don't wanna feel u | irony
Hop hop, le rythme va à nouveau ralentir du côté des admin, petit rappel avec ce sujet :Ralentissement staffien

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 don't wanna feel u | irony

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Anthony J. Lownes
- Anthony J. Lownes -
Chasseur de monstres
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MessageSujet: don't wanna feel u | irony  don't wanna feel u | irony Time-m10Ven 27 Juil - 0:14


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et je suis là, accoudé à ce bar, à regarder les souvenirs flotter sous mes yeux embrumés. les paupières lourdes, les iris emplies de larmes, je tente de ne rien monter. puis tu es là. comme un ange dans un songe dont je ne vois pas la fin. tu me souris. je disparais

- Thème -


Le whisky avait une drôle de couleur dans le verre qui se balançait entre ses doigts. Les yeux dans le vide, Anthony semblait fixer le morceau de cristal si dur entre ses phalanges encore marquées des coups qu'il avait envoyé dans le visage de ce putain de vampire dont il s'était occupé la veille. Il n'avait pas frappé pour tuer cette fois. L'immortel lui avait servit de punching ball pour extérioriser les états d'âme du chasseur. Il ne retrouvait pas sa soeur et il ne pouvait s'empêcher de se retourner devant chaque mèches blondes, devant chaque rires qui ressemblaient trop. Il n'était que rage au début. Qu'envie de meurtres envers sa soeur. Puis le temps avait fait saigner ses blessures et il se rendait compte qu'elle lui manquait. Alors il la cherchait, sa rage en moins, ses sourires inversés en plus.

Il avait rejoint les quais, était monté sur une péniche et avait rejoint une soirée. Le thème était plutôt étrange, la musique était trop punchy pour le chasseur mais il avait besoin de se mettre la tête à l'envers, de tout oublier sans la moindre exception et de draguer la plus jolie gamine qui passerait à porter de son regard. La plus jolie.... ou la plus facile. Il avait envie de repartir avec une fille et de lui faire découvrir un nouveau monde jusqu'au bout de la nuit pour se lever à la tombée du lendemain. Anthony n'était pas au meilleure de sa forme et il le sentait jusqu'au bout de ses ongles. S'il avait toujours une arme sur lui, le gung était plus là pour faire joli que pour être utilisé. Mais le chasseur ne pouvait sortir sans avoir un revolver sur lui, sans la possibilité de faire exploser une boîte crânienne si un vampire aussi se présenter.

Accoudé au son bar, Anthony sentait les regards croisés d'un groupe de gamines posée sur son dos. Comment avaient-elles pu rentrer ici alors qu'elle avait l'air à peine majeures ? Il termina son verre d'un seul coup et sortir sur la terrasse improvisée fumer une cigarette. Si elles le voulaient, il était certain qu'elles viendraient l'aborder.... autrement.... il en trouverait bien une autre. De toute manière, il ne rentrerait pas seul. Hors de question. Plutôt crever.

Chose qui finirait par arriver vu les ombres qui flottaient sur la péniche ce soir. Une blonde l'aborda, lui arrachant un sourire alors qu'elle ne faisait pas parti du groupe des gamines. Elle avait besoin de feu et il lui donnerait avec plaisir. Tout comme il la suivit sur la piste de danse, offrant sensualité et allant même jusqu'à glisser sa main contre sa nuque. Ses cheveux étaient longs, si longs qu'il caressait la naissance de ses reins. Les lèvres finirent par se trouver. Jusqu'à ce que la musique change et que le démon s'installe dans la pièce comme s'il y était roi. Démon qu'Anthony n'avait pas encore vu. Toujours pas vu.


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MessageSujet: Re: don't wanna feel u | irony  don't wanna feel u | irony Time-m10Ven 27 Juil - 15:14

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« All I can say is if one was tea, the other coffee. If one was smoke, the other cigar. There is absolutely nothing in common between them except they both fought to win. »
Ses talons claquent contre le bitume des quais ; poursuivent leur cliquetis contre le bois de la péniche où mademoiselle fait une entrée fracassante. Ses courbes magnifiées par une robe noire en dévoilant sans doute un peu trop, les lignes graciles de ses guibolles effilées, le balancement hypnotiseur de ses hanches, l'aurore mutine germant au bord d'une lippe vermeille ; l'apparition est effrontée, provocante, augure de perdition que cent regards considèrent, fascinés, étouffés par la sauvagerie latente qu'une aura de danger sous-tend, la baignant d'un intriguant mystère. This woman is trouble, que crient toutes les consciences, tues à force de frivolités — que risque t-on, après tout ? Elle est panthère, élégante et leste - elle est fauve qu'on devine difficile à apprivoiser, mais trop subjuguant pour qu'on ne se lasse pas d'essayer. Ses griffes sont invisibles mais raclent les cœurs qu'elles meurent de lacérer, ses crocs s'étirent en sourires mais un rictus carnassier s'impatiente sous le vernis de candeur qu'ils dessinent.

Elle est le piège et l'appât.
Et personne n'y échappera.

Les premières notes d'une musique lascive accompagnent son pas sensuel, devancières des fièvres nocturnes qu'inspire et inspirera, même partie, la femme fatale qu'est Irène Beauregard. Déjà, quelques carcasses masculines se bousculent et, d'une œillade exhaustive, la diablesse devine qu'elle n'aura que l'embarras du choix - estime, sans en avoir l'air, le nombre d'hommes convenables dans la cohorte de testostérone qui défile devant ses yeux. L'un d'entre eux, le plus séduisant, sans doute - des siècles d'existence n'auront pas su venir à bout de son incurable superficialité - la raccompagnera chez lui, où elle se sustentera, gloutonne, de l'énergie enfantée du désir qu'elle aura estampé jusque dans ses os. Le temps suspendu à son arrivée reprend brutalement son cours lorsqu'un verre lui est proposé, secondé d'un sourire charmeur.  A n'en pas douter, elle ne repartirait pas seule ce soir. Les foudres de cavalières négligées grésillent dans son dos sans que la succube n'en prenne ombrage ; elle est reine, ici. Immortelle tentatrice clamant sans un mot l'hégémonie qu'imposent sa présence, son aura, son sourire, son insolente manie d'attirer la lumière tout en respirant le mal. Elle les éclipse toutes, astre rutilant sur l'éden obscur d'une nuit sans lune, incendie céleste qui ne brûle si bien qu'une fois le jour couché, lorsque sont à consumer tous les désirs qu'il engendre. Il n'y a pas de lumière plus attrayante que celle que font miroiter, perfides, les plus insondables ténèbres - celles qui grouillent sous un derme nacré, remuent aux tréfonds de deux iris huileux, se dissimulent au creux d'un sourire aguicheur. Elle est miel, ils sont abeilles. Elle est feu, ils sont papillons. Elle est le danger et ils sont accros à l'adrénaline ; impossible de résister, de résonner, de contrôler les ombres scélérates d'un subconscient qui murmure « cède ». Cède lui tout, tout ce que tu possède, tout ce que tu n'as pas et tout ce qui fait de toi, toi. Une lampée d'alcool, et déjà une dextre lui est offerte ; elle l'accepte, plante son verre entre les mains d'un homme lambda et fend la foule de danseurs. Ses mires brunies glissent sur une tignasse d'ébène, s'y attardent le temps d'une virevolte. Il y a quelque chose de familier, qu'elle néglige pour louvoyer entre les bras d'un beau brun.

La nuit est loin d'être finie, après tout.
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Anthony J. Lownes
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MessageSujet: Re: don't wanna feel u | irony  don't wanna feel u | irony Time-m10Sam 28 Juil - 11:38


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et je suis là, accoudé à ce bar, à regarder les souvenirs flotter sous mes yeux embrumés. les paupières lourdes, les iris emplies de larmes, je tente de ne rien monter. puis tu es là. comme un ange dans un songe dont je ne vois pas la fin. tu me souris. je disparais

- Thème -


Le démon avait un visage enjôleur, attirant, pénétrant. Anthony ne sent encore son souffle, occupé à embrasser la peau sucrée de la blonde dont il ne connaît pas même le prénom, obnubilé par cette séduction qu'il sait uniquement ludique. Il n'a plus besoin de chercher d'autres proies quand elle s'est offerte entre ses mains habiles. Il la ramènera chez lui ce soir, consciente d'un monde qu'ils dessineront de reins enflammées. Mais il avait oublié le feu qui roulait dans son basin. Il lève à peine les yeux le Chasseur. Et il croise un regard de braise, un corps souple enfoncé dans une robe suivant ses lignes si parfaites. Il la regarde, bloque un peu trop longtemps. Les caresses de la blonde, cette petite ligne qui s'inscrit sur son front alors qu'elle tente de rattraper son visage ne sont déjà que des ombres.

Elle, il la connaît.

Il ne la connaît que trop bien quand viennent hurler des souvenirs derrières son ouïe saturée. Il revoit l'appartement, les verres qui s'échangeaient, les pétards qui tournaient, silencieux. Il revoit les sourires, sa petite soeur qui discutait avec une inconnue puis lui, tombant sur un matelas improvisé de manteau, trop ivre. C'était ces souvenirs, tronqués alors qu'il se réveillait dans le plus grand silence à l'aube et que les corps n'étaient plus aussi flasques que la veille. Le sang partout vient taper à ses tempes comme un amant éconduit à la porte de sa dulcinée. Son coeur accélère, s'embrasse et s'enflamme alors qu'il la reconnaît.

Et le sang monte à ses lèvres alors qu'il abandonne la petite blonde qui aurait dû finir dans son lit ce soir.

Les plans ont changé et jamais l'arme contre les reins d'Anthony n'a paru si lourde. Cette garce, cette créature, il s'en souvenait. Il la revoyait virevolter, comme un papillon. Il se voyait engloutir un verre cul sec avant de s'approcher, son sourire en coin sur les lèvres, aussi séducteur que félin dans ses mouvements. Il se revoyait parler avec elle, croire réussir, se heurter à des sourires cajoleurs. Elle avait joué, il s'était juré d'une autre soirée. Après tout, elle ne pouvait qu'être une amie d'amie. Ce n'était que mensonges. Il ne se souvenait pas de son prénom mais elle ne faisait parti des corps exposés à l'aube. Il se souvenait d'avoir effleuré sa peau avant que sa mémoire ne s'enfuit. Tenter de se souvenir lui donnait mal à la tête.

Mais il s'approche.

Le chasseur n'a plus rien d'un prédateur alors qu'il se fraye un chemin entre les corps en sueur, entre les êtres contaminés par le doux fumet de l'alcool. Certain corps le touche, certaine mains tentent de le retenir dans des femmes bien plus aguicheuse que d'autres.

Il n'a d'yeux que pour elle.

Ses yeux bouffés de javel à la couleur si unique l'accroche alors qu'il se rapproche un peu plus et il prend son bras, l'arrachant à son cavalier de l'instant. Lui qui n'était là que pour se changer les idées retombe sur une terre qu'il n'aurait pas cru aussi changeante. Ses sourcils sont froncés, son visage n'a plus rien du charmeur. Nul place pour le sourire en coin et les mots doux. Cette femme était là ce fameux soir. En compagnie de celui qui les avait tous détruit. Anthony n'était que le seul survivant alors que sa soeur disparaissait et rejoignait les ténèbres. Il voulait savoir. Et cette prédatrice qui avait disparu en même temps que les ombres devait savoir plus de choses qu'il ne l'aurait cru aux premiers murmures.

Il l'attire à lui et son regard noir fait reculer le cavalier passager sans besoin d'en venir aux poings. Sa main se pose aux creux des reins, son bassin de rapproche. Le spectacle n'aurait promis que des amants, encore plus alors qu'il éloigne les cheveux pour s'approcher de la gorge de la belle. Ce n'est cette dernière qui l'attire. Il rêverait d'y planter un couteau, de la détruire comme elle avait certainement dû le faire. Anthony n'était pas idiot, juste bien trop impulsif. Et son esprit réfléchissait trop vite. Elle était en vie. Et si elle s'en était sortie, ce n'était à l'aide de beau sourire.

Ses lippes, taquines, s'approchent de son oreille, comme pour un baiser alors que tout dans les muscles tendus du brun prouve qu'il ne veut pas. Ô la créature est sublimée, tentatrice Lilith dont le parfum est identique à celui d'une plante vénéneuse. Mais Anthony a déjà succombé aux charmes de la succube et seule la colère parvient à le guider ce soir.

Qu'est ce que tu viens faire ici. Qu'il gronde, si bas que sa voix n'en devient qu'une basse, qu'un souffle d'animal enragé. Tu aurais dû être morte.

Il pourrait hurler et la viser de cette arme contre son dos en quelque seconde. Mais il y a trop d'innocents, trop d'âmes venues seulement s'enivrer du goût de la nuit. Alors il joue aux jeux de la tentatrice, y entrant trop profondément en prenant gare à ne pas laisser ses jambes se prendre dans la toile gluante de l'araignée. Il danse, suivant cette musique qu'il ne connaissait pas et qui s'est faites langoureuse dans son appel aux vices. Il ne tombera pas. Pas tant qu'il n'aurait compris.... puis détruit.

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MessageSujet: Re: don't wanna feel u | irony  don't wanna feel u | irony Time-m10Mar 31 Juil - 16:17

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« All I can say is if one was tea, the other coffee. If one was smoke, the other cigar. There is absolutely nothing in common between them except they both fought to win. »
Une poigne résolue l'arrache à son cavalier et, surprise, la demi-démone a à peine le temps de réprouver la fuite précipitée de ce dernier qu'elle se retrouve tout contre le torse d'un beau brun ténébreux. Une dextre habile glisse dans le creux de ses reins ; un contact que la succube savoure autant que la mécanique frigide de ce geste le lui permet, ses iris caféinés miroitant une gourmandise sans fin. La comédie a beau être crédible, elle n'en reste pas moins brodée pour l’œil du public plus que pour son bon plaisir ; elle qui habituellement respire le désir d'autrui le sent largement dépassé par les remugles d'une aigreur presque perceptible, d'une tempête exsudant du moindre de ses pores le fumet d'une rage difficilement contenue. Mais Irène a le don de faire de l'illusion une réalité, d’immiscer dans les cœurs gelés l'étincelle qui deviendra brasier. Et c'est avec malice qu'elle relève le défi que lui oppose cette bastide de glace et d'amertume ; qu'elle jure de déjouer la mort que lui promettent ces poings qui aujourd'hui l'enserrent pour leur apprendre à apprivoiser son corps, aduler le mal qui y dort. Gracieuse, elle glisse ses doigts contre la poitrine de son nouveau partenaire - ils y flânent lascivement, s'y attardent plus qu'il n'est nécessaire, longent son échine pour finalement ceindre son épaule, serres avides d'enfin posséder la chair qu'elles tâtent avec langueur. Levant ses mires hâlées vers celles, délicieusement glaciales, de son cavalier, Irène a un sentiment de déjà-vu. A l'inexpressif faciès se superposent un sourire en coin, des yeux d'un cobalt rieur, irisé d'ivresses téméraires. Entre deux virevoltes, un jeu de séduction inachevé, quelques illusions disséminées entre deux battements de cils et un massacre en bonne et due forme. Bien sûr. C'était lui, huit années plus tôt. Lui qui lui susurrait des mots doux de ces mêmes lippes qui désormais effleurent son lobe, mutines - c'est sans doute tout ce qu'il lui offrira de sensuel, ce soir ; aussi la brunette profite t-elle de cet instant où lui est concédé plus qu'une carcasse indifférente à ses charmes. « qu'est ce que tu viens faire ici ? tu aurais dû être morte » la brune dodeline de la tête, amusée - esquisse un sourire innocent, comme quémandant l'indulgence de cet homme torturé. « oups ? » minaude t-elle, un brin railleuse. S'il reste en lui quelque chose du séducteur qui lui fit face autrefois, ce n'est pas cette facette là qu'il lui dédiera ; devant elle ne se dresse qu'un amas de blessures ouvertes, d'insatiables colères acculées contre l'armature osseuse d'un simple mortel.  Et entre ses bras, voilà qu'il tient l'auteur de sa tragédie, celle-là même qui ôta de ses tendres iris l'innocence qui y brillait lorsqu'il ne voyait du monde que ce qu'il ne voulait en voir. Elle avait ouvert la porte sur des ténèbres qu'il ne soupçonnait même pas, Irène, et ne s'en était jamais repentie - l'avait oublié, comme l'on oublie l'existence d'un insecte sitôt qu'on l'écrase. « huit ans de plus, et toujours aux mêmes soirées. à croire que tu n'as pas retenu la leçon » Elle n'a pas besoin de feindre, Irène. Elle devine qu'il l'a reconnue, que la rage qui dévore ses opales lui est toute dévouée. Tant mieux. Que ce soit en la désirant ou en la haïssant, le résultat reste le même ; elle est là, magnétisant la moindre de ses pensées, envoûtant son esprit sans même avoir à lever le petit doigt pour ce faire. C'est en mesurant la haine qu'il déverse d'un long regard assoiffé de vengeance qu'elle s'avise de l'emprise qu'il lui offre, bien malgré lui. Et lorsqu'elle louvoie à ses côtés et plonge son indéfinissable regard dans le sien, il n'y pourrait déceler qu'une absolue confiance. En son pouvoir à elle ; en sa faiblesse, à lui. Il ne la tuerait pas. « déride-toi un peu, on croirait presque que tu as envie de tuer quelqu'un » qu'elle souffle tout contre ses lèvres, pressant son corps contre le sien, tendu à souhait. Elle sait que le peu de distance entre leurs deux carcasses déjà atrocement proches lui est insupportable ; l'étrécit avec d'autant plus de plaisir qu'il ne fera rien pour l'en empêcher. Coincé entre l'impossibilité d'en venir à l'attaquer dans un lieu aussi bondé et la tenace envie de voir s'éteindre aux tréfonds de ces sentinelles rieuses l'étincelle de vie qui y persiste, il n'a pas d'autre choix que de la laisser mener la danse.

Pour le meilleur ou pour le pire.
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Anthony J. Lownes
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MessageSujet: Re: don't wanna feel u | irony  don't wanna feel u | irony Time-m10Ven 21 Sep - 20:13


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et je suis là, accoudé à ce bar, à regarder les souvenirs flotter sous mes yeux embrumés. les paupières lourdes, les iris emplies de larmes, je tente de ne rien monter. puis tu es là. comme un ange dans un songe dont je ne vois pas la fin. tu me souris. je disparais

- Thème -


Oups. Alors juste ça. Un soupire, presque un rire alors qu'elle a détruit sa vie, qu'elle a envoyé volé en un simple bruissement de jupon ce qu'Anthony avait mis si longtemps a essayé de faire naitre. Lui, le solitaire au corps pourtant entouré de gamines s'étaient fait des amis qui avaient été déchiqueté entre les crocs du sang qu'elle avait fait coulé. Elle ou l'imbécile qui l'avait si bien accompagné, ce même vampire qu'il avait fait retourner aux cendres qu'il n'aurait jamais dû quitter. Le chasseur a le visage dur, tuant de l'oeuf idée folle de sourire et de charme. Ô la belle lui avait plus. Lui aurait plus. Mais les vérités lui arrachaient ses envies de mots doux. Il ne rêvait que d'enfoncer dans cette poitrine un pieu qui lui arracherait son dernier souffle. Cette même poitrine qu'il aurait pu caresser de doigts interrogatifs, d'envies subtiles. Les souffles auraient été soupirs, bien différents.  Mais le désir se meurt alors qu'elle se joue de lui.

Il n'a pas la tête à des parties d'échecs indéfinissables.

Il grogne contre la peau qui se presse à lui, feule aux mots qu'elle murmure. Cette nuit n'a rien à voir avec les anciennes. Il n'a rien à voir avec ce qu'il fut. Et s'il est toujours aussi faible, ce n'est que pour mieux devenir un roc lorsqu'il tient entre ses doigts les terribles succubes aux crocs glacés. Anthony n'est pas fort, il le sait. Il n'est qu'un chasseur sans l'ombre de la puissance des Tueuses. Mais il s'en fiche, il veut du sang et des marbres brisés. Ce soir il ne pourra pourtant pas. IL n'a une fois de plus pas réfléchit, bondissant sur sa démone sans réfléchir. La vampire est une aberration qu'il devrait détruire et il a envoyé aux orties sa couverture. Imbécile. Crétin serait un terme qui lui sierrait mieux mais qu'il ne peut entendre.

Alors il la laisse mener la danse.

Pour mieux bruler à son contact, frémir à ses lèvres trop proches. Oh notre chasseur ne veut rien en montrer. Mais la belle l'avait autrefois si bien séduit qu'il mentirait en disant qu'il n'entends pas son coeur s'emballer à ce corps trop proche. Il hait les réactions de son derme et de ses pulsions. Elle mérite de mourir sous des coups de feu et non de reins. Mais son esprit s'enflamme.

Il la repousse brutalement.

Trop faible petit Anthony.

Il y a trop de monde mais je ne te conseille pas de te retrouver seule.  qu'il gronde, trop de menace dans sa voix et dans ses yeux. Le bleu est devenu de glace, détruit par les souvenirs. Une glace qu'un rien pourrait briser. Elle parle trop bien. Elle mord et offre son venin comme autant de bonbon distribué par un enfant.

Alors Anthony s'enfuit, sort de l'espace puant les hormones, bondit sur la terrasse, observe le Rhône et les poissons chats qui osent montrer le bout de leur nez. Il s'offre une cigarette, s'arrête sur la flamme qui fait rougeoyer son visage et allume le cone de poison. Son coeur bat trop vite, ses mains tremblent. Dans l'ombre, un couple s'embrasse, trop bruyamment pour l'ouïe entraînée du chasseur. Il garde le silence. Non pas tout de suite. Juste fermer les yeux. Attendre. Espérer que le calme dur. L'air est frais, enfin. Il n'en a que trop besoin alors que le monstre qui hante les nuits se trouvent si proches, juste derrière une vitre fumée à chasser pour ses appétits gargantuesques.  Il ne sauvera personne ce soir. Il se sauvera seulement.


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MessageSujet: Re: don't wanna feel u | irony  don't wanna feel u | irony Time-m10Mer 23 Jan - 22:58

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irène & anthony

« All I can say is if one was tea, the other coffee. If one was smoke, the other cigar. There is absolutely nothing in common between them except they both fought to win. »
Qu'il abhorre l'intimité qu'elle a instauré tyranniquement, lascive vipère assurant son étreinte sans délicatesse, mais avec élégance. Elle n'est pas femme entre ses bras ; ce sont les fantômes du passé qu'il fait valser, la peinture cramoisie d'un souvenir qu'il redessine sur un portrait trop enchanteur pour être honnête — chaque seconde damne, consume, enflamme. Et il est incapable de feindre, de dissimuler derrière un masque, un sourire, une apparence. Sa colère reflue au bord de ses glaciers incendiaires, menace de l'engloutir toute entière si seulement elle pouvait ; si seulement ce frénétique désir de vengeance était capable de la faire disparaître de lui-même, la soustraire à ce regard hanté, plein de rancunes insatisfaites. Mais Irène est toujours là, avec ses manières frivoles, son sourire libertin, ses iris luisant de convoitise. Elle est toujours contre lui, sa peau contre la sienne, sa dextre contre sa nuque, luxure contre furie. Et il ne supporte pas ça, Anthony.

La perte de contrôle.
La fièvre du désir, et celle des représailles.

Dans la brutalité du corps qu'il déleste de ses serres, elle perçoit la rage, l'impuissance, l'effroi d'une tentation qui fissure ses digues. La menace grondée entre deux lippes n'en est que plus dérisoire ; comment pourrait-il, lui, espérer ne serait-ce qu'inquiéter une demi-démone maîtrisant l'art de survivre mieux que quiconque alors même qu'il n'est pas certain de le vouloir ? Aussi, elle glousse, Irène, balaie son défi d'un sourire présomptueux « pourquoi ? je ne vois rien de particulièrement menaçant à l'horizon  » nargue t-elle, tout en mimant chercher quelque chose — ou quelqu'un — du regard. Mais Lownes se tire sans crier gare, et la succube roule des yeux. Pitoyable, vraiment. Se réfugier dans le nombre, disparaître dans la masse, espérer que les mots aient porté juste, tout en sachant qu'ils n'auront jamais l'effet escompté. Tout au plus, ils auront régalé son appétit pour l'intarissable comédie de l'audace humaine. Une audace vaine, arrogante, stupide, une audace qui fut l'encre de bien des dernières paroles, le frugal testament d'hommes trop téméraires pour être prudents. Et force était de constater que les siècles n'enlevaient rien aux mécanismes querelleurs qui présidaient ces derniers ; lui l'a menacée avec aplomb, tout en sachant que d'eux deux, elle était la menace. Que d'eux deux, elle aurait le dessus, toujours. L'orgueil est mauvais guide, mais ses directions truquées sont tout ce qu'il peut suivre ; alors Anthony s'enlise, s'acharne à ne pas abdiquer au monstre le savoir qu'il a gagné avant même d'avoir combattu, à lui arracher ces lauriers écarlates qu'il porte fièrement au front. Démarche vaine contre les siècles d'omnipotence qu'une raclure de son espèce sait posséder sur l'être inférieur qu'est l'homme.

Épanchant sa soif de quelques cocktails rapidement liquidés, la diablesse gravit lestement les marches menant à la terrasse où elle devine qu'il l'attendra. Il n'est pas difficile de le repérer ; l'euphorie de la soirée l'encercle sans l'atteindre, vaincue par sa mélancolie patente. Louvoyant en silence jusqu'à la rambarde où le brun épanche les malheurs de sa triste existence, Irène s'installe à ses côtés et, aussitôt, lui vole la clope gisant entre ses crocs pour en tirer une taffe langoureuse — baiser qu'elle lui aurait volé, l'insolente. « avant, tu savais t'amuser » soupire t-elle, décriant la morosité de son compère. Il est bien homme, à s'appesantir sur sa tragédie d'existence, à se noyer moins dans l'alcool que dans les vains regrets qui rongent son temps avec appétit. Que ne saisit-il pas la main qu'elle lui tend, qui prendrait plaisir à balayer la solitude mordante qu'il cherche au milieu de la foule, à l'orée de cette parodie d'asile où résonne sourdement le tollé des dissolutions humaines. « je comprends, tu sais. ta vie n'est qu'un interminable défilé de drames. c'est tragique. » constate t-elle, nuançant un ton habituellement désinvolte de compassion — hypocrite à souhait. « mais tu sais ce qui est encore plus tragique ? » sa question n'attend pas de réponse ; c'est la sienne qui germe sur ses lippes, mortellement dramatique. « l'ennui. et je m'ennuie terriblement, là » parce que tu ne joues pas avec moi, Anthony. Son inaction l'agace ; son silence tout autant. Alors, glissant une dextre perfide sur son avant-bras, elle se penche vers lui jusqu'à ce que ses lèvres effleurent son oreille : « divertis-moi, anthony ».
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Anthony J. Lownes
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MessageSujet: Re: don't wanna feel u | irony  don't wanna feel u | irony Time-m10Sam 26 Jan - 16:28


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et je suis là, accoudé à ce bar, à regarder les souvenirs flotter sous mes yeux embrumés. les paupières lourdes, les iris emplies de larmes, je tente de ne rien monter. puis tu es là. comme un ange dans un songe dont je ne vois pas la fin. tu me souris. je disparais

- Thème -


Comment fais-tu ? Elle joue avec lui comme s'il n'était qu'un adolescent découvrant le monde. Il n'a fallu que quelque secondes. Qu'une micro minutes pour qu'il perde tous les reperds qu'il a crée. Qu'un instant pour que son odeur envahisse son âme et qu'il perde le contrôle. Quelques petites phrases pour que le venin s'enfonce dans ses veines et détruise tout sur son passage. Les mains du chasseur se resserrent contre la rambarde, à s'en faire mal. Les phalanges blanchissent et son souffle, dans l'air glacé, lui arrache la gorge.

La péniche ne bouge pas, morceau de métal flottant sur le Rhône, réverbérant les lumières. Anthony ferme les yeux, tentant d'oublier l'odeur qu'il sait couvrir sa peau. Lyon était une grande ville, une si immense ville. Il cherchait depuis des années sa soeur sans parvenir à mettre la main dessus et voilà que celle qu'il honnissait de tout son coeur, qu'il aurait préféré fuir plutôt que d'affronter le retrouvait avec une facilité déconcertante. Le chasseur n'était pas doué pour se cacher. S'il s'amusait des ombres, se glissant avec elles, il savait parfaitement que la lumière finissait toujours pas dévoiler sa présence. Trop grande gueule, trop rieur, trop chieur... Il soupira, une fois de plus, incapable de calmer les battements frénétiques de son coeur. A en avoir mal. Il éprouvait des choses bien trop contradictoire, bien trop complexe pour celui qui n'aimait écouter des sentiments qu'il n'éprouvait pas. Il s'était fait de givre. Alors pourquoi cette créature, qu'il aurait dû tuer à le seconde où il l'avait croisé était capable de faire fondre, d'un sourire ou d'un mouvement de ses reins, ce qu'il avait essayé de garder aussi dur que l'acier ?

 Le couple, derrière lui, commençait à l'agacer. Le bruit humide de leurs baisers vrillaient sa tête et il fini par leur beugler de dégager ce qu'ils firent sur un éclat de rire complices. Le chasseur sera les dents, sa rage teintant dans ses os.

Mais la solitude ne l'accompagne qu'un trop vain instant alors qu'elle apparaît. Il n'a pas besoin de la voir pour sentir sa présence, pour entendre son pas feutré. Elle n'a été qu'une bride dans son existence, que quelque heure d'une soirée où il était encore trop jeune et avait déjà bien trop d'alcool dans les veines. Elle ne le laissa pas s'enfuir aussi facilement qu'il le désire. Non elle est là, le regarde et elle le transperce de l'onyx de ses iris. Il ne se retourne pas, ne lui offre pas un regard, pas même lorsqu'elle lui vole sa cigarette ou se met à lui parler, de son timbre de voix qu'il préférerait tuer sur le champs. Oh elle tape vif et bien la garce mais Anthony n'est pas d'humeur à ce jeu dans lequel elle l’entraîne. Il se laisse porter par les quelques pas de danse qu'elle esquisse, évite une seconde le gouffre avant de finir par tourner ses yeux jusqu'à elle. Si belle plante vénéneuse. Tout, jusqu'à son parfum est mortel pour le coeur du chasseur qu'il sent déjà fondre, une fois de plus. Comment a-t-elle fait ? Ses pouvoirs ne sont pas ceux d'un vampire et Anthony s’imagine déjà d'autre magie pour qu'il puisse sombrer si vite, incapable de remettre en question la glace trop fragile qui le compose.

Je ne suis pas ton chien de compagnie Irène ou je ne sais comment tu peux te faire appeler maintenant. gronde-t-il.

Son visage, dur comme le granite, se tourne vers l'intrigante alors qu'il récupère sa cigarette. Il sait le poisson qu'elle a laissé sur le tube, que son rouge a changé mais il fume tout en enfonçant ses perles d'azurs dans le noir le plus profond. Sa mâchoire se serre, une seconde avant qu'il n'ajoute, soufflant la fumée au visage de l'immortelle tueuse.

Je n'ai jamais su m'amuser avec toi. Peut-être que tu devrais revoir ta manière de rire en compagnie des mortels. Tuer leur proche ne les fait que trop rarement rire aux éclats.

Anthony jette alors sa cigarette à l'eau, consentant la totalité de son attention sur cette sorcière qu'il a bien l’intention de faire disparaître de sa vie pour de bon. Mais Irène semble s'accrocher, s'amuser de cette détresse que personne ne voient, de cette mélancolie qui lui colle au corps comme une seconde peau dont il aimerait se débarrasser. Depuis le temps qu't'écume cette terre t'as pas trouvé d'autre pauvre petit mortel à faire chier ? Autre que moi de préférence. Je n'ai pas de temps à perdre avec quelqu'un qui m'a volé tout ce que j'avais. Et qui l'avait transformé en ce chasseur dangereux qu'il était maintenant; Irène avait rajouté du piquant à sa vie de gamin trop gâté, offert des entraînements sans fin et des couleurs à un patchwork qui aurait été pour l'éternité gris. Mais jamais Anthony ne la remerciant, ne l'admettrait. Lou avait disparu et les quelque rares proches qu'il avait laissé l'approché étaient maintenant retourné à la poussière. C'était elle qui avait crée à la solitude du brun. Elle et personne d'autre.

Poets of the Fall - Love Will Come to You
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