaillir les joues parsemées d'une barbe nonchalante. L'venin de tes canines dans une fiole pour confectionner la nouvelle drogue qui f'ra couler ton commerce m'fait davantage bander.

Un grognement sourd remonte contre son thorax, là où une brusque présence féminine vient insuffler un nouvel accent à l'échange, vite devenu asphyxiant. Sienna. Ses longs doigts manucurés posées sur le comptoir, le buste dressé, l'œil professionnel et indéchiffrable allant du visage du blondin à celui de l'ondine, visiblement frustrée de voir son "effet" retomber à la simple présence de la démone.

T'en as un mis un putain d'temps à débarquer. L'homme soupire sèchement en laissant le mégot de sa clope tremper dans le verre de l'ondine, se redressant en poussant l'assise sous ses fesses. Il évite sournoisement le regard de la démone pour fixer durement celui que l'ondine, une rage violente semblant mordre des traits dépourvus de toute sensualité. C'est qu'elle baverait presque d'rage la succube. Heurtée entre les deux propriétaires dont les regards fermés à toute discussion l'encadre dans un étau infernal.


(c) mr.chaotik

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Sienna Mazzola
- Sienna Mazzola -
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Age du personnage : 33 années de pur bonheur...
Pouvoir : Je m’immisce dans les esprits pour modifier ou enlever les souvenirs. Je peux aussi en créer de toute pièce. Bien que ce don m'est des plus utiles j'affectionne particulièrement celui qui me permet d’accéder à vos pires cauchemars pour vous les rendre des plus réels.
Mon boulet : Svein tu perds rien pour attendre....
Métier : J'aime à dire que je suis une femme d'affaire. Svein et moi même possédons le Manoir, Nightclub situé dans le 7 ème arrondissement. Entre légalité et illégalité nous sommes en mesure de vous offrir toute envie qui pourrait germer dans vos mignonnes petites caboches
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Localisation : Au Manoir ou dans la maison que nous partageons Svein et moi

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MessageSujet: Re: the devil's wing  the devil's wing Time-m10Lun 4 Fév - 0:37

The devil's wingPresque perdue au milieu de l'amoncellement de corps humains, deux grand yeux marrons partiellement recouvert par le pan d'une capuche en suédine noire observent la scène. L'odeur, dégueulasse de sueur, de sang et de terre qui imbibe l'espace déforment les lèvres carmines de la demi-démone, elle déteste ça. Ce savant mélange ayant le pouvoir de la replonger des années en arrière lorsqu'elle était à peine adolescente et que la vie l'avait contrainte à traîner les rues. A cette époque, le seul foyer qu'elle possédait se résumait à cet homme se donnant en spectacle au beau milieu de cette foule enhardi par la violence et la testostérone. Le souffle court, les muscles bandés, elle essaye tant bien que mal de garder son calme, de faire taire cette envie sous-jacente de monter sur le ring de fortune pour en extirper l'idiot qui s'y défoule comme un possédé. Plus que la colère, la peur noue ses entrailles, force sa poigne pour en faire blanchir les articulations de ses doigts. Les ongles parfaitement manucurés entaillent la paume, scient la chair pour en extraire de petits sillons de pourpre. «Pauvre idiot». A ce moment précis, elle le déteste. Chaque parcelle de son corps n'attend qu'une seule chose, le confronter, lui rappeler que jouer les chiens de combat n'arrangera rien. Évidemment, elle sait, elle comprend les assauts de la bête qui oblige l'homme à se défouler pour ne pas la voir prendre le dessus. Si ses propres démons sont différents, elle ne partage que trop ce fil tendu sur lequel ils marchent tous les deux en équilibre précaire. Pourtant, cela n'excuse rien, pire, elle ne fait qu’accroître cette envie de meurtre paradoxalement alimenté par cette peur indéniable de le voir périr. Sa vie était liée à la sienne, elle l'avait été des lors que ses pas l'avaient conduite dans cette petite maison où ils avaient appris à ne compter que l'un sur l'autre. Elle n'aurait jamais pu s'en sortir sans lui, elle le savait. Il était indéniablement la seule chose qui avait vraiment de l'importance à ses yeux, le seul rempart face à la folie qui consumait son esprit petit à petit.  

Dans un amas de poussière, un corps s'étale sur le sol, bruit immédiatement couvert par les cris et les mouvements désarticulés de la foule. Entre deux personnes, elle le voit, lui, malmené et ensanglanté. Son sang pulse avec une telle violence qu'elle arrive à sentir les battements de son cœurs dans chacun de ses muscles, de ses organes. « Aidons le...juste un peu...Nous avons le pouvoir de retourner la situation...Personne ne le saura...s'il te plaît. Tu en as envie, tout comme la soif de goûter ses peurs te tiraille le ventre...Plus tu résisteras et plus cette soif te consumera... ». A cet instant, bien que différents, chacun mène son propre combat. Svein au beau milieu de cette foule bouffée par le vice et l'alcool, Sienna, seule, perdue quelque part dans les tréfonds de son esprit. «Relève toi putain...» La phrase s'extirpe difficilement entre les dents presque soudées les unes aux autres. Sa respiration se fait plus sporadique alors que le marron presque réconfortant de ses yeux prend une couleur améthyste. L'envie de lui venir en aide consume son corps paralyse ses pensées et ses muscles. La démone en elle tente sournoisement de prendre le dessus, de jouer avec les sentiments de l'italienne pour accroître son emprise.

De nouveau, les cris retentissent, les positions s'inversent, Svein prend l'avantage. L'air s'engouffre dans les poumons de la torturée, bouffée salvatrice qui fait redescendre la pression emmagasinée dans ce corps mortel. Un sourire finit par briser la crispation de son faciès. Léger, tout juste perceptible au coin des lèvres pulpeuses. Bien qu'il n'en sache rien, le sorcier vient de gagner pour eux deux.  «Bien joué». Le voir vaincre provoque en elle un élan de fierté malsain. Même si la colère demeure, elle ne peut le nier Svein est un gagnant et elle adore ça.

Sans attendre les congratulations du commentateur la belle brave la foule pour se diriger vers la sortie. Cela fait maintenant plusieurs semaines que, silencieuse, elle s'asphyxie de poussière, de tabac et d'alcool pour venir le voir combattre, le voir prendre risques sur risques. Si elle a en horreur ces escapades nocturnes elle se garde bien de lui avouer qu'elle sait. Pourquoi ? Parce qu'elle n'aurait pas de solutions, pas d'alternative à lui proposer pour combattre la bête qui le ronge. Alors, elle tache de veiller sur lui, à sa manière, en attendant de trouver le moyen de faire taire à jamais le monstre qui cohabite douloureusement avec lui.



Les néons agressifs du Manoir brûlent sa rétine rendue sensible par le changement trop rapide de luminosité. La foule se presse contre les portes alors que, dans une démarche presque altière la démone les dépasse sans même leur jeter un regard. Elle n'en a pas le temps, elle n'en a pas l'envie. Ce soir, elle ne se sent pas l'âme à faire semblant, du moins, pas avec eux car elle le sait, la rencontre qui l'attend risque de lui pomper plus d'énergie qu'elle ne le voudrait.

«Bonsoir Mark...» La politesse n'attend pas de réponse, si ce n'est l'ouverture de la porte à deux battants en bois massif renforcée par de multiples et épaisses lames de métal rivetées. Un instant, son regard se perd dans les nervures du bois qu'elle a expressément fait venir de Finlande avant qu'elles ne laissent place aux lumières tamisées et à la chaleur du Manoir.

Sans attendre, la jeune femme s'engouffre entre les corps berçaient par la musique Blues qui s'échappe des lèvres d'une splendide créature au teint halé. Le visage toujours partiellement recouvert de sa capuche, elle évite scrupuleusement le regard des habitués et des gens de passage. Elle fera l'effort, plus tard, quand elle aura méticuleusement enfilé son costume de parfaite femme d'affaire. Pour l'heure, seule sa destination lui incombe.

Niché à l'étage, surplombant quelques banquettes, la fenêtre intérieur du bureau de la copropriétaire fait face à la scène. Derrière la vitre, le corps de la jeune femme se défait de son manteau pour laisser place à une robe d'un blanc d'une pureté des plus ironiques. La belle enfile adroitement une paire de chaussure d'une couleur similaire avant de prendre place derrière le carreau de verre. Ses iris cherchent méticuleusement la silhouette de l'homme qu'elle a laissé quelques minutes plus tôt à sa gloire éphémère. Ses mains quand à elles, libèrent ses cheveux de leur attache pour les laisser onduler librement le long de sa poitrine partiellement mise à nue par le décolleté de sa robe.

Quelques minutes passent avant qu'elle ne le voit, planqué derrière sa casquette. «Tu fais bien de te faire tout petit, stupide gladiateur...». Elle le sait, il l'évite, il redoute le moment où elle verra les marques laissaient par le combat de trop. Alors, fourbe, elle décide d'allonger le temps, de le laisser seul face aux griffes acérées de Julia, immortelle devant l'éternelle.

Nonchalamment, elle quitte sa position de force pour aller se parer d'un collier mettant en valeur sa féminité. Un coup d’œil dans le miroirs la force à juger son apparence. Elle ressemble à une poupée, du moins une version qu'elle jugerait un tant soit peu plus érotisée. La robe, parfaitement taillée épouse les formes généreuses de sa poitrine et de ses fesses. La cambrure accentuée par les talons la force à tirer sur le bas de sa robe. Le reflet lui plaît, plus qu'elle ne l'avouera jamais. L'idée qu'elle puisse attiser les convoitises marque ses lèvres un délicat sourire qui ne la quitte pas une fois sortie de la pièce.

Maintenant dévoilée, les regards se font plus insistants, les sourires charmeurs tentent d'attirer son attention alors que ses pas la conduisent vers le bar. Rien ne semble la distraire si ce n'est la promiscuité établit entre la vampire et le sorcier. Ça l'emmerde, pire, ça éveille en elle des envies de meurtres et de tortures. Elle se sait jalouse, possessive du moins, comme le serait une enfant, une sœur...Du moins c'est ce qu'elle se dit, c'est ce qu'elle se répète silencieusement pour justifier ses humeurs et sa possessivité.

«Julia...J'espère que vous ne profitiez pas de mon absence pour envoûter mon collaborateur.»
La phrase est prononcée sur le ton de la plaisanterie même si le regard et la gestuelle traduisent une certaine forme de provocation silencieuse. Une pique, savamment camouflée derrière ce professionnalisme rigoureusement appris au fil des années. Un bref regard vers Svein lui révèle ce qu'elle ne pouvait voir quelques minutes plus tôt, l'étendu des dégâts occasionné par sa viré nocturne. Si elle n'avait pas su, sans doute aurait-elle eut le genre de regard qui glace le sang et fait naître la peur. Mais pour l'heure, seul un sourire presque carnassier laisse à penser que le sorcier ne s'en tirera pas à si bon compte .

«Loin de moi cette idée» La réponse est courte, l'immortelle semble se défendre presque comme piqué au vif ce qui ne manque pas d'attiser les instincts joueurs de la démone.  «Alors ? Pourquoi êtes vous encore là ? Pour affaire peut-être ? Pourtant il me semble avoir été clair lors de notre dernier échange, notre contrat n'est pas négociable» Bien que, attisé par le jeu, la voix de l'italienne se fait sans appels et pleine d'assurance. La sournoiserie ne s'installe qu'une fois ses iris posé sur Svein l'obligeant ainsi à porter son regard sur elle. «N'est ce pas Svein ? »
 
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Ce que Darwin a été trop poli pour dire, mes amis, c'est que nous sommes parvenus à régner sur la terre non parce que nous étions les plus malins, ou les plus méchants, mais parce que nous avons toujours été les plus déments, les plus grands enfoirés meurtriers de toute la jungle
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Svein Henrisken
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MessageSujet: Re: the devil's wing  the devil's wing Time-m10Mer 13 Fév - 20:52

† the devil's wing †


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Éclater, pourfendre, délimiter. Vertiges, coups, larmes. Le pied.Électroencéphalogramme névrotique. Gauche, droit, uppercut. Bim, bam, boom. Aïe.Le sang. Guidé de ses pulsions insomniaques. De ces trucs qui font boom et crack. Sans phrase, ni épitaphe, au deuil du progrès causé par cette chimère mortuaire, qui rogne et grogne, contre l'os fragile. Et il s'éprend, un court instant. De ceux qui paraissent dérisoires dans la foule. A gratter, du bout de son ongle rongé, la crasse coagulée sur son poignet. Le sang séché s'effrite, craque, en petites croûtes noirâtres qu'il laisse s'émietter entre ses jambes.

-"N'est ce pas ?"

Non, j'sais pas. Il relève le nez, le monstre. Le regard détaché, anesthésié, devant remettre ses paluches à terre pour revenir de son court voyage au pays des corps tremblants.

Les iris noirâtres des deux carnassières s'entrechoquent, avec ce fracas silencieux qui semble échapper au blondin dont le regard glisse d'une silhouette à l'autre. Lui rappelant sournoisement, que le venin délicat de deux femmes, l'effraie davantage que n'importe quel charognard prêt à lui rogner l'os. L'homme sourcille. Reste silencieux, abdiquant d'un hochement de faciès évasif. Parce qu'il a senti, dans l'illusion olfactive d'être caché, qu'elle l'a vu. Qu'elle sait. Elle le connait, Sienna. Mieux qu'il ne se connait lui même. Elle comprend, la détresse qui transpire dans chacun de se ses gestes. Elle a toujours été comme ça, projeté dans l'ombres de ses pas. En veilleuse doucereuse qui apaise, du simple souffle gracile de sa voix, les maux démoniaques qui imbibent ses draps. T'es belle ce soir.

-"Ouai... non. Apparemment les closes du contrat ont déjà été visités, j'vois pas trop ce que j'ai à foutre dans cette histoire. Je suis pas la tête pensante." visiblement "et j'suis pas branché sangsue, tu tiras rien de moi, Julia" l'accent italien fait rouler exagérément le patronyme sous sa langue, rappelle furtivement, l'idylle vaporeux d'un couché de soleil romain, s'éclatant sur les pierres monastiques d'une chapelle oubliée.

L'homme tord du cul sur sa chaise, étire une moue dubitative, comme si un pique à glace venait de lui chatouiller le derrière, moitié rieur pour le semblant de contenance, moitié lasse pour ce que vaut une moitié de sincérité quant à l'intérêt dissolue que la conversation lui incombe. Un rictus fend le creux de sa joue, d'une fossette difficilement discernable sous sa barbe, quand la démone agite son dard invisible droit sur la fierté à vive de la sangsue. Le coin de la pupille se ravivant d'un feu électrique. La faute à l'encéphale shooté d'adrénaline.

-"J'vois que je suis pas le premier refus que t'essuie, Julia" le plat de sa paume carrée plaqué contre le bois du comptoir en appuie pour se rapprocher placidement du faciès de la sulfureuse "et comment une séductrice essuie ses refus ? En se léchant les lèvres et en claquant la porte sur son déhanché de prostipute en chasse ? Un refus s'essuie toujours avec classe, pas vrai."

Pas vrai.Il a le regard indocile du sale gosse, le monstre. Le jette d’une assurance vaine, sur le faciès anormalement détendue de sa consœur. Pour ce qu’elle est, exactement. Une énigme. Julia a le geste prémédité. Se redresse de son cul rebondi, sur des jambes gainées de talons aiguilles qui balanceraient un vertige aux plus vulnérables. Ses iris noirâtres et rongées d’une colère latente les toisent, un à un. Gratifie le duo infernal d’une moue méprisante et méprisable avant de faire claquer avec véhémence ses échasses sur le par terre dégueulassé de cendre. Parce qu’il en fout partout sur son passage, le blondin. Cendre partout, sauf dans le cendrier. Laisse sa crasse engluée ses pas et sa silhouette, de cette nonchalance qui la fait frémir, la démone. De tout son soul quand elle le sonne, tenter de la saboter au moins autant qu'il se sabote, lui même. Le jugeant, brusquement, du haut de sa tour de sensualité glaciale, presque offensante, pour toutes les reines de beautés qui pénètrent les lieux accrochées aux derniers connards à la recherche d’une pipe juteuse. La réprimande est là, contre la barrière de ses lippes serrées. Fardées d'un rouge à lèvre foncé, ajoutant un accent encore plus frigorifiant au teint halé qui remonte contre ses pommettes rougies.

-"Je pense pas qu'elle reviendra nous emmerder par contre..." le bout de ses phalanges s'écartent, s'agitent discrètement dans un signe sophistiqué, tracés invisibles dessinés en direction de la véneineuse avant que la porte ne claque sur sa silhouette. Un sort appris sur le bout des doigts pour entendre le fond noirci de ses pensées.

Des menaces garnies de la pression douloureuse de ses canines contre ses gencives. Le patronyme de la tête couronnée qui érige ses pas, un mélange savant et presque tendre, de peur et de rage. Un soupire profond s'extirpe du gosier, l'homme se tourne face à sa cadette, daignant enfin lever le céruléen de ses yeux contre ses prunelles.

-"Le Marquis, tu l'savais ? C'est lui qui l'envoie, apparemment, elle est plus effrayée qu'effrayante la vieille." les articulations de ses doigts craquent contre le comptoir, se défait du champs magnétique qui le raccordait à la vampire "j'ai déjà rencontré c'gars, un vampire puissant, plus de trois-cents ans d'âge. Un fruit un peu trop mûre si tu veux mon avis... trop pour ne pas être pourri à l'os. Il a la même mise sur la loi, paraît même qu'il a une relation rapprochée avec le président. Un chic type. " il arque un sourcil, le blondin, se redresse pour se glisser derrière le bar d'une flegme féline

Il est chez lui. Dans cet antre luxueux aux démons qui n'en demandent pas moins. Son regard se laisse happer par l'ambiance, les corps aguicheurs se mouvant avec nonchalance dans l'espace saturé de nicotine. Une fumée opaque semble ajouter un filtre mensonger, sur la véritable laideurs des échanges qui court-circuitent dans l'air. L'embaume, d'une délicate électricité, parfum sordide que la déco luxueuse ne saurait masquer. Un délice pour les sens, toxicomanes à tout ce qui pourrait lui rappeler que quelque part, il respire encore.

-"Mais j'suppose que je t'apprends rien." qu'il grogne dans son verre de scotch, le regard captant une rouquine à la crinière chatoyante dans la foule attroupée autour de la scène. "un dude m'a appelé pour l'organisation d'une soirée privée mardi prochain, j'ai prévenu nos meilleures danseuses, l'entrée sera uniquement sur invitation. Ca sera l'occasion de se renseigner davantage sur l'ennemi qu'on vient d'se faire, parce que devine quoi, il est sur la liste."

Le verre claque contre le comptoir sans plus attendre de réponse. La fuite s'enclenche, au milieu des corps autour du bar pour atteindre les coulisses privées menant à son bureau.




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