Venitian nights ◊ Quentin&Mina
FORUM EN CONSTRUCTION/FORUM PRIVE BTVS. LANCEMENT DE LA BÊTA. RAMENEZ VOS JOLIES FESSES.
Autopassion.net le site ddi  l'automobile cr par ses utilisateurs
Partagez | 
 

 Venitian nights ◊ Quentin&Mina

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
A ton tour d'écrire l'histoire
Quentin Faust
avatar
Démon maître des illusions





Date d'inscription : 11/07/2018

Messages : 279

Age du personnage : 701 ans

Pouvoir : maître des illusions sensorielles

Métier : larbin de Wolfram & Hart

a demon who sold his soul to save his heart...


Avatar : Aaron Stanford

Age : 28

Date de naissance : 08/07/1990


MessageSujet: Venitian nights ◊ Quentin&Mina   Dim 26 Aoû - 15:47


Venise – 1601

La magnifique Italie. L’architecture de Florence lui manquait un peu... mais Venise n’avait rien à lui envier... d’autant que, pour sa part, il n’avait guère à en supporter l’odeur. Marie n’avait plus besoin de lui depuis qu’elle avait été mariée à Henri IV quelques mois plus tôt. Il était resté à ses côtés presque jusqu’à la fin. Elle avait eu tendance à le prendre pour un être imaginaire, comme il s’était toujours fait passer aux yeux des autres, avec plus ou moins d’habileté à mesure que son propre pouvoir grandissait. Il pouvait donner l’illusion qu’il n’était pas là... mais son odeur demeurait, affolant parfois les gentilshommes et les animaux, blessant les narines délicates des dames, sans qu’ils ne sachent pourquoi...

Puis Marie était partie pour Paris. Il ne pouvait pas la suivre là-bas. Ville appartenant aux pires de ses souvenirs. Il ne pouvait pas simplement vivre à la cour et demeurer l’ami invisible et imaginaire de la Reine de France... Fort heureusement pour lui, une nouvelle troupe passait par Florence et prenait la direction du Nord. Quentin n’avait jamais connu que cette vie, amusant le peuple et les puissants... Il n’était bon qu’à cela, et ça lui convenait. Il n’aspirait pas à une vie pleine de drames, tragédies et choses exceptionnelles. Il la prenait comme elle venait, déjà bien assez longue à son goût, savourait les choses simples qui la composaient... comme la nourriture, même si ses papilles endommagées par son héritage lui posaient quelques problèmes pour la savourer pleinement.

Ils avaient fini par arriver à Venise. Grandiose Venise, même s’il avait la mauvaise habitude de tomber à l’eau dès qu’il s’approchait trop des quais... autant dire tous les trois pas. Il était plus trempé que sec, mais le soleil le réchauffait assurément, même si ses vêtements ainsi séchés agressaient sa peau et le démangeaient en des endroits peu recommandables.

En cette soirée, toute la troupe se produisait dans ce qui ressemblait à une salle de bal. Du moins, ça ressemblait à celle qui accueillait les grandes soirées des Médicis. Ils avaient chacun enfilé un costume qui, loin des tenues grandioses des nobles, était clairement plus élégant que les frusques qu’ils portaient habituellement. Et, dans le cas de Quentin, ne le démangeait pas atrocement.

Tout se passait très bien, pour l’instant. Ils étaient certes gardés dans un coin de la somptueuse pièce, pour amuser les nobles qui ne leur accordaient qu’un regard distrait, mais tant qu’ils étaient payés et nourris, ils ne s’en plaindraient pas. Quentin devait utiliser habilement ses illusions, plus tard, pour un numéro plus conséquent, mais la nuit était encore bien jeune. Pour l’instant, il déambulait distraitement — et discrètement — près du buffet, attiré par le fumet et la beauté des mets. Il savait qu’ils ne seraient pas assez épicés pour lui... mais son estomac criait famine.

Il tentait une approche que personne ne verrait, priant pour que sa maladresse légendaire ne lui cause point de soucis, quand il repéra un peu plus loin une jeune demoiselle qui devait avoir une dizaine d’années, à la chevelure de feu et à l’œil plein de malice. Il se figea, arrêté dans son mouvement, pour l’observer. Assurément, elle avait quelqu’idée derrière la tête pour faire une bêtise...

_________________

See you soon


We'll be together forever, until we can't even remember what it feels like to find each other again after an hour, a minute, a second apart. We can have forever or we can have now, with an ending that makes it real. You and me, we didn’t get a lot of time. But we lived a lifetime together. I don't have forever to promise you. Most I can give you is this moment. But it's yours if you'll take it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
A ton tour d'écrire l'histoire
Wilhelmina De santis
avatar






Date d'inscription : 13/08/2018

Messages : 89

Age du personnage : 410 ans, 35 en apparence.

Pouvoir : Celui de te croquer tout cru et de te drainer jusqu'à la glotte.

Métier : Galériste et revendeuse d'artefacts rares.



Avatar : Jessica Sexy Chastain

Localisation : Quertiers riches de Lyon.

Mood : Confiante.


MessageSujet: Re: Venitian nights ◊ Quentin&Mina   Mer 29 Aoû - 10:45


Le bal de Venise, 1601.

Elle boude. C'est décidé. Wilhelmina observe avec agacement le visage crispé de Mère. Peut-être que l'idée qu'une enfant ne désire absolument pas rester coincée à table avec toute une bande de poules arriérées ne lui a pas effleuré l'esprit, mais en ce qui concerne l'enfant, c'est chose toute décidée. Et elle a beau adorer voir les boucles vénitiennes de cette chère Maman onduler au soleil, tels des épis de blé aux teintes d'oranger, rester aux côtés d'une femme qui comprime ses pulsions lui casse définitivement trop les souliers.

« - Mère...

Elle soupire, se crispe, sourit poliment aux convives et baisse son regard glacial vers sa fille.

- Mina, ne m'indisposez pas. Nous avions conclu un accord avant de venir, n'est-il pas ? Saussure Mère avec un sourcil levé.

C'est le début des problèmes. Si ce sourcil atteint cette délicate boucle qui barre son front, alors la petite devra se faire violence et supporter un énième et interminable sermon Catholique. Et pourtant...

- Je ne vois pas en quoi ma présence peut changer quelque chose, Maman. Je n'ai que Onze ans. Je n'ai même encore fait mon entrée dans le monde et je-
- Mina.

Le ton est sec. Claquant. La petite rousse pince ses lippes encore fines et détourne un visage humilié vers son assiette vide. Au moins, chez elle, elle peut aller chaparder dans la cuisine et grimper sur un arbre pour déguster son pain. Les autres femmes assissent avec elles couinent, gloussent et commentent l'adorable frimousse et le caractère déjà bien trempé de la petite Italienne. Elle n'avait plus qu'à attendre qu'un bon samaritain s'introduise sur la piste pour démarrer la danse. Soit des lustres, puisque le bon Samaritain était l'hôte de ce maudit repas mondain et qu'il engraissait à vue d’œil sous le regard dépité de sa femme. Un mariage forcé, à n'en pas douter.  Et c'est ce qui l'attend, ce pourquoi elle est destiné depuis que Dieu, ce vile petit fripon, a décidé d'en faire une fille d'aristocrates.  

A son sens, être née fille noble est une malédiction.

Elle bafouera cette tradition quoi qu'il arrive et gardera le nom de sa mère. C'est une promesse solennelle qu'elle se fait coûte que coûte chaque jour.

- Mina, cessez de faire l'enfant et dégourdissez-vous les jambes. Ainsi, vous ne pourrez pas me reprocher de me montrer trop « spartiate » envers vous.

La gamine hausse un sourcil, mimique qu'elle efface rapidement sous peine de représailles. Et tout en levant le menton vers elle, la petite évite de lui montrer à quel point elle est agacée par son ton ironique. Elle l'a effectivement traitée de matriarche spartiate un jour de pluie. Ses parents détestent sa sale manie de fouiner dans les livres plutôt que les catalogues de robes de bal. Sa meilleure amie elle, a le droit à ceux sur les jouets. Mais pas Mina. Sa meilleure amie est une fille de gouvernante, d'ailleurs. Officieusement, il s'agit d'une énième noble sans intérêt dont elle oublie sans cesse le prénom par pur manque d'intérêt. Mais officiellement et dans le dos de ses parents, son cœur se toujours vers Jadranka.

- Bien, mère. Merci.

La rouquine se lève de sa chaise, évitant les pirouettes et autres « acrobaties » pouvant mettre Maman dans l'embarra. Comme tomber. La jeune fille détourne ensuite vaguement les yeux pour apercevoir un océan de merveilles. Des pupilles aussi bleues que celles de Maman. Un brun aux cheveux longs et à la peau à peine halée. La petite à l'habitude de le voir à tous les repas mondains. Et à chaque fois qu'il passe, des dindes gloussent. Mina s'en moque pas mal, pour le moment. Elle détourne les talons, soulève légèrement sa robe encombrante et agite ses jambes déjà hautes pour son jeune âge, cherchant quelque chose à se mettre sous la dent. Un servent passe avec un plateau, Mina l'évite de justesse, baissant la tête sous la plaque d'argent avant de se faufiler entre les convives.Mina a la rancune tenace. Et c'est plus fort qu'elle, son cerveau carbure à vive allure.

C'est alors qu'elle le voit.

Là-bas, ce petit avorton aux vêtements rapiécés qui passe une tête par-dessus une marche non loin des quais, sûrement attirés par l'odeur des plats mit à disposition des invités. Elle ignore comment il a pu passer sous le nez des gardes. Mais pour les vénitiens, la mauvaise odeur du canal n'est qu'une question d'habitude similaire à celle des mendiants. A tel point que s'ils se montrent assez discrets, les pauvres gens peuvent en profiter avec assez d'aisance s'ils se montrent rapides et furtifs. L'immense pièce de bal flirt avec les quais, posée solidement sur un pilier sous lequel flottent probablement quelques poissons et cadavres de pauvres. C'est Jadranka, qui lui en parle parfois. Et loin de laisser la petite totalement indifférente, l'information n'avait pas semblé la faire frémir plus que de raisons. C'est sûrement pour ça, que la petite servante l'admire autant. Toutes les autres petites Nobles se seraient convulsées de terreur en traitant la petite Slave de sorcière.

Mina arrive finalement au niveau du garçon, un sourire malin aux lippes, tout en lui faisant un signe. Elle veut simplement jouer, oubliant toujours que ses vêtements propres et parfaits, sa peau de lait et ses boucles bien coiffées la parjurent toujours. Quel-le pauvre peut donc croire un seul instant qu'une petite fille de fiche puisse avoir envie de jouer avec lui ? Voilà pourquoi Mina déteste les classes sociales !

« - Eh, mais attends ! Je veux juste te parler ! Qu'elle le houspille avec humeur, soulevant sa robe plus que la bienséance ne l'autorise pour pouvoir le rattraper.

Dans sa course, la petite rousse bouscule un homme prostré près des buffets. Une odeur désagréable agresse immédiatement ses narines et ses prunelles s'attardent sur le costume qu'il porte. Un acteur de la troupe ? Elle se cambre, pique un fard et avise au loin le garçon qui s'est déjà envolé. En attendant, elle vient de mettre l'une des activités favorites des bourgeois à terre sous les regards indignés des convives.  Ici, on exagère tout. Il ne va pas en mourir ! Mais la petite avise ensuite une énorme pièce montée branlante de la taille d'un homme. Le gâteau dont toutes les femmes ont fait des éloges durant le repas tremblotte, près à se vautrer à terre. L'un de ses piliers s'est probablement brisé dans la chute, un drame pour toutes ses bourgeoises ! S'il tombe, elle est fichue.

Elle aurait mieux fait de tomber de sa chaise et se tordre la cheville !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
A ton tour d'écrire l'histoire
Quentin Faust
avatar
Démon maître des illusions





Date d'inscription : 11/07/2018

Messages : 279

Age du personnage : 701 ans

Pouvoir : maître des illusions sensorielles

Métier : larbin de Wolfram & Hart

a demon who sold his soul to save his heart...


Avatar : Aaron Stanford

Age : 28

Date de naissance : 08/07/1990


MessageSujet: Re: Venitian nights ◊ Quentin&Mina   Lun 3 Sep - 10:58

Il mange. Ça fait du bien de manger à sa faim. Oh, avec le cirque, leurs ventres ne criaient pas non plus famines. Ils savaient tous chasser, pêcher, ou même chaparder un ou deux fruits sur les marchés... Pour Quentin, c’était même des plus faciles, comme il avait juste à faire naître une illusion le temps d’accomplir son méfait... Même s’il n’appréciait guère ce genre de pratiques. Souvent, les paysans vivaient encore moins bien que les gens du cirque... Alors Quentin en profitait qu’ils étaient invités pour manger jusqu’à ce que son ventre soit bien plein... et il glissait même des choses dans ses poches. Son costume bariolé n’en possédait pas beaucoup, mais c’était mieux que rien. Ces aliments dérobés, il les distribuerait certainement aux enfants qui jouaient les fantômes dans les rues, transis de froid et aux côtes saillantes. Peut-être même qu’un ou deux voudraient les rejoindre dans leurs carrioles. Ils auraient une vie un peu plus belle, avec un chapiteau au-dessus de leur tête, une famille qui les aimait.

Tout comme lui autrefois.

Eh, mais attends ! Je veux juste te parler ! Qu’il entend juste avant qu’une petite furie rousse ne le percute. Incertain sur ses pieds, Quentin s’effondre bien évidemment. Qu’aurait-il pu faire d’autre ? Même quand il était attentif, il n’était pas sujet à un équilibre parfait... alors surpris par une enfant, alors qu’il avait encore un petit pain dans la bouche, il s’écrasa par terre... trop près de la jolie pièce-montée qui trônait en chef d’œuvre juste à côté. Au-dessus de sa tête, Quentin la voit vaciller et il sait que l’inévitable va se produire. Il s’était habitué à son manque de chance. Avant que le gâteau à plusieurs étages ne s’écrase sur sa figure, il a tout juste le temps de former une illusion : celle que la pâtisserie était toujours bien en place. Le mirage ne survivrait pas au moment où le gâteau devrait être servi, mais ça leur donnerait un peu de temps...

Couvert de crème et de pâte doucement aérée, Quentin posa enfin le regard sur la petite demoiselle dont tout cela était la faute. Elle était mignonne, avec ses boucles rousses et sa peau diaphane. Bien représentative des jeunes filles de son rang. Quelque part dans son esprit, il se disait que les artistes gravitant autour de son ancienne amie Marie auraient adoré peindre son portrait, encore et encore. Malgré la situation quelque peu chaotique, Quentin se surprit à lui sourire.

Il ne tenta pas tout de suite de se relever, attendant d’être bien sûr que sa malchance ne durait pas encore un peu. Il essuya vaguement son visage et lécha son doigt. Sans votre intervention, mademoiselle, je crois que je n’aurais pas eu l’occasion de goûter à ce gâteau. Doucement, avec précaution, il se redressa, et essaya de se débarrasser d’un maximum de pâtisserie présente sur son costume, se demandant s’il parviendrait à maintenir l’illusion de la pâtisserie en place et d’une tenue propre, tout ça durant le numéro qui se produirait sûrement avant le dessert... Mais chaque chose en son temps. J’espère que je ne vous ai pas blessée. Oui, c’était elle qui lui était rentré dedans, mais Quentin, toute sa vie, avait appris à courber l’échine devant les puissants et à prendre le blâme... Il était déjà bien insolent de parler sans qu’on lui en donne l’autorisation...

_________________

See you soon


We'll be together forever, until we can't even remember what it feels like to find each other again after an hour, a minute, a second apart. We can have forever or we can have now, with an ending that makes it real. You and me, we didn’t get a lot of time. But we lived a lifetime together. I don't have forever to promise you. Most I can give you is this moment. But it's yours if you'll take it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
A ton tour d'écrire l'histoire
Contenu sponsorisé







MessageSujet: Re: Venitian nights ◊ Quentin&Mina   

Revenir en haut Aller en bas
 
Venitian nights ◊ Quentin&Mina
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Comparatif] Ergot Mina / Faux usée du paysan
» Quentin Valentine in da place!
» [Achat]Arc Holic ou Ergots mina
» Hi Mina San.
» Remi+Gaspard+Guy+Quentin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hells Bells :: En dehors de Lyon, tout un monde existe :: En dehors de Lyon, tout un monde existe :: Flashback-
Sauter vers: