Vladoudou, Prince of Valachya, is back
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 Vladoudou, Prince of Valachya, is back

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Vladimir Skender
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Date d'inscription : 07/08/2018

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Age du personnage : 569 ans

Pouvoir : ceux des vampires

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MessageSujet: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:01

Vladimir Skender
feat Luke Evans.
D'après ma carte d'identité, je suis né un soir de l’année 1431, par conséquent j'ai 569 gouttes de sang à mon actif. J'ai poussé mon premier cri dans les alentours de Sighișoara et je suis de nationalité transylvanienne. Ce que ma carte d'identité ne dit pas, c'est que je suis veuf et que je suis assez peu intéressé par ce genre d’étiquette. Mais ça, on s'en fiche n'est-ce pas? Tout comme on s'en fiche de savoir que je suis d'une classe sociale riche. Après tout, l'argent ne fait pas le bonheur! Non... je sais ce qui vous intéresse vraiment ! Vous voulez savoir si je suis un vampire. Et bien oui ! Vous m'enviez, maintenant ? Hein ? Non ? Toujours pas ? Même si je vous dis que je suis dirigeant d’une grande multinationale. Ah... Quoi ? Comment ça vous m'avez confondu avec quelqu'un ? Et je peux savoir avec qui ? Avec Luke Evans ? ... Je vais essayer de prendre ça pour un compliment.


Être ou ne pas être un grumpy cat
Skender est le nom qu’il s’est choisi. Etrange, n’est-ce pas ? Défenseur de l’humanité. Ironique même. Pourtant, un jour, il aurait pu le porter, ce nom. A la place de Draculea, d’après celui de son père, Dracul. Le Petit Dragon. A la place de Tepes, surnom morbide qu’il avait acquis juste après sa mort. L’Empaleur. Il était devenu ce qu’il était par sa propre faute. Il avait demandé à être ainsi. Pourtant pas pour détruire l’humanité mais bel et bien pour la protéger. Deux personnes surtout, qui tenaient tant à ses yeux. Deux personnes qu’il n’avait réussi à protéger malgré tout ce qu’il avait fait. Malgré cette transformation. Etait-ce elle qui l’avait transformé en monstre ou la mort de ces êtres qui lui étaient si chers ? Etait-ce la perspective de vivre éternellement sans eux. De se sentir mourir chaque jour un peu plus alors qu’il reste éternellement jeune, son visage anguleux et fier, cet air digne et noble à peine ravagé par la cruauté des années qu’il a enduré. Toutes et tous le trouvent toujours terriblement séduisant, fascinant, triste, nostalgique et même parfois cruel et sanguinaire. Un seul regard porté sur sa personne vous fait frémir sans que vous ne sachiez réellement pourquoi. Désir ? Terreur ? Lui-même ne sait plus ce qu’il ressent lorsqu’il s’observe. Il ne voit qu’une coquille vide dans laquelle s’engouffre parfois une tempête de sentiments. Mais la plupart du temps, il ne ressent rien du tout. Il joue, il s’affiche, il prétend. Comme s’il était sur la scène perpétuelle de son existence. Sans qu’il ne puisse jamais quitter l’estrade, sans que le public ne se lasse jamais pour lui offrir du repos. Alors parfois, juste pour se débarrasser de leurs prunelles braquées sur lui, il descend dans la fosse. Il en attrape quelques uns, se noie dans leur sang, savoure ce contact visqueux sur sa peau, le long de sa gorge. Il les étale, les uns à côté des autres, leurs yeux vides le regardant toujours mais il s’en fiche. Il déambule, sautille, grogne autour d’eux, hurle comme un damné. Qui sait ce qu’il peut bien se passer dans sa tête. A cet instant. A un autre. Il change tellement souvent. Mais il n’a pas oublié le passé. Sa noblesse se retrouve encore et toujours dans son attitude, dans son maintien, son port altier. Jusque dans sa façon de se vêtir même. Il ne porte peut-être plus son armure, toutes ses parures, mais il prend toujours un soin particulier à s’habiller. Des plus beaux costumes lorsqu’il apparaît officiellement, un ensemble un peu plus décontracté mais jamais hors du ton lorsqu’il sort officieusement. Même ses goûts musicaux reflètent son personnage à part entière. Partout dans sa demeure, vous entendrez perpétuellement de la musique baroque, de la musique de chambre, parfois des grands classiques comme Mozart ou Beethoven. Mais d’autres fois, les murs trembleront avec le plus dur des hard rock, le plus sombre des groupes de métal.

On a tous ce petit quelque chose en plus

Pour les vampires : Pour Vlad, la transformation devait être un acte de bien, une salvation. Il espérait profiter de cette force, de cette soif de sang, pour sauver sa famille et son peuple… L’Histoire s’est écrite et tout le monde sait que ça ne s’est pas passé ainsi, malheureusement… Néanmoins, presque personne — encore moins à Lyon — ne sait qui il est réellement, quel est ce passé qui est le sien. Personne ne sait que derrière cet homme d’affaires se cache Vlad l’Empaleur. Malgré tout, il dégage une certaine force et un charisme indéniable, issus de ses années en tant que voïvode et guerrier.
Depuis le débâcle qui a semé son destin, après ces quelques jours passés à apprendre de sa nouvelle condition avec son Sire, Vlad ne l’a pourtant jamais revu. Pas qu’il le sache, en tout cas. Peut-être que la créature a quitté sa grotte, elle aussi, pour arpenter le monde. Il n’en sait rien, il ne sait même pas son nom, ses traits sous le masque du vampire. Son Sire pourrait aussi bien l’épier depuis toujours qu’il n’en saurait rien.
Aujourd’hui, il gère parfaitement sa soif de sang, ponctionnant des humains çà et là, en toute discrétion. Il est sujet à des crises sanguinaires, mais elles restent assez ponctuelles, et il les sent venir, si bien qu’il s’isole à la campagne dans ces moments-là, et s’en prend au bétail plutôt qu’aux hommes. En tout cas, vous avez plutôt intérêt à ne pas vous trouver sur son chemin durant ses périodes.
 


Et sinon, IRL, ça donne quoi?
Prout.


_________________
forget the beast
LEARN TO KNOW THE MAN


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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:01

Raconte nous une histoire macabre
Sometimes the world doesn't need another hero... Sometimes what it needs is a monster.

1431/1442 - All grown up you are (Valachie)
1442/1448 - All ostages are not prisoners (Andrinople)
Vlad n’avait que onze ans lorsqu’il a été envoyé comme otage en Turquie, dans la ville d’Andrinople (aujourd’hui connue sous le nom d’Edirne), chez le sultan qui régnait à cette époque. Le mot « otage » a toujours cette connotation négative. Toutefois, lorsqu’on est prince, héritier du trône de Valachie, être prisonnier comporte quelques avantages. Durant ces six années où Vlad était en Turquie, il a pu tisser des liens avec des personnes d’importance, établir des relations qui lui seront précieuses à l’avenir. Il a aussi eu droit à une éducation lui apprenant à lire, à écrire, à compter comme ce peuple dit barbare savait le faire. Il a aussi acquis des notions de bases en anatomie et différentes sciences. Mais plus encore et surtout, c’est durant ces quelques années que sa rage, sa soif de vengeance ont pu croitre peu à peu, naissant, enflant dans cette atmosphère où l’Empire Ottoman empalait ses ennemis…

Prince Drǎculești, Prince ! Vlad leva les yeux de la lettre qu’il était en train d’écrire pour son père. Le jeune homme savait pourtant que ce dernier avait été tué quelques mois plus tôt. Il ne pouvait cependant s’empêcher de continuer à correspondre, même si les lettres parcheminées finissaient dans un tiroir. Quelque part, cela lui permettait de ne pas devenir fou. Il avait aussi compris, enfin, pourquoi son père l’avait envoyé si loin. Certes, il n’était que le second fils de Vlad Dracul et n’était donc pas aussi important que Mircea, mais cette action l’avait peiné. Il aurait aimé apprendre aux côtés de son père plutôt que du sultan et de ses savants. Mais aujourd’hui, il comprenait. Il comprenait que le monde était instable. Il avait été envoyé ici à la fois comme preuve de bonne foi lorsque son père avait signé ce traité de paix avec les Ottomans, mais aussi pour sa propre protection. Car maintenant, son père et Mircea étaient morts et il était l’héritier du trône de Valachie. Le jeune prince leva alors les yeux vers le jeune page qui lui était dédié. Il était un peu près de son âge, bien que Vlad ait toujours eu du mal à donner un âge aux Ottomans, leurs visages paraissant toujours si jeunes comparés à ceux qui venaient des terres plus au Nord, comme lui. Des terres marquées par le froid et la glace et non pas par le soleil et le sable de la Méditerranée et de la Mer Noire. L’esclave communiquait dans sa langue natale, que Vlad avait appris à comprendre au fil du temps, sans aucun précepteur pour lui apprendre. Il posa son crayon qui lui tachait les doigts de noir et répondit dans la même langue au garçon à la peau assombrie par les rayons du soleil. Qu’y-a-t-il Amed ?Son Altesse le Sultan Mourad II voudrait vous voir, Monsieur. Vlad poussa un soupir alors que le serviteur s’inclinait bien bas se rendant compte qu’il dérangeait son maître. S’il vous plait, mon Prince. insista le garçon. Un sourire indulgent flotta sur les lèvres de Vlad alors qu’il passa sa cape sur ses épaules. Elle était légère mais permettait à sa peau sensible d’être protégée des rayons meurtriers du soleil. J’arrive Amed, j’arrive. Ne t’en fais pas. Je ne peux rien refuser au Sultan, tu le sais bien. Le jeune Ottoman marmonna quelques mots que le prince ne comprit pas avant de se redresser et de le guider à travers le palais jusqu’à l’endroit où le Sultan se trouvait.

Le page s’éclipsa, laissant Vlad devant une étendue de sable. Au loin, il pouvait percevoir la présence des deux mers qui encadraient la ville. Il sentait plus la brise marine accrocher son sel dans les moindres replis de sa peau qu’il ne voyait vraiment les flots, mais il savait. Ses yeux se plissèrent sous l’affront du soleil et il chercha des yeux le Sultan. Il était à quelques pas de là, dissimulé à demi par sa garde rapprochée. Il avait toujours été étonné par l’absence d’armure sur leurs corps qui lui semblaient frêles même comparés au sien, encore jeune, mais déjà robuste et entrainé à la guerre. Ils se battaient dans des vêtements légers et amples. Il avait appris, ayant eu l’occasion d’apprendre avec les maîtres d’armes ottomans que leurs mouvements étaient ainsi bien moins entravés qu’avec une armure de plusieurs kilogrammes. S’ils étaient plus vulnérables ainsi, ils avaient aussi plus de chances d’esquiver des coups. Inspirant une bouffée sifflante de l’air sec et rêche, Vlad s’avança vers le petit attroupement. Les soldats s’écartèrent sur son passage mais restaient tout de même aux abois. Vous m’avez fait demandé, votre Altesse. Le Sultan lui avait rapidement pardonné sa manie de parler sans y être invité. Les premiers mois avaient été durs car Vlad avait l’habitude d’agir ainsi, étant le prince de Valachie. Il avait appris à tenir sa langue devant le peuple quand il voulait s’adresser au Sultan, mais ici, en petit comité, juste avec sa garde personnelle, il pouvait se permettre quelques familiarités. Viens près de moi, Vlad. ordonna le Sultan dans la langue natale du prince transylvanien avec un très fort accent qui le rendait difficile à comprendre. Viens et regarde. Regarde le sort qu’il est bon de réserver à ceux qui nous ont causé du tort. Le jeune homme rejoignit Mourad II qui passa un bras autour de ses épaules, bien qu’il soit à peine plus grand que lui de quelques centimètres. Ils étaient tous si petits dans ce pays. Vlad allait encore grandir assurément et les dépasserait bien tous d’une tête lorsqu’il aurait fini sa croissance. Devant lui s’étendaient plusieurs épis de bois, plantés fermement dans le sable chaud. Leur extrémité était effilée, pointue et maculée d’un liquide visqueux. Dans la lumière si crue du soleil, le sang avait une couleur rouge vif presque ridicule. A mesure que le regard de Vlad descendait le long des pics, des corps se dessinaient, empalés par le ventre ou encore par le dos. Ce n’était pas la première fois que Vlad assistait à ce genre de spectacle. C’était la première fois qu’il y assistait de si près. De si près alors que la plupart étaient encore vivants. Il pouvait voir leurs prunelles désespérées s’accrocher aux siennes. Leurs corps se tordent dans des soubresauts de douleur. Les gémissements percent le bruit du vent. Pourtant, Vlad restait imperturbable. Parce qu’il sentait le regard du Sultan sur lui. Parce que, au final, tout cela ne réveillait rien en lui. Rien d’autre que l’idée prochaine qu’il aurait de faire la même chose à ses ennemis. Les dépouiller de leurs vêtements. Les mettre à nu, à vif. Les laisser glisser petit à petit le long de cette aiguille meurtrière, sous la seule force de la gravité ou de ses propres mains, dans une rage nourrie par le besoin de sang. Il savait que le Sultan ne lui montrait pas cela que pour son « apprentissage » de la guerre et de ses dérivés, mais aussi comme un rappel à l’ordre, une menace tacite de ce qu’il pourrait arriver s’il se rebellait contre lui.

Après un long moment, Vlad se détacha de l’étreinte du Sultan pour s’avancer entre les pics. Il prenait soin de ne pas toucher les cadavres pas tout à fait encore morts qui subissaient les assauts de la gravité et du soleil. Lui, les siens, endureraient le froid mordant de la Transylvanie et de ses hivers, de ses nuits. Il savourerait leurs membres si froids qu’ils se détacheraient de leurs troncs. Il savourerait leurs regards horrifiés alors que les loups viendraient se repaître de cette viande facile. Alors que ces mêmes créatures, insatisfaites, chercheraient à s’emparer de la viande encore chaude en hauteur, presque hors de portée. Finalement, il s’arrêta près d’un pieu et observa l’homme qui se trouvait dessus. Ce dernier émit un gargouillis qui devait être une supplication, une demande à l’aide. Un sourire presque aimable, presque tendre, presque compréhensif se dessina sur les lèvres du prince transylvanien. Mais il y avait autre chose dans ce sourire. Une cruauté, une soif de sang, de vengeance qui naissait, nourrie par la colère et l’apprentissage divulgué par le Sultan. Vlad tendit la main vers la masse grouillante des entrailles contenues par le pieu dans son ventre. Son doigt se glissa entre le bois et la chair, avant de laisser passer sa main en entier. Il savoura la matière visqueuse qui entoura ses doigts. L’homme poussa un gargouillis de douleur et d’incompréhension. Vlad poussa encore un peu son exploration. Les côtes cassées de l’homme la facilitaient. Le prince ferma les yeux pour mieux ressentir le contact de chacun des organes qu’il touchait, se rappelant des cours détaillés qu’il avait pu avoir avec les savants du Sultan. Finalement, il arriva au cœur. Son bras était glissé dans les entrailles de l’homme presque jusqu’à l’épaule. Ses yeux étaient écarquillés par la peur et par la douleur. Ceux de Vlad s’ouvrirent pour contempler son visage, un étonnement presque naïf sur les traits, alors qu’il était surpris de voir qu’il n’avait pas perdu connaissance. Ses doigts s’enroulèrent autour de son cœur qui battait si fort. Quelle sensation grisante de tenir ainsi la vie d’un homme dans sa paume ! Un sourire à la fois tendre et cruel flotta sur ses lèvres alors qu’il se penchait vers l’homme qui s’était figé d’une façon presque anormale. Shh-shh-shh. Tout va bien se passer, voyons… L’autre avait planté son regard dans le sien et Vlad pouvait y lire que ses paroles rassurantes avaient fait leur chemin en lui. Malgré le fait que Vlad avait les doigts enroulés autour de son cœur, l’homme voulait croire à de la clémence, il ne perdait pas espoir. Alors toute trace de tendresse s’effaça du visage du transylvanien et ses doigts se resserrèrent autour du cœur. Les yeux de l’homme s’écarquillèrent un peu plus alors que le Prince enserrait son cœur un peu plus… Vlad était à la limite de le lui broyer qu’il desserra son étreinte et retira sa main précipitamment, laissant ressortir quelques morceaux d’intestin sur son passage. L’autre poussa un hurlement de douleur et de rage, d’incompréhension face à ce geste qui lui refusait une délivrance rapide. Du bout des doigts de Vlad, le sang gouttait, s’écrasant sur le sable où il sifflait avant de sécher. Il retourna près du Sultan qui lui tendit un morceau d’étoffe pour se nettoyer. Vlad entreprit d’enlever un maximum du sang sur son bras et s’inclina légèrement en signe de respect. Votre Altesse… Je vous remercie pour cet enseignement très précieux. Il se redressa ensuite et rejoignit les portes du palais pour retrouver ses quartiers.

1448/1456 - You fight for your birth right (Moldavie, Transylvanie & Valachie)
1456/1462 - You fight to keep your people safe (Valachie, Carpates)

1462/1476 - What will you do to protect your loved ones? (Citadelle de Poenari, Budapest & Bucarest)
Après son temps passé dans l’Empire Ottoman, grâce à ses relations établies avec le roi de Moldavie, mais aussi à la chute de Constantinople qui a poussé le meurtrier de son père, Jean Hunyadi, à aller combattre les Trucs, laissant le soin à Vlad de défendre la Valachie, le prince transylvanien put retrouver son trône en 1456. Il règne sur ce pays si cher à son cœur, d’une main ferme et stricte, n’hésitant pas à user des techniques que le Sultan lui avait enseignées, notamment sur les personnages de haut rang qui lui avaient dérobé ce qui lui revenait de droit depuis si longtemps. Le peuple l’adore. Les nobles le craignent plus que tout. Il instaure un régime de terreur, mais pourtant, les paysans voient un renouveau dans son règne. Ils l’adulent et le portent au plus haut de son pouvoir alors que l’aristocratie, bien que terrifiée, cherche encore et toujours à le destituer. Mais Vlad est juste et droit, il combat la corruption et l’intrigue, empalant plus de nobles qu’à son compte, à l’aide d’une police paysanne, son armée princière, l'Oastea domnească. Mais c’est au début de l’année 1462 que Vlad commet sa plus terrible erreur. Celle dont le Sultan Mourad II l’avait mis en garde tant d’années auparavant. Il se retourna contre l’Empire Ottoman, sûr de sa supériorité alors acquise. Le fils de Mourad II marcha alors sur la Valachie et Vlad fut obligé de se replier à Târgoviște dans la citadelle de Poenari, cherchant un moyen de vaincre cet ennemi avec lequel il avait tout appris.

Vlad ne savait plus quoi faire. Il était devenu Vlad Tepes, l’Empaleur. Connu de tous, jusqu’aux frontières du monde occidental. Il était redouté, craint par certains, adoré par d’autres. Mais son propre peuple perdait foi en lui. De nombreuses fois, il s’était tourné vers ce nouveau dieu. Ce dieu qui avait remplacé celui des Ottomans avec lequel il avait grandi. Etait-il meilleur ? Il n’en avait aucune idée en vérité. Toujours était-il qu’il ne répondait pas plus à ses questions, à ses prières. Il le suppliait de l’aider, lui et la famille qu’il avait fondée. Cette famille. Cette femme. Cet enfant. Ce petit garçon. Il pouvait tellement se reconnaître dans ce visage adorable. Cet air innocent qu’il avait vite perdu en grandissant sous l’aile du Sultan. Et maintenant, le fils de ce Sultan même mettait la vie du sien, sa chair, son sang, en danger et il ne pouvait le permettre. Reclus dans sa citadelle, haut sur sa colline, Vlad Tepes guettait un signe, une réponse à ses prières. Ce n’était pourtant pas dans la chapelle de sa forteresse qu’il la trouva. Une nuit, enveloppé dans sa cape, sans aucun autre signe de son statut que l’épée à son flanc, Vlad descendit dans les villages en bas de la colline. Il ne savait pas ce qu’il cherchait. Il laissait ses pas le guider. Il avait perdu foi en ce dieu que tous vénéraient maintenant. Il cherchait juste une solution, n’importe laquelle. Il fut abordé par de nombreuses personnes lors de sa traversée du village. Des sans-abris. Des voyageurs de passage. Des prostituées que sa beauté différente attirait comme papillon sur une flamme. Celle ravagée par la cruauté, par le pouvoir. Il les repoussa tous. Ils ne détenaient pas ce qu’il cherchait presque vainement.

Le voïvode de Valachie arrivait à la limite du village quand une main s’accrocha à sa cape. Il allait se débarrasser de l’importun quand sa voix s’éleva de sous sa capuche, claire et précise, bien que faible, assurément soumise à un manque de nourriture et de confort. Mon Prince, ne partez pas si vite. Ces quelques mots, plus qu’autre chose, le firent s’arrêter net, aussi immobile qu’une statue de marbre, aussi glacé qu’elle. Cet homme, dénué de tout sauf de sa dignité, de sa propre capacité à penser, l’avait reconnu. Vlad ne parvenait à prononcer un mot alors que tant se bataillaient pour franchir la barrière de ses lèvres. Qui es-tu ? Que veux-tu ? Comment m’as-tu reconnu ? Mais il se contentait de darder ses prunelles sombres dans celles, presque trop pâles, de l’homme. Mon bon Prince. La réponse que vous cherchez.Parle, vieil homme. Possèdes-tu la solution que même Dieu me refuse ? L’homme hocha la tête gravement. Ce n’est pas Dieu qui possède le remède à vos maux, mon Prince. Le peuple parle d’une créature qui hante les montages, trouvant refuge dans une grotte profonde…Je n’ai pas le temps pour les superstitions du peuple, vieil homme. Vlad se détacha alors de l’étreinte du mendiant et décida de retourner au château. Ça avait été une erreur de penser que la solution pouvait se trouver ailleurs. Mon Prince, ce n’est pas Dieu qui vous délivrera. La créature, dans la montagne. On dit qu’elle peut rendre un homme plus fort que dix autres, plus rapide que le vent et que rien ne peut le tuer… Le vieil homme parlait toujours alors que Vlad s’éloignait, sa voix ne lui parvenant plus au bout d’un moment.

Pourtant, l’idée d’une telle créature hantait l’esprit du prince transylvanien. Sans cesse, sans répit. Il errait dans les couloirs de la citadelle telle une ombre, ruminant cette solution qui semblait se dérober au bout de ses doigts. Chaque jour qui passait condamnait un peu plus les siens, sa famille, à une mort cruelle et sanglante. Il ne pouvait s’empêcher de serrer fort contre lui le corps de sa femme, si chaud, si voluptueux, chaque nuit de plus qu’ils passaient ensemble, comme si elle était la dernière. Il ne pouvait s’empêcher d’épier son fils, au bon soin de ses précepteurs, apprendre et grandir, devenir un homme. Mais, la plupart du temps, le son de ses bottes résonnait sur la pierre froide alors qu’il faisait les cent pas. Encore et encore. Finalement, il prit sa décision. Ileana n’était pas d’accord. Elle ne voulait pas qu’il risque sa vie pour l’idée folle d’un vieil homme rencontré au détour d’une rue sombre. Vlad, ne pars pas, je t’en supplie !Ma chère Ileana, si cela peut permettre de vous sauver, toi et Mihnea, je me dois d’essayer. Il n’y a pas d’autre solution !Vlad… ! Le ton de son épouse était plaintif. Mais il avait pris sa décision. Il avait revêtu son armure la plus légère pour ne pas être trop freiné dans ses mouvements et sa cape la plus chaude pour braver le froid des montagnes. Sa meilleure lame au fourreau, Vlad Basarab était parti chercher un mythe dans les montagnes.

Il fallut plusieurs jours au Prince transylvanien pour arriver à la fameuse montagne. Et des heures si longues pour la gravir. Arrivé sur le rebord rocheux qui s’étendait devant l’entrée de la grotte, Vlad était essoufflé et courbaturé de partout. Son corps était douloureux. Il ne demandait qu’à se reposer. A retrouver la chaleur de la cheminée de la citadelle de Poenari. Les plats plus qu’alléchants qui inondaient la table de banquet chaque soir. Pourtant, Vlad ne s’arrêta pas plus de quelques secondes devant l’entrée béante et sombre. Balloté par le vent puissant qui régnait à cet endroit, il franchit les quelques mètres qui le séparaient de la créature mystérieuse… ou de sa parfaite imbécillité s’il avait fait tout ce chemin pour rien. Superstition ou pas, bien vite, alors qu’il s’enfonçait dans les entrailles de la montagne, le prince se sentait épié. Il entendit des bruits, à la fois lointains et proches, dus à l’écho contre la roche. Il ne parvenait pas à savoir si c’était simplement son imagination ou une nuée de chauve-souris qu’il dérangeait par sa présence. Il allait faire demi-tour, vaincu par sa fatigue et sa crédulité quand une voix s’éleva des profondeurs. Prince Vlad III Basarab, dit Draculea ou encore Tepes… La voix était lente, grave, gutturale et pourtant parfois aussi aigue que des ongles raclant la pierre. Que me vaut l’honneur de votre visite, mon bon prince… ? La voix semblait venir de partout à la fois. Vlad posa la main sur la poignée de son épée, toujours au fourreau. Il sentit un mouvement d’air derrière lui et, la voix si proche cette fois, presque dans le creux de son oreille, le retint de se retourner et de dévoiler sa lame. Tttt… Ne sortez donc pas votre épée, mon Seigneur. Il ne serait pas bien vu de m’attaquer alors que vous venez demander mon aide. Un nouveau courant d’air lui signifia que la créature s’était déplacée. Qui vous a prévenu de ma visite ? Et de sa raison ?Tu ne poses pas les bonnes questions, petit prince. Une silhouette se dessina dans la pénombre opalescente que donnait la lumière de la Lune à travers une fissure dans le plafond de la grotte. Elle avait l’air humaine, pourtant le prince se méfiait. Sa mâchoire se serra. Il ne voulait pas jouer. Il voulait sa réponse, sa solution. Prononce ces mots que tu penses si fort, petit prince. Le ton n’était plus respectueux, si seulement il l’avait été. Il était joueur, malicieux, sûr de lui. On m’a dit que vous pouviez m’aider à défendre mon peuple, ma famille.C’est vrai… La voix était langoureuse, trainante. La silhouette s’avança, traversant la cascade de lumière blafarde et lunaire. Le corps du prince se tendit comme un arc face au spectacle de la créature. Elle semblait en tout point humaine… et pourtant, sa peau était si pâle, ses yeux si sombres, tels deux abysses profonds et impénétrables, entourés de veines proéminentes. Et surtout deux crocs acérés dépassaient de ses lèvres. Mais il y a un prix à payer. Une dette qui s’inscrit dans le sang. La créature marqua une pause presque théâtrale. Ce qui apparaitra pour toi comme une délivrance aujourd’hui sera ta malédiction de demain. Tu me maudiras pour cela. Tu te maudiras toi-même, petit prince, de ce choix que tu vas faire… Vlad ouvrit la bouche pour répliquer mais la créature vint se positionner juste devant lui, un doigt glacial sur ses lèvres. Oh car je sais quel va être ton choix, mon petit prince… Mais tu verras… Son ton passa du sérieux au léger. … tu préféreras avoir été tué en même temps que tes êtres aimés que de vivre une éternité sans eux.Peu imp… Vlad n’eut pas le temps de finir sa phrase que le vampire se jeta sur lui pour déchirer sa gorge.

Vlad mit plusieurs jours pour rentrer à la citadelle de Poenari. Il n’aurait pas pensé qu’il resterait aussi longtemps dans la grotte. Mais sa condition nouvelle de nouveau-né vampire avait changé la donne. Après son réveil, il avait voulu rejoindre sa famille sans attendre mais il s’était heurté aux rayons meurtriers du soleil. S’il avait eu du mal à les supporter durant sa jeunesse en Turquie, durant ce pauvre petit matin d’hiver, ces rayons pourtant si faiblards avaient été plus douloureux que la pire des journées à Andrinople. Et la créature avait ri. Elle avait ri si fort que Vlad s’en était couvert les oreilles. Il entendait tout tellement plus fort. Il pouvait même entendre l’armée ottomane qui avançait sur ses terres en contrebas et l’impatience rongeait son corps et son âme. Mais il ne pouvait pas quitter la grotte tant que le soleil était levé. La créature le lui apprit. Ensuite, c’était cette faim dévorante. L’être étrange qui était maintenant son semblable lui en avait parlé. Une faim telle que seul le sang pouvait repaître. Une faim qui pourrait le conduire à sa perte, et surtout à celle des êtres qu’il cherchait tant à protéger. La créature l’emmena chasser plusieurs fois, parmi les rangs des ottomans. Un ici, un là. Jamais de trop. Jamais assez pour ameuter le reste des soldats et leur hiérarchie. La modération, la discrétion avant tout. Et le temps passa. Quand Vlad put rentrer enfin, plus de dix jours avaient passé. La créature lui avait assuré qu’il était prêt. Bien qu’il ne se maîtrisait pas encore totalement, il était suffisamment maître de ses actions pour se trouver en présence de sa famille qu’il chérissait tant. Le prince transylvanien marcha alors sur sa propre contrée, se fondant dans l’obscurité pour éviter les soldats, pour se protéger du soleil meurtrier. Il ne pouvait maintenant plus que voyager de nuit. Quand il arriva enfin à la citadelle, l’armée du Sultan Mehmed II était déjà à ses portes, sous les ordres de son propre petit frère, Radu cel Frumos qui était resté aux bons soins de Mourad II durant toutes ces années, devant bien plus le frère de Mehmed que celui de Vlad. Il arriva cependant sain et sauf à la citadelle, semant quelques corps derrière lui, nécessaires à sa survie, à l’assouvissement de sa soif. Seulement pour y apprendre que sa femme avait chuté du haut de la falaise qui tombait à pic d’un côté de la forteresse. Elle avait craint que Vlad n’ait perdu la vie dans sa quête inutile d’une créature créée de toute pièce par la superstition du peuple. Peur de ce qu’il adviendrait d’elle si Radu s’emparait de la citadelle, de son corps. Elle n’avait pourtant pas pu entraîner leur fils dans ce destin funeste, le laissant aux bons soins des serviteurs, leur faisant confiance pour l’emmener loin, grâce à un passage dans la montagne. Loin, en sécurité.

Vlad entra dans une rage incontrôlable. Les gens de la citadelle, pour qui il avait toujours été bon et juste, se mirent à le craindre alors qu’il errait dans les couloirs du château d’un pas dur et abrupte. Ils l’empêchèrent même de voir son fils. Mais c’était à peine s’il s’en rendait compte. La rage coulait dans ses veines tout aussi bien que le sang de ceux qui avait le malheur de se trouver sur son passage. Amis, ennemis, il ne savait guère plus faire la différence. Etait-ce cette nouvelle condition qui amplifiait ainsi tout ce qu’il ressentait ? Qui rendait la tristesse plus insupportable, la rage plus incontrôlable ? Il n’en était pas sûr. Aurait-il réagi moins fort s’il n’était pas devenu cette créature de la nuit ? Non non, certainement pas. Il aurait voulu faire payer. Payer si fort. Cela faisait plusieurs jours qu’il tournait tel un lion dans une cage. Ce don qu’on lui avait fait était devenu malédiction, comme il avait été prédit. Il avait changé pour protéger sa famille. Et il avait failli. Failli quand son épouse avait choisi la mort. Parce qu’il n’était pas rentré assez vite. Il venait de finir de se nourrir sur un jeune esclave, repoussa son corps, quand une pensée traversa son esprit aussi bien qu’un courant électrique qui n’existait pas encore. Il lui restait encore son fils à protéger. Son fils. Il releva la tête. Fils qui aurait eu besoin de lui, assurément, après la mort de sa mère. Mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait simplement pas. Pas le voir. C’était impossible. Il pourrait lui faire du mal. Sa décision était prise. Il appela la servante qui s’occupait de Mihnea, sans même prendre garde au corps du garçon toujours à ses pieds. Teresa, je veux que vous emmeniez Mihnea par le passage sous la montagne. Prenez avec vous autant de femmes que vous le trouvez nécessaire. Suffisamment de vivres pour tenir plusieurs jours. Emmenez-le loin. En sécurité.Bien, votre Altesse. La servante s’inclina et s’éclipsa précipitamment. Vlad, quant à lui, s’approcha de la large fenêtre et du balcon qui dominaient les armées ottomanes en contre-bas. Guidées par son propre frère. Vlad poussa un grognement, un rugissement qui résonna entre les murs du château avant de se jeter dans le vide. Il arriva en bas, amortissant le choc en pliant les genoux, sans aucune blessure. Les soldats affichèrent des mines choquées, face à ce Prince tombant du ciel et y survivant. Mais cette expression ne demeura pas bien longtemps sur leurs visages car Vlad s’élança sur chacun d’eux, tour à tour, prenant à peine le temps de goûter à leur sang, ne pensant juste qu’à tuer. Tuer. Encore et encore. Jusqu’au dernier. Pour donner du temps à Mihnea. Lui donner le temps de fuir. Loin. Très loin.

1476/1795 - Death is the worst ennemy of the heart (Citadelle de Poenari)
1795/1860 - You’ll see the new world (Nouvelle-Orléans)
1860/1887 - France is dying under iron and blood (Paris)
1887/1914 - When a jealous man destroys your story (London)
1914/1993 - No place like home (Citadelle de Poenari)
1993/1999 - A new life in London (London)

2000 – You want to ease your soul (Lyon)
La grande bataille à la citadelle de Poenari s’était déroulée en 1462. Vlad n’avait alors pas décimé toute l’armée, forcé de rejoindre un abri pour le lever du soleil. A son réveil, la nuit tombée, Vlad avait alors rejoint la Transylvanie, cherchant le conseil et l’aide de Matthias Corvin qui s’avéra rallier à Radu et qui le fit enfermer pendant douze ans dans les prisons de Buda, qui deviendra la grande et sublime Budapest. C’est en 1476 qu’il retourne enfin sur le trône de Valachie, à Bucarest. Pourtant ce règne est très bref, les Turcs le forçant une nouvelle fois à s’éclipser, à feindre sa propre mort pour être tranquille et retourner à Poenari, devenu cité fantôme. Pendant plus de 300 ans, il resta dans sa forteresse à faire le deuil de cette famille qu’il a perdue. A tenter d’accepter qu’il allait vivre une éternité sans eux, comme l’avait prédit la créature. Plusieurs fois, il a tenté de mettre fin à ses jours. Plusieurs fois, il s’est réfugié dans l’ombre salvatrice sans réussir à aller au bout de son acte. Il a appris, seul, reclus, à maîtriser sa nouvelle condition. A contrôler sa soif. A l’assouvir au bon moment et suffisamment. Les siècles se sont écoulés avec une lenteur extrême, chaque jour ressemblant à l’autre. Enfer de solitude. Puis, soudain, pour une raison ou une autre, Vlad décida d’aller explorer ce nouveau monde dans la merveilleuse cité de la Nouvelle-Orléans. Il y rencontra nombre d’êtres tels que lui, plus civilisés que ne l’était son créateur. D’autres vampires. Il resta un moment avec un couple de deux hommes et d’une petite fille, les fréquentant, à un moment et à un autre, trouvant leur compagnie agréable et rafraichissante. Puis il partit vers Paris, sur les traces de l’enfant et de son géniteur vampire, découvrant alors une toute autre civilisation vampire. A la fois plus grotesque et plus raffinée que ses compagnons d’infortune. Il assista de loin à leur histoire, à celle du monde, voyant la France s’éveiller sous l’âge industriel, en même temps que lui, les yeux ébahis devant l’Exposition Universelle. Puis la guerre a commencé à gronder, venant des pays plus à l’Est. Vlad pouvait sentir les tensions monter partout en France, en Europe. Lorsque le conflit s’embraserait, ça ne serait en rien comparable avec ceux qu’il avait vécus. Alors il rentra. Il se retira une nouvelle fois dans sa citadelle, loin du monde, jusqu’à ce que le monde ne s’apaise à nouveau.

Cela ne faisait que quelques mois que Vladimir Skender, comme s’était nommé depuis un peu plus d’un demi-siècle maintenant, était arrivé à Lyon. Depuis sa demeure située dans la cité de Londres, Vlad avait bâti son propre petit empire, réveillé par l’apaisement du monde, et le bouillonnement de la civilisation de nouveau en expansion. Guidé par un jeune homme, journaliste et clerc de notaire. Et par sa ravissante fiancée. Peut-être était-ce cela qui l’avait vraiment mené à Londres. La jeune, douce et jolie Mina Murray. Malgré ses liens avec le jeune Harker, Vlad ne put s’empêcher de la courtiser, tant elle lui rappelait sa défunte Ileana. Pourtant, au contraire du récit conté par Bram Stoker, l’histoire n’avait rien d’aussi néfaste pour les différentes parties. Peut-être simplement Harker, jaloux de la proximité entre Mina et Vlad, alla raconter son histoire, envenimée, à cet écrivain irlandais. Peu importait vraiment, en vérité. Car il n’y avait aucun avenir entre Mina et Vlad, sinon dans le sang. Mais jamais, ô grand jamais, il ne fit subir à Mina sa malédiction, son humanité, sa joie de vivre étant ce qu’il appréciait le plus chez elle. Ce fut néanmoins avec ses conseils avisés, sa force et bonté d’âme, et ses connaissances à la fois du monde et de la science, que Vlad but bâtir son petit empire sur l’Angleterre, basé sur l’or noir, le pétrole. Sa faculté à parler la langue orientale était bien évidemment d’une grande aide, sans oublier ce port altier, cette puissance qui se dégageait de sa personne.

Malgré tout, à la veille du nouveau millénaire, Vlad ressentait presque le besoin de s’échapper de la capitale britannique. Oh qu’il aimait l’éduction et la culture de ce peuple… mais la grande ville, ses gens toujours plus pressés, commençaient à le lasser. Il était certes plus facile d’y chasser, d’y trouver des proies qui ne manqueraient à personne… Mais il avait besoin de retrouver une certaine tranquillité. D’autant qu’il pouvait toujours diriger son empire de n’importe où dans le monde. Alors il décida de retourner en France. Il évita Paris, qu’il trouvait bien artificielle depuis qu’il l’avait connue autrefois, pour partir en province, retrouver les campagnes, si proches, à portée de mains. Lyon offrait néanmoins une densité de population assez confortable, pour chasser, pour s’occuper de ses affaires… même s’il avait fini par acheter une ancienne ferme en dehors de la ville, en plus de son logement luxueux et ancien dans le 5ème arrondissement..


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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:02

MON VLADOUDOU !

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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:04

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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:18

T'es TELLEMENT CREDIBLE avec ton titre lol!

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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:19

Je sais, je sais xD

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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:32

Grave au plagiat,,,, on enfile le plagiat !
Je croyais que tu craquais sur Zac Malala
Plus sérieusement je veux un lien entre lui et Nabelle !!

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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:36

Du plagiat ? Fin, Vlad, c'est Dracula, il a toujours été prince de Valachie xD même si j'avoue que c'est aussi le titre d'un autre vamp de notre connaissance, là, franchement, si on vient me faire chier pour ça, ça serait du foutage de gueule xD

Visiblement je suis plus dans le mood de ressortir d'anciens perso que d'en faire des nouveaux xD c'est à cause des séances papotage dans le noir avec Camcam Arrow

Oki pour le lien Smile

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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:38

Ahahahah les mauvais esprits sont toujours mauvais Razz

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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 11:38

@Vladimir Skender a écrit:
c'est à cause des séances papotage dans le noir avec Camcam Arrow



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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 12:55

ON A UN DRACULA!!! ON A UN DRACULA!!!

Tu es validé!

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MessageSujet: Re: Vladoudou, Prince of Valachya, is back   Mar 7 Aoû - 15:11


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